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Nouvelles technologies

Les « Sky Tran », successeurs de l’automobile

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Explication du projet en images de synthèses
Explication du projet en images de synthèses SkyTran

Le projet « Sky Tran » promet de réduire la pollution atmosphérique en bannissant des mégalopoles les automobiles. Ces véhicules futuristes en forme de nacelles issus de l’ingénierie spatiale et imaginés par la Nasa, sont l'hybridation de la voiture personnelle et du transport en commun, se déplaceront grâce à lévitation magnétique, sur des routes aériennes autoguidées.

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Selon l’Organisation mondiale de la santé, sept millions de personnes sont mortes à cause de la pollution de l'air en 2012. Sur la planète, plus de la moitié de l’humanité vit désormais en ville. Aux émissions de polluants crachées par les industries, s’ajoutent celles des activités humaines et de la circulation automobile urbaine de plus en plus intense. Parmi les projets les plus étonnants dans le domaine des transports non polluants dans les villes, figure le Skytran, un mode de locomotion original, que ses inventeurs estiment économique et respectueux de l’environnement.

C’est le chainon manquant du déplacement urbain, cet engin hybride se situe entre la voiture particulière et les transports en commun. Les ingénieurs la Nasa, l’agence spatiale américaine, ont développé ce concept pour le compte d’une société partenaire. Ils ont imaginé des capsules pouvant véhiculer 2 à 4 passagers. Ces nacelles de formes oblongues aérodynamiques sont suspendues en lévitation à des monorails. Le déplacement de chaque engin est indépendant, propulsé par une force électromagnétique, une sustentation aérienne qui permet de réduire considérablement les frottements.

Les SkyTran atteignent une vitesse de croisière de 100 km par heure, pour une dépense énergétique équivalent à deux sèche-cheveux, selon les inventeurs. Les nacelles sont en pilotage automatique, toute la circulation est contrôlée par Internet, les passagers peuvent réserver leur transport par smartphone, arrivés dans une station, ils indiquent le choix de leur destination lors de la montée à bord. L'informatique du Sky Tran s’occupe de l'insertion de la capsule sur les rails aériens, en espaçant de quelques mètres les navettes, afin de garantir la sécurité des occupants. Le coût de l’installation des pylônes et des lignes de transports est estimé à environ 7 millions d’euros par kilomètre, soit 10 fois moins qu'une ligne de tramway.

Hélas, ce projet innovant ne parvient pas à franchir le stade de l’imagerie virtuelle. Les Israéliens devaient être les premiers au monde à l’expérimenter à Tel Aviv en 2015, ils viennent d’y renoncer, aucune autre commande de Sky Tran ne semble vouloir se concrétiser sur la planète. Les rêves d’air pur des citadins devront encore attendre et s’envolent, comme autant de particules fines et toxiques, un jour de grande pollution. Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

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