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Revue de presse Afrique

A la Une: Ebola, entre espoir et peur collective

Audio 05:01
© AFP/Pius Utomi Ekpei
10 mn

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Etant rappelé que les deux patients américains infectés au Liberia par le virus Ebola et soignés aux Etats-Unis sont à présent guéris, après avoir été traités au ZMapp, un sérum expérimental, en France, le quotidien Le Figaro rappelle que trois médecins originaires du continent, deux originaires du Liberia, un du Nigeria, ont été les premiers Africains à recevoir le ZMapp. « En quelques jours, leur état de santé s’est amélioré de façon remarquable », souligne le journal français.

Mais il n’empêche, sur le terrain, en Afrique, la peur est toujours là. Au Togo, deux cas de pathologie de la fièvre hémorragique à virus Ebola, « sont signalés à Lomé », lance ainsi en Côte d’Ivoire, le site Koaci.com.

Et les médecins du Syndicat national des praticiens hospitaliers ont exprimé leur « inquiétude quant aux mesures prises par le gouvernement au sujet du Virus Ebola pour les cas éventuels », rapporte Ici Lomé.

Au Cameroun, une délégation venant de Conakry, dont deux députés, a été refoulée à l’aéroport international de Douala. Africk.com qualifie cette affaire « d’incident diplomatique » et prévient que les relations bilatérales entre le Cameroun et la Guinée pourraient, en conséquence, « se refroidir ».

Ebola : à cheval sur le principe de précaution

Et cette peur déclenchée en Afrique par le virus Ebola atteint parfois les plus hauts sommets des Etats. Témoin cette histoire que racontele journal Africaguinee.com. Selon ce confrère en ligne, cela se serait passée entre le Premier ministre guinéen, Mohamed Saïd Fofana, et un de ses neveux en provenance de la Sierra Leone.

« L’arrivée inopinée du jeune garçon à Conakry, a affolé le chef du gouvernement guinéen, au point qu’il a demandé aux services sanitaires de faire subir à son neveu des contrôles sanitaires qui frisent le ridicule », énonce Africaguinée. Qui cite sa source, le ministre de la Santé et de l’hygiène publique, le médecin Rémy Lamah en l’occurrence. « Le Premier ministre, chef du gouvernement a reçu son neveu qui était allé en vacances en Sierra Leone. Il est arrivé vers 19 heures à l’aéroport de Conakry. Dès que le Premier ministre a été informé de l’arrivée de son neveu, il m’a appelé d’urgence pour me demander de lui trouver deux médecins », raconte donc le ministre de la Santé à Africaguinée.

« J’ai pris des agents de santé pour arriver à l’aéroport » poursuit Rémy Lamah cité par Africaguinee.com. […] Alors, quand je suis arrivé, je suis rentré avec les deux agents, on a pris le thermo-flash pour prendre la température de jeune. C’était autour 36,5. Mais même ça n’a pas rassuré le premier ministre ». Il dit : « bon, trouvez-moi de l’eau de javel, “imbibez-le”. Pendant ce temps, il pleuvait et le jeune grelottait. On a dilué l’eau de Javel dans un sceau d’eau, on a versé sur lui. Pis, ça aussi n’a pas suffit ». Le Premier ministre dit : « son sac là, tous ses effets, brûlez moi ça ! ». Ça a chauffé, jusqu’à 22 heures, on était là. Le jeune a été imbibé avec de l’eau de javel, après, il est rentré dans la cour. Le Premier ministre le regarde, il dit : « rasez-le ». Tous les matins, un médecin contrôle la température du jeune depuis qu’il est arrivé. Et, il lui interdit d’approcher les autres membres de la famille. « Il est isolé, il est interdit de tout mouvement, il ne sort pas ». A lire dans Africaguinee.com.

Eléphants : alerte mondiale

Dossier complet à lire sur quatre pages dans Libération, qui se penche sur la menace que fait peser sur la survie des pachydermes la fièvre de « l’or blanc ». Les braconniers en quête d’ivoire sont sans retenue. Principal marché, la Chine, devant la Thaïlande et le Japon. « Aujourd’hui, la Chine a la clé du problème, dit à Libération une spécialiste, membre du Fonds international pour la protection des animaux. Si la Chine annonce la fermeture de son marché domestique, les éléphants auront une chance de survivre. Mais il faut agir au plus vite : on est en train de les perdre ».

« Au rythme où va le trafic d’ivoire, il n’y aura bientôt plus d’éléphants en Afrique et peut-être même sur la planète », prévient le quotidien. Qui se demande bien sûr si ce combat-là est « prioritaire au vu de toutes les guerres qui émaillent la planète » ? Mais justement, remarque Libération. « Ce sont précisément les sommes phénoménales engendrées par les trafics en tout genre, et notamment celui de l’ivoire, qui financent certains conflits armés, tels ceux du Darfour ou du Sud-Soudan ». Voilà pourquoi la protection des éléphants est, par « ricochet », un moyen de combattre aussi les conflits des hommes. Se battre pour la survie de l’éléphant permet d’aider à « tarir les sources d’approvisionnement des seigneurs de guerre », énonce le quotidien.

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