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Chronique des matières premières

Coup d'arrêt à l'exploitation minière sous-marine

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L'Agence néo-zélandaise de protection de l'environnement vient de dire non au projet d'exploitation minière sous-marine.
L'Agence néo-zélandaise de protection de l'environnement vient de dire non au projet d'exploitation minière sous-marine. Wikipedia

La décision de la Nouvelle-Zélande était très attendue par le reste de l'industrie minière : les autorités environnementales de Wellington refusent l'exploitation sous-marine du minerai de fer.

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La Nouvelle-Zélande donne un coup d'arrêt à l'exploitation minière sous-marine. L'Agence néo-zélandaise de protection de l'environnement vient de dire non au projet de Trans Tasman Resources. Il s'agissait de pomper le minerai de fer des sables marins à quelques centaines de mètres des côtes ouest et sous 50 mètres d'eau ; et de rejeter ces sables après en avoir extrait le concentré de magnétite, un minerai de fer ensuite transformé en boulettes et jeté dans les fourneaux des aciéries à gaz du Moyen-Orient ou des Etats-Unis

Mais l'idée de voir les sables brassés sous la mer sur des milliers de km2 n'était pas du goût des défenseurs néo-zélandais de l'environnement, ni des communautés maories, ni de l'industrie de la pêche. Trop d'incertitude sur le sort des bancs de poissons ou des mammifères marins. La décision des autorités de Wellington était très attendue par l'industrie minière. Car le projet de Trans Tasman Resources aurait été la première exploitation sous-marine, non plus expérimentale mais commerciale, et à grande échelle.

Jusqu'à présent, seuls les diamants sont extraits par prélèvement des sables sous-marins, triés sur des bateaux usines, explique Christian Hoscquard, du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), mais sur des surfaces de sables sous-marins très réduites, au large de la Namibie. En revanche, la Namibie a imposé un moratoire sur l'exploitation sous-marine des phosphates, qui impliquerait des quantités de sables autrement plus grandes. La décision néo-zélandaise fera-t-elle jurisprudence ? Elle risque en tout cas de contrarier les projets encore plus fous d'exploiter à plusieurs milliers de mètres de profondeur au fond du Pacifique le fer, le cuivre, le zinc et le plomb, mais aussi le manganèse et le cobalt des fameux nodules polymétalliques ou des fumeurs noirs. Les Etats voisins de la Nouvelle-Zélande, les petites îles Fidji, Salomon, Cook, y croient pourtant dur comme fer.

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