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Aujourd'hui l'économie

Un «oui» probable à l’indépendance de l’Ecosse fait vaciller la livre

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Des partisans pour le «oui» à l'indépendance de l'Ecosse distribuent du thé et des gateaux gratuitement, à la frontière entre l'Angleterre et l'Ecosse, le 7 septembre 2014.
Des partisans pour le «oui» à l'indépendance de l'Ecosse distribuent du thé et des gateaux gratuitement, à la frontière entre l'Angleterre et l'Ecosse, le 7 septembre 2014. REUTERS/Russell Cheyne

La livre sterling chute lourdement ce lundi 8 septembre face au dollar. La publication ce week-end du premier sondage donnant le « oui » gagnant au référendum sur l'indépendance de l'Ecosse est la principale cause de cet accès de faiblesse.

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Tous les détenteurs de capitaux, qu'ils soient de grands investisseurs ou des petits épargnants ont le même réflexe : en cas d'insécurité, ils prennent la poudre d'escampette. Ne pas savoir ce qui adviendra de leurs actifs, c'est précisément la situation que partagent tous ceux qui détiennent de la livre en ce moment. Car à 10 jours du référendum sur l'indépendance, l'avenir monétaire de l'Ecosse baigne dans le brouillard le plus complet. On peut imaginer que les Ecossais, sortis de l'Union, aient envie de s'affranchir de la livre. Car la monnaie est l'un des principaux attributs de souveraineté d'un Etat. Or, il n'en est rien. Le parti nationaliste qui porte la dynamique du « oui » préfère au contraire une union monétaire informelle avec la livre sterling. Mais à Londres, le gouvernement conservateur comme l'opposition travailliste et libérale démocrate rejettent catégoriquement cette option. Pas question de faire un tel cadeau au partant.

Une victoire du « oui » pourrait provoquer une fuite massive des capitaux ?

C'est ce que redoutent les marchés. Par manque de confiance, ceux qui détiennent des comptes en Ecosse seront tentés de les transférer au sud de la frontière où leurs avoirs resteront libellés en livre. La Royal Bank Of Scotland, dont le principal actionnaire est toujours l'Etat britannique, a prévenu : en cas de victoire du « oui », elle déménagera son siège actuellement à Edimbourg vers l'Angleterre. D'autres établissements financiers pourraient suivre. Et ce n'est pas rien, car la finance est l'un des fleurons de l'économie écossaise. Elle représente plus de 10% de son produit intérieur brut. Elle s'est développée grâce au cadre juridique offert par la City, mais aussi à travers l'histoire. Un natif écossais, Sir Paterson, est à l'origine de la Banque d'Angleterre. C'est-à-dire la Banque centrale qui gère la livre sterling, et par conséquent qui est aujourd'hui le prêteur en dernier ressort en cas de faillite des sociétés basées en Ecosse. Cette garantie que les Ecossais aimeraient conserver est précisément ce que le gouvernement de David Cameron refusera mordicus de leur concéder. D'où l'hypothèse d'un transfert des secteurs financiers de l'Ecosse vers l'Angleterre. Il y a de quoi rendre les milieux financiers nerveux.

Un transfert qui profiterait en revanche à l'économie du Royaume-Uni, mais elle pâtirait d'un autre transfert, en sens inverse, celui du secteur pétrolier. 90% de la production britannique de pétrole, 60% de la production gazière sont écossaises. Si l'indépendance est votée, Londres sera obligé de lâcher une grande partie de cette manne. Cela veut dire moins de rentrées fiscales pour la Couronne, mais aussi plus de dépenses pour régler la facture des hydrocarbures. La balance des paiements, comme la lutte contre les déficits publics vont en souffrir. En termes économiques, le Royaume-Uni a beaucoup à perdre à l'indépendance de l'Ecosse, et la future entité n'est pas encore bien sûr d'y gagner.
 

La Russie et la Chine s'allient pour créer un avion long-courrier

C'est une conséquence directe du régime des sanctions. La Russie étant maintenant entravée pour acheter des appareils à Boeing ou Airbus. Un accord avec son voisin oriental, longtemps considéré comme un frère ennemi, pourrait être signé dans les semaines qui viennent.

 

 

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