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Chronique des matières premières

Le gaz de schiste effraie les fabricants de bière en Allemagne

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Les brasseurs allemands demandent aux autorités de lancer une étude sur les produits chimiques ajoutés à l'eau et au sable pour fracturer la roche et évacuer le gaz car l'eau pure est un ingrédient majeur de la bière aux côtés du houblon.
Les brasseurs allemands demandent aux autorités de lancer une étude sur les produits chimiques ajoutés à l'eau et au sable pour fracturer la roche et évacuer le gaz car l'eau pure est un ingrédient majeur de la bière aux côtés du houblon. © Benoît Derrier

Le gaz de schiste est à nouveau sujet de débat en Allemagne où il suscite l'opposition des fabricants de bière.

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L'Allemagne va-t-elle exploiter son gaz de schiste ? Le débat reprend depuis l'installation de la nouvelle coalition à Berlin.

L'Allemagne disposerait de 2 300 milliards de m3 dans les Etats du Nord, un potentiel certes inférieur à celui de la Pologne ou de la France, en Europe, mais tout de même digne d'intérêt, à l'heure où l'Allemagne, qui a tourné le dos au nucléaire, paie très cher son électricité éolienne et solaire et doit brûler de plus en plus de charbon très polluant ; à l'heure aussi d'une crise de l'Europe avec la Russie, où l'Allemagne réalise qu'elle est devenue un peu trop dépendante du gaz russe, un tiers de son approvisionnement aujourd'hui.

Les industriels sont en majorité favorables à l'exploitation du gaz de schiste, même s'ils paient moins cher leur électricité que les particuliers, ils espèrent que lancer cette nouvelle source d'énergie domestique ferait encore baisser la note, la chimie allemande est particulièrement enthousiaste, le gaz étant à la fois leur matière première et une source d'énergie.

En revanche, l'idée d'exploiter les gaz de schiste n'est pas du goût de l'industrie allemande de la bière, ô combien importante dans ce pays. Car il faudrait fracturer la roche profondément sous les nappes phréatiques, et l'eau pure, c'est un ingrédient majeur de la bière aux côtés du houblon et de l'orge. C'est pourquoi les brasseurs allemands demandent aux autorités de lancer une étude sur les adjuvants, les produits chimiques ajoutés à l'eau et au sable pour fracturer la roche et évacuer le gaz.

Une nouvelle législation est en préparation en Allemagne, sur l'exploitation des gaz de schiste, elle devrait être prête d'ici la fin de l'année. Elle prévoit, entre autres, d'interdire la fracturation hydraulique dans les zones où la qualité de l'eau est protégée. Pas sûr que cela suffise à calmer l'angoisse des brasseurs, au pays des 5 000 bières.

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