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Chronique des matières premières

La revanche du café arabica

Audio 01:37
Des baies rouges de café sur un lit de graines de café arabica.
Des baies rouges de café sur un lit de graines de café arabica. Getty Images/Creativ Studio Heinemann

Les cours de l'arabica ont connu un très fort rebond la semaine dernière.

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C'est peut-être un tournant sur le marché de l'arabica. Les cours ont repris 23 % depuis le mois de novembre, où ils avaient atteint leur plus bas niveau depuis sept ans. On pensait que la planète allait encore crouler sous les grains de sucre et de café cette année, mais il n'est plus aussi certain que le Brésil, premier fournisseur de ces deux produits au monde, donne les récoltes record que l'on prévoyait. Les pluies se font attendre en particulier dans les régions caféières de São Paulo et de Minas Gerais ; au pire moment: les caféiers sont pleins de fruits - les cerises de café -, mais ils pourraient tomber au sol par manque d'eau.

Le Brésil, c'est un tiers de la production mondiale, c'est pourquoi les marchés du café se sont réveillés de leur torpeur et très brutalement la semaine dernière : les cours ont gagné 9,5 % en cinq jours. Autre inquiétude pour les marchés, l'arabica lavé de Colombie, le « nec plus ultra », ne sort pas du pays, les producteurs colombiens refusent de vendre tant que le gouvernement ne leur aura pas détaillé le montant des subventions auxquelles ils auront droit encore cette année, après trois années difficiles. Cette rétention soutient également les cours.

L'arabica prend sa revanche, doucement mais sûrement. Délaissé au profit du robusta au début de la décennie parce qu'il avait atteint des niveaux de prix trop élevés, l'arabica est à nouveau très abondant depuis deux ans, il a vu ses prix plonger, et du coup il retrouve la faveur des torréfacteurs en Europe et aux Etats-Unis. L'écart de prix s'est tellement réduit avec le robusta vietnamien, plus corsé et habituellement beaucoup moins cher, qu'il est redevenu très intéressant pour les torréfacteurs de réintégrer l'arabica plus doux et plus noble dans leur mélange, la « tasse ». Et ce, sans se ruiner ! Cette nouvelle vogue de l'arabica pourrait contribuer à résorber les stocks plus vite que prévu.

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