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Nouvelles technologies

Pokiwa, les insectes générateurs de courant

Audio 02:03
Une nouvelle source d'énergie créée par les insectes.
Une nouvelle source d'énergie créée par les insectes. www.youtube.com

L’énergie du futur était le thème de la 4e édition du Prix ArtScience qui récompense des projets de collégiens ou d’étudiants issus de prestigieuses écoles d’ingénieurs et de design. L’équipe du projet Pokiwa a été primée pour son procédé qui transforme en énergie les ondes sonores émises par les insectes. Le dispositif sera déployé dans les favelas de Manaus au Brésil, au cœur de la forêt amazonienne.

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Tous les objets high-tech, l’électroménager, les lampes que nous utilisons quotidiennement sont de véritables gouffres à énergie. Le numérique représentera, à lui seul en 2020, près de 4% des émissions de gaz à effet de serre. Pourrions-nous au moins produire proprement l’électricité nécessaire à tout cet appareillage électronique énergivore ? C’était le thème de la 4e édition du Prix ArtScience, créé par l’Université Harvard aux Etats-Unis, qui récompense des projets de collégiens ou d’étudiants issus de grandes écoles d’ingénieurs et de design de onze villes du monde.

L’équipe du projet Pokiwa, imaginé par cinq étudiants de l’Institut français du design Strate College et de l’école Télécom Paris Tech, a présenté un procédé qui a la particularité de capter l’énergie dépensée par les insectes dans leur milieu naturel.
Cette ressource est inépuisable, sur la planète on estime qu’il existe 139 millions d'insectes pour chaque être humain, et on en dénombre 6 700 par m2 sur Terre. Les bourdonnements et les chants des insectes sont loin d’être négligeables : le bruit d’un grillon, par exemple, monte jusqu'à 100 décibels et les capteurs actuels produisent efficacement de l'énergie à partir de 60.

Le dispositif Pokiwa, mobile et modulable, se présente sous la forme d’une herse qui, une fois dépliée, ressemble à un parterre de fleurs artificielles. Ces plantes high-tech sont en fait des capteurs qui récupèrent à la fois l'énergie sonore émise par les insectes ainsi qu'une partie de l’énergie cinétique occasionnée par leur déplacement, mais sans les enfermer, les exploiter, ni les perturber dans leur environnement naturel. Chaque fleur artificielle comprend un micro dynamique à induction magnétique servant à prélever les vibrations sonores. Le système intègre des générateurs piézoélectriques qui convertissent en électricité le mouvement de la fleur au passage des insectes. Le dispositif permettrait de recharger, selon ses inventeurs, un téléphone portable ou d'alimenter une petite source lumineuse.

Les cinq jeunes ingénieurs comptent, après des tests dans le sud de la France, déployer leur procédé au Brésil à proximité de la ville de Manaus, et offrir ainsi de l'éclairage aux populations des favelas qui vivent dans cette île de béton perdue au cœur de la forêt amazonienne.

Que la lumière soit, et elle le sera en effet, grâce aux insectes générateurs de courant de Pokiwa. Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

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