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Aujourd'hui l'économie

L’escalade militaire en Ukraine pourrait coûter cher à la Russie

Audio 03:49
Vladimir Poutine le 26 février 2014.
Vladimir Poutine le 26 février 2014. REUTERS/Mihail Metzel/RIA Novosti/Kremlin

La Russie, à la manœuvre militaire en Crimée, pourrait bien faire les frais de cet activisme. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry évoque un éventuel isolement économique. Une option qui pourrait coûter cher à la Russie.

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Sur le marché des changes comme à la bourse moscovite, c'était le sauve-qui-peut général ce matin. La bourse a perdu 10% de sa valeur dans la matinée. Quant au rouble, déjà sur la pente descendante la semaine dernière, il a accéléré sa chute. Vendredi, les investisseurs ont pris peur à cause de la forte exposition des banques russes à la dette ukrainienne, mais aujourd'hui c'est le brut des bottes qui les effraie.

Pour calmer le jeu sur le marché des changes, la Banque centrale a relevé son taux directeur, de 5 à 7% ce matin, juste avant l'ouverture des marchés. Une mesure exceptionnelle, prise pour endiguer la chute, mais sans grand effet. La devise russe a poursuivi sa dégringolade. Il faut maintenant plus de 50 roubles pour acheter un euro, c'est un record absolu.

La perspective des sanctions économiques occidentales a provoqué la panique des investisseurs ?

Moscou pourrait endurer un isolement économique, a affirmé hier le secrétaire d'Etat américain John Kerry, si les troupes russes ne sont pas retirées de Crimée. Voilà la déclaration qui a provoqué la débandade des marchés russes. La mondialisation a rendu l'économie russe beaucoup plus dépendante de l'extérieur. Exemple: les produits occidentaux d'importation dont la classe moyenne russe est si friande. Par ailleurs, sans capitaux étrangers, Moscou aura du mal à développer son industrie.

L'entreprise qui incarne le mieux cette dépendance accrue à l'égard de l'Ouest, c'est Gazprom. Le géant gazier est le principal fournisseur de l'Ukraine, mais aussi de l'Europe. Avec Kiev, il a beau jeu de menacer de fermer le robinet si les ardoises ne sont pas réglées, mais avec ses clients européens, c'est plus compliqué de manier le bâton. L'Europe de l'Ouest lui fournit la moitié de ses revenus. C'est ce qui permet d'équilibrer les comptes du mastodonte.

Les Européens pourraient-ils boycotter le gaz russe ?

C'est une option peu crédible, selon les experts du marché gazier, car elle pénaliserait autant le client que le fournisseur. L'Allemagne, le poids lourd économique de l'Union, dépend trop du gaz russe pour s'en passer. C'est aussi le pari du kremlin. Mais d'autres armes sont aux mains des Européens et des Américains. Le boycott du G8 de Sotchi au mois de juin fait partie des mesures de rétorsion envisagées. Ce serait un camouflet diplomatique pour Vladimir Poutine, mais aussi un sérieux revers économique pour la station balnéaire.

Ceux qui ont injecté 50 milliards de dollars dans Sotchi pour en faire l'hôte des Jeux olympiques d'hiver attendent un retour d'investissement, qui passe par une notoriété accrue pour attirer congrès et manifestations internationales. Enfin, avant même qu'une sanction ne soit prononcée, l'économie russe va déjà pâtir des décisions de ses propres dirigeants. La hausse des taux d'intérêt annoncée ce matin est un sérieux coup de frein à l'activité, la Russie qui était déjà au ralenti, n'en avait pas besoin.

La production des usines chinoises a encore faibli en février

Selon la banque HSBC, c'est plus forte contraction de l'activité manufacturière depuis 7 mois. Le Nouvel An chinois explique en partie cette baisse de régime. Mais pas seulement. Elle doit beaucoup à la mise en sourdine de l'assouplissement monétaire de la Rréserve fédérale. Le resserrement du crédit pénalise et pénalisera encore les exportations chinoises.

L'économie italienne toujours en récession

L'austérité mise en place pour sortir de la crise de la dette continue à peser sur la consommation des ménages, d'où la contraction de l'économie : -1,8% en 2013 selon les chiffres publiés aujourd'hui par l'Isat, l'institut national des statistiques. Le déficit public est contenu dans la limite des 3% du produit intérieur brut

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