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Nouvelles technologies

L’Internet indestructible du Japon

Audio 02:07
Le tsunami a détruit beaucoup d'infrastructures nécessaires au fonctionnement de l’internet local. 18 centraux téléphoniques de NTT ont disparu,  65 000 poteaux, 1,5 million de lignes fixes et 6300 km de câbles.  Photo : Passage du tsunami le 11/03/2011.
Le tsunami a détruit beaucoup d'infrastructures nécessaires au fonctionnement de l’internet local. 18 centraux téléphoniques de NTT ont disparu, 65 000 poteaux, 1,5 million de lignes fixes et 6300 km de câbles. Photo : Passage du tsunami le 11/03/2011. Reuters/Kyodo

Le séisme qui a cruellement touché le Japon en mars 2011 a gravement endommagé les infrastructures de télécommunications et le réseau internet de l’archipel. Un mathématicien japonais vient de concevoir une méthode pour que ce réseau, considéré à tort comme indestructible, survive à un tremblement de terre.

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Selon la légende, le Net a été inventé pour que des militaires, même sous un déluge de bombes atomiques, continuent à répondre aux courriels de leurs supérieurs. Tout ceci est faux, voici sa véritable histoire. Tout commence avec Arpanet en 1967, l’ancêtre d’Internet n’est pas une commande des militaires, mais bien une idée des scientifiques américains de l’époque, en réaction aux agaçants « bips bip » du Spoutnik, le premier satellite artificiel de la Terre, lancé en 1957 par l'URSS qui narguait les États-Unis.

Contrairement à la légende, Arpanet rebaptisé ensuite Internet, a toujours été entre les mains des scientifiques, il n’a pas, non plus, été conçu pour résister à une éventuelle attaque nucléaire. Surtout, il n’est pas indestructible, comme l’a prouvé le séisme dramatique survenu au Japon, le 11 mars 2011. Le tsunami a détruit sur son passage bon nombre des infrastructures nécessaires au fonctionnement de l’internet local. Selon les données des opérateurs nippons, 18 centraux téléphoniques de NTT ont disparu, ainsi que 65 000 poteaux, 1,5 million de lignes fixes et 6 300 kilomètres de câbles.

À Tokyo, le professeur Hiroshi Saito, dans les laboratoires de l’opérateur NTT, a trouvé une méthode de calcul pour agencer les infrastructures sensibles d’un réseau dans une région où les cataclysmes sont récurrents. Le chercheur a utilisé les mathématiques complexes de la géométrie intégrale, et établit plusieurs règles facilement applicables aux infrastructures déjà existantes dans le pays. Par exemple, si les points de connexion, autrement appelés les nœuds du réseau, croisent des routes, le tracé de la voirie présente obligatoirement des zigzags. Les calculs du professeur révèlent que, plus, ces zigzags sont courts, moins, le réseau a de chance de se situer sur une zone impactée par de fortes destructions. « C'est un premier pas vers une gestion préventive et un internet réellement indestructible » a estimé le chercheur, qui a testé toutes ses règles théoriques sur un supercalculateur intégrant les données des anciens séismes du Japon. Protéger le réseau des catastrophes c’est bien, le mieux serait de ne pas les subir, admet toutefois le mathématicien qui, en revanche, n’a trouvé aucune méthode pour empêcher la terre de trembler dans cette région du monde.

Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

 

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