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Revue de presse Afrique

A la Une : procès Karim Wade, l’incompétence de la défense

Audio 04:47
© AFP/Pius Utomi Ekpei
Par : François-Xavier Freland
10 mn

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Au Sénégal, le procès de Karim Wade est toujours à la Une avec un premier revers pour celui qui est inculpé d’enrichissement illicite d’une valeur de plus de 117 milliards de francs CFA. D’abord, Selon Seneweb, « dans son délibéré prononcé hier, lundi 18 août, à la reprise du procès et de ses coïnculpés, au palais de justice de Dakar, après une dizaine de jours de suspension, la CREI, la Cour de répression de l’enrichissement s’est déclarée compétente pour juger l’affaire ». En effet, ses avocats comptaient sur son statut d’ancien membre de gouvernement, pour notamment le soustraire des griffes de la juridiction sénégalaise. Un premier revers pour la défense de l’ancien ministre d’Etat, alors que ses demandes d’exception, pour freiner voire empêcher la poursuite du procès, sont rejetées une à une. La prochaine audience aura lieu mercredi 20 août, selon Seneweb. Une anecdote rapportée par le site d’informations sénégalais prouve que Karim Wade sent que la partie lui échappe, il se serait écrié hier auprès d’un de ses avocats, « Maître, si je dois rendre l’âme dans cette prison, je rendrai l’âme, mais vous mes avocats, ne me trahissez pas. »

Ça se gâte donc pour Karim Wade qui « perd la première bataille », selon Guinée Conakry Info. « Il lui faut désormais se préparer à poursuivre la guerre. Car, si comme il le prétend, écrit le site d’information en ligne guinéenne, il n’est coupable de rien de tout ce dont il est accusé, il pourrait en sortir blanchi. Mais cela suppose qu’il se montre plus convaincant qu’il ne l’a été jusqu’ici. Parce qu’a priori, il a l’opinion publique contre lui. » Les Sénégalais pensent dans leur grande majorité, que le fils de l’ex-président Wade a bénéficié de largesses pour s’enrichir personnellement.

Pour L’Observateur Paalga, désormais « on va assister à une véritable guerre de titans : d’un côté il y a la défense, constituée de sommités du barreau et qui entend sauver le soldat Karim de ce qu’elle considère comme un acharnement politique ; de l’autre, la partie civile, déterminée à faire rendre gorge à ‘‘l’indélicat’’ à l’ex ‘‘ministre du ciel et de la Terre’’ comme on le surnommait alors. »

Un butin pas commun

Au Sénégal, une mystérieuse cargaison d’armes échouée sur une plage défraie la chronique. Selon Le Quotidien, deux containers remplis d’explosifs ont dérivé sur la Baie de Hann. A priori, ils feraient partie de la cargaison du navire tanzanien Sea Soul 1 qui avait coulé 38 de ses 40 containers d’armes aux larges de Gorée. Le Quotidien avait révélé la semaine dernière cette information : des armes, des fusils et des munitions étaient destinées au Mali et devaient transiter par le Sénégal. Le contenu d’un des containers se serait déversé sur la plage. L’autre est resté intact malgré les pressions des vagues. Les habitants du coin ont eu le temps de récupérer une partie du contenu, en croyant qu’il s’agissait de ravitaillement perdu en haute mer par des bateaux de pêche, sans mesurer le danger, nous précise Le Quotidien, alors qu’il était écrit « Attention explosif ». Les autorités ont rapidement lancé l’alerte à travers des mosquées en demandant aux populations de rendre les armes.

Affaire Sarkozy : des porteurs de valises maliens ?

L’enquête sur le financement présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par Mouammar Kadhafi en 2007 pourrait connaitre un nouveau rebondissement.
Selon une information exclusive de Jeune Afrique a retrouvé sur son site, la justice française soupçonne certains hommes d’affaires maliens d’être impliqués dans cette affaire et a fait une demande d’entraide judiciaire internationale au gouvernement malien. Parvenue le 15 août au ministère de la Justice à Bamako, par le biais de l’ambassade de France, les faits remontent à l’époque où Nicolas Sarkozy était encore ministre de l’Intérieur, où il s’était rendu deux fois à Bamako, respectivement en 2003 et 2006. « Selon une source proche du dossier, l’entourage de l’ancien président Amadou Toumani Touré – politiciens et hommes d’affaires – est cité dans la demande d’entraide. Parmi les personnes concernées figure notamment Cheick Amadou “Bany” Kanté qui gérait certains investissements libyens au Mali. » Il est soupçonné d’avoir joué un rôle de « porteur de valises » dans l’affaire du financement présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par Mouammar Kadhafi, selon Jeune Afrique.

Maroc : la paranoïa d’un nouveau 11-Septembre

Enfin, au Maroc, la presse cherche toujours à comprendre les raisons de cet état d’alerte maximale décrété ce week-end contre une éventuelle attaque terroriste. « Cette décision a ouvert la porte aux interprétations les plus diverses », nous dit Libération. Le quotidien marocain estime que la piste d’une attaque aérienne par le biais d’avions de ligne dérobés sur l’aéroport de Tripoli en Libye ne semble pas crédible, « car cela nécessite des techniques très sophistiquées. », estime un expert militaire dans ses pages. Néanmoins, cette piste n’est pas écartée.

Pour Libération, le quotidien marocain, la situation sécuritaire chaotique, fait de la Libye un « nouvel Afghanistan » comme le montrent les récents rapports sécuritaires. « Le pays est devenu le carrefour où se rencontrent les différentes organisations terroristes, lit-on, et par lequel transitent les jihadistes, y compris des Marocains, pour rallier les groupes terroristes qui combattent en Irak et en Syrie. » Le Maroc est très prudent et craint aussi le retour des jihadistes marocains sur son territoire...

 

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