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Chronique des matières premières

Du bois tropical illégal au port de La Rochelle selon Greenpeace

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Les militants de Greenpeace ont mis « sous scellés » des grumes de République démocratique du Congo et des planches d'ipé, un bois du Brésil.
Les militants de Greenpeace ont mis « sous scellés » des grumes de République démocratique du Congo et des planches d'ipé, un bois du Brésil. © Greenpeace

Greenpeace a mené jeudi 22 mai une opération coup de poing au port français de La Rochelle contre les importations illégales de bois tropical.

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Le port français de La Rochelle reçoit-il encore du bois illégal plus d'un an après l'entrée en vigueur du règlement européen en la matière ? Oui selon Greenpeace, ses militants ont mis « sous scellés » symboliques de plastiques blancs des grumes de République démocratique du Congo et des planches d'ipé, un bois du Brésil qui décore le bord des piscines. Du bois illégal dissimulé sous des quotas légaux selon le rapporteur du dossier chez Greenpeace, Jerôme Frignet : « Ces quotas, qui ne donnent pas lieu à une véritable exploitation telle qu’elle est prévue par l’administration brésilienne, sont vendus au marché noir et achetés par d’autres exploitants qui eux, exploitent dans des zones illégales et au moyen de ces quotas - des documents officiels auxquels ils donnent droit -, vont pouvoir blanchir le bois illégal, injecter le bois illégal dans le circuit prétendument légal du transport et de la transformation du bois ».

C'est la société française Robert qui a importé ce bois brésilien ; la société Jammes nie quant à elle avoir importé les grumes de RDC incriminés. Les deux importateurs français appartiennent à l'association Le Commerce du Bois, qui a imposé à ses membres, sous peine d'exclusion - une dizaine d'exclus en cinq ans -, de faire auditer par des tiers la légalité de leur bois tropical. D'où les protestations de leur représentant, Eric Boilley : « Un document qui est établi par une tierce partie indépendante comme la SGS, comme le bureau Veritas, sont pour moi des documents qui valent foi. D’ailleurs je n’ai jamais entendu l’administration européenne ou l’administration française remettre en cause cela. On culpabilise des opérateurs qui pensent bien faire - et qui ont peut-être bien fait d’ailleurs -, et qui se retrouvent taxés d’être des brigands… Peut-être qu’il y a fraude, s’il y a fraude nous prendrons les mesures de sanctions qui s’imposent. Mais s’il n’y a pas fraude, il faut le reconnaître. Mais on ne peut pas ouvrir en débat en disant : " c’est illégal ", alors qu’il y a des documents en face. »

Quoiqu'il en soit des enquêtes futures, Greenpeace espère par cette opération médiatique mener les parlementaires français à plus de sévérité. Ils doivent définir les contrôles et les sanctions contre le bois illégal dans une loi, le mois prochain.

 

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