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Chronique des matières premières

Les petits agriculteurs du Sud produisent aussi de l'énergie

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Culture de jatropha dans le village de Gomore, au Burkina Faso.
Culture de jatropha dans le village de Gomore, au Burkina Faso. AFP/Issouf Sanogo

Les petits agriculteurs du Sud produisent de l'énergie pour conditionner les denrées et varier leurs débouchés.

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Au Sud, les petits agriculteurs produisent aussi de l'énergie. Une énergie indispensable s'ils veulent pomper l'eau pour irriguer - et ainsi augmenter leurs rendements. Une énergie indispensable pour sécher correctement le riz et éviter qu'il pourrisse à la saison des pluies, pour créer du froid s'ils veulent conserver le lait et la viande.

En l'absence de réseau électrique digne de ce nom et de demande solvable pour payer ce courant, plusieurs pistes s'offrent à eux, en dehors des générateurs. L'utilisation des déchets agricoles en est une. Dès qu'il y a au moins deux récoltes de riz dans l'année, les rizeries les plus petites d'Asie ou de Madagascar brûlent les balles de riz pour faire fonctionner les séchoirs. Dans la Grande Ile de l'océan Indien, on extrait l'artemisia pour la pharmacie grâce à l'énergie tirée de la combustion des déchets de la plante.

Les plantations spécifiques se développent aussi. Si le jatropha n'est pas la panacée que l'on croyait - il ne produit quasiment pas de graines sur les sols désertiques -, l'expérience se poursuit au sud du Mali et du Burkina Faso, bien arrosés, en association avec le tournesol et aux côtés des productions vivrières. Les petits agriculteurs ont plusieurs débouchés : l'huile alimentaire ou les biocarburants, selon l'évolution des prix de vente.
Au Sud, l'opposition entre production alimentaire et production énergétique n'a pas lieu d'être, estiment deux experts du Cirad, Laurent Gazull et Philippe Girard.
Enfin il y a les plantations forestières. L'eucalyptus existe depuis des décennies, de l'Ethiopie à Madagascar pour faire du charbon de bois et il connaît un regain d'intérêt en RDC et au Congo. Au Guatemala, il remplace la bagasse, le déchet de la canne à sucre, dans les chaudières, en dehors de la saison sucrière.
Enfin l'acacia, déjà cultivé de façon industrielle dans les deux Congo, revient en vogue dans l'agriculture familiale. Brûlé, il produit de l'énergie et il a l'avantage d'améliorer la qualité des sols, en y fixant l'azote.

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