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Chronique des matières premières

La construction du pipeline Keystone XL toujours en suspens

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Des militants empilent des boîtes représentant une pétition signée par plus d'un million de personnes pour protester contre la construction du dernier tronçon de l'oléoduc Keystone XL. (Photo : 7 mars 2014 à Washington.)
Des militants empilent des boîtes représentant une pétition signée par plus d'un million de personnes pour protester contre la construction du dernier tronçon de l'oléoduc Keystone XL. (Photo : 7 mars 2014 à Washington.) AFP/Brendan SMIALOWSKI
Par : Anne-Marie Capomaccio

Après cinq ans de débat, la construction du dernier tronçon de l’oléoduc Keystone XL entre le Canada et les Etats-Unis est toujours en suspens. La décision délicate appartient au président Obama, qui hésite malgré un avis favorable des agences concernées. La période de réflexion a manifestement été prolongée jusqu’aux résultats des élections de mi-mandat, afin de ne pas alimenter la polémique.

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Les élus républicains ont fait savoir leur mécontentement et fustigent la lenteur de la Maison Blanche. Les démocrates sont en revanche très divisés entre ceux qui soutiennent le dossier, et les élus qui présentent le pipeline comme une catastrophe pour l’environnement.

Cet oléoduc, sujet de controverse depuis 2008, doit acheminer du pétrole de la province d’Alberta au Canada, jusqu’au Texas : 830 000 barils par jour, d’un pétrole extrait de sables bitumineux canadiens. La portion finale fonctionne déjà, entre le Nebraska dans le centre, et les ports texans. Reste à faire la jonction vers le Nord, 1 400 kilomètres entre le Mid-Ouest américain et le Canada.

Les adversaires du projet estiment que l’extraction du pétrole qui sera transporté produit plus de dioxyde de carbone que les hydrocarbures habituels. Au moment où l’administration américaine plaide pour une prise de conscience écologique, la construction de cet oléoduc est considérée comme inacceptable.

Les défenseurs du projet s’appuient sur les études déjà réalisées, les experts consultés estiment que le pipeline ne présente pas de risque pour l’environnement. Et les syndicats soulignent que 42 000 emplois seraient créés dans des Etats du Centre américain défavorisés. Des points de vue que les rapports d’experts n’ont pas réussi à réconcilier. Et c’est, officiellement, cette difficulté à établir un diagnostic irréfutable qui motive le report du décret présidentiel.

Mais aussi importante soit-elle pour l’environnement et l’économie, de l’avis de tous les observateurs, la décision de Barak Obama est différée pour des raisons politiques, et pour des raisons politiques seulement. Les démocrates sont fragilisés avant des élections de mi-mandat. Barak Obama devrait donc attendre pour ne pas alimenter la polémique dans son propre parti, juste avant un scrutin très incertain. 

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