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Chronique des matières premières

Chine: l'engouement du bois de rose suscite un trafic illégal

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Du bois de rose.
Du bois de rose. Wikimedia

L’engouement des riches clients chinois pour les meubles de luxe inquiète les écologistes en Asie. Le bois de rose serait particulièrement menacé par la forte demande sur le marché chinois, estime l’Agence de l’investigation environnementale. La Chine est aujourd’hui le principal pays importateur de ce bois précieux, souvent coupé et exporté illégalement. Que ce soit au Vietnam, en Thaïlande, au Cambodge ou bien au Laos, le trafic entretient le banditisme et la corruption.

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Les Chinois raffolent des « hongmu » – ces meubles en bois de rose. Sur un marché au nord de Xi'an, la capitale de la province de Shaanxi, une paire de fauteuils peut se vendre 900 000 euros, selon le quotidien régional Le Soir. Les prix ne cessent de grimper, depuis que les Chinois fortunés ont redécouvert leur amour pour la décoration traditionnelle. Déjà sous les dynasties des Ming et des Qing, les notables locaux offraient des ustensiles en bois de rose aux empereurs. Et si dans les années 1970, un kilo de bois de rose valait à peine un yuan, aujourd'hui, il faut débourser quelque 20 000 yuans - près de 2 400 euros - pour un kilo de ce bois précieux.

Cet engouement ne fait qu'accroître le trafic illégal, selon l'Agence de l'investigation environnementale, qui estime qu’en quinze ans du bois de rose a été prélevé illégalement dans la vallée du Mékong pour une valeur de plus de 1,7 milliard d'euros, pour être exporté vers le marché le plus lucratif : la Chine. Le plus gros consommateur mondial de bois de rose devrait mieux contrôler ses importations et faire en sorte que la demande baisse, estiment les écologistes. Ils accusent la Chine de ne pas respecter la convention CITES pour la réglementation du commerce international des espèces protégées qu’elle a pourtant signé.

C’est dans le cadre de la lutte anticorruption que le bois de rose a récemment fait la une des journaux chinois: en avril, le chef de la surveillance maritime de Hainan a été jugé pour avoir accepté des pots-de-vin de près d'un million de yuans, assortis d'une petite théière en bois de rose estimé à près de 4 000 euros.

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