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Chronique des matières premières

La Chine muscle son bras acheteur de denrées agricoles

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Pour le géant public chinois COFCO, contrôler la division agricole de Noble c'est accéder aux entrepôts de sucre, de céréales et de graines oléagineuses d'Amérique du Sud et d'Europe de l'Est, mais aussi au coton, au café et au cacao d'Afrique ou d'Asie.
Pour le géant public chinois COFCO, contrôler la division agricole de Noble c'est accéder aux entrepôts de sucre, de céréales et de graines oléagineuses d'Amérique du Sud et d'Europe de l'Est, mais aussi au coton, au café et au cacao d'Afrique ou d'Asie. ©Weng Lei/ IMAGECHINA

COFCO, le géant public de l'alimentation en Chine acquiert la division agricole de la société de négoce Noble.

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La société publique chinoise COFCO, énorme conglomérat chargé d'alimenter le pays, prend le contrôle de la division agricole de Noble, une société privée de négoce (énergie, métaux, produits agricoles), la plus grande en Asie.

Le milliard et demi de dollars offert par le géant chinois de l'alimentaire tombe à pic pour Noble : le négociant de Hong Kong était très endetté ; sa division agricole était celle qui avait le plus souffert l'an dernier, du fait de l'effondrement des cours du sucre et du tassement des marges de trituration des graines de soja, secteurs dans lesquels Noble a beaucoup d'investissements, au Brésil et en Argentine. Pour le géant public chinois COFCO, contrôler la division agricole de Noble c'est accéder aux entrepôts de sucre, de céréales et de graines oléagineuses d'Amérique du Sud et d'Europe de l'Est, mais aussi au coton, au café et au cacao d'Afrique ou d'Asie.

En quelques jours, c'est la deuxième acquisition du géant chinois de l'alimentaire COFCO dans le négoce agricole, après l'acquisition du Néerlandais Nidera, grand négociant céréalier de Rotterdam. Derrière COFCO, c'est toute la stratégie alimentaire de la Chine qui est à l'œuvre : le gouvernement de Pékin vient de renoncer à subventionner l'agriculture chinoise par des achats publics de riz, de soja ou de coton chinois, comme il le faisait par le passé. Si l'on ajoute la dégradation des sols agricoles, cela signifiera encore plus de dépendance de la Chine vis-à-vis de l'étranger pour se nourrir. Les Chinois sont déjà les premiers importateurs de soja au monde et de plus en plus gros importateurs de maïs pour nourrir leurs élevages, et depuis trois ans ils sont importateurs nets de riz ! Contrôler les sociétés de négoce, l'Européen Nidera et désormais l'Asiatique Noble permettent à la Chine de disposer de filières entières d'approvisionnement mais aussi d'avoir un œil sur les cours des denrées.

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