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Chronique des matières premières

Les prix du thé repartent à la hausse

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Récolte de thé. La demande reste forte pendant le ramadan et elle augmente au niveau mondial de 2 à 3% tous les ans.
Récolte de thé. La demande reste forte pendant le ramadan et elle augmente au niveau mondial de 2 à 3% tous les ans. Getty Images/National Geographic/Jad Davenport

Les prix du thé redécollent. La production mondiale chute, de l'Inde au Kenya alors que la demande continue de progresser.

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Pour la première fois depuis trois ans, les prix du thé se corsent à nouveau. La demande reste forte pendant le ramadan et elle augmente au niveau mondial de 2 à 3% tous les ans. Mais la production, elle, décline cette année, dans les principaux pays exportateurs. En Inde, deuxième producteur mondial derrière la Chine, la mousson a du retard. Les pluies sont inférieures de moitié à la normale à ce jour dans les plantations de l'Assam et du Bengale-Occidental, au nord-est de l'Inde : la production y est 30% inférieure à la normale. L'Inde pourrait avoir moins de thé disponible pour les exportations, d'autant qu'elle consomme aujourd'hui les trois quarts de sa production. C'est le thé indien de qualité supérieure qui semble le plus manquer aux acheteurs.

Au Sri Lanka, la sécheresse a amputé la production de 16% au mois de mai. De l'autre côté de l'océan Indien, le Kenya, premier exportateur mondial de thé noir, a vu ses planteurs découragés par la chute des prix pendant les trois dernières années de surplus mondial. La production ralentit particulièrement en ce moment, c'est la basse saison pour le thé et l'époque de la taille, alors que les commandes se multiplient du Royaume-Uni, mais aussi d'Egypte, du Soudan, du Yémen, du Pakistan et des pays d'Asie Centrale. Aux enchères de Mombasa, le port kényan, les prix ont augmenté de 6% en une semaine pour les feuilles de qualité supérieure, elles se vendent jusqu'à 3,3 dollars le kilogramme. Une bonne nouvelle pour le secteur, au Kenya, où le thé fait travailler plus d'un demi-million d'agriculteurs, mais où cette culture peine à monter en gamme, puisque le thé noir kényan est majoritairement le thé de base pour les mélanges.

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