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Aujourd'hui l'économie

Apple veut faire payer

Audio 03:31
L'Iphone 6.
L'Iphone 6.

Le fabricant informatique Apple a effectué sa rentrée hier. Au menu de la traditionnelle conférence, des nouveautés avec deux nouveaux iPhones, de l'innovation avec une montre connectée qui était très attendue, de nouveaux services et en commun une idée, trouver de nouvelles sources de revenus.

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Ce qui était attendu, ce sont les nouveaux téléphones. Et c'est important pour la firme à la pomme, parce que l'iPhone représente la moitié des 71 milliards de dollars de revenu annuel du fabricant et les deux tiers de ses bénéfices. Autant dire que c'est un produit stratégique. Comme d'habitude, tout cela est présenté comme la plus grande révolution depuis le lancement du premier iPhone. Les performances sont annoncées en hausse avec un processeur plus rapide, un meilleur écran, un meilleur appareil photo, un design plus fin, etc. Mais le plus marquant, c'est que le nouveau téléphone arrive avec des écrans plus grands, en deux tailles différentes. Un peu comme ce que fait la concurrence sud-coréenne depuis plusieurs années alors qu'Apple expliquait pendant ce temps qu'il était particulièrement malcommode d'utiliser un grand écran avec une seule main, mais le succès des Samsung et consorts a manifestement fait évoluer les mentalités en Californie. Bien sûr, les nouveaux appareils sont chers. En France, cela peut même monter à plus de 1000 euros, mais chez Apple, on a toujours été persuadé que le prix s'oublie et la qualité reste.

Une montre attendue au tournant de l’innovation

Cela faisait depuis 2010 et le lancement de l'iPad, qui avait ouvert le marché des tablettes, qu'Apple n'avait pas lancé quelque chose de véritablement nouveau. C'était d'ailleurs le dernier produit estampillé Steve Jobs, cofondateur de l'entreprise. La parenthèse est refermée avec l'Apple Watch, une montre grâce à laquelle la firme à la pomme espère prendre pied sur un marché considéré comme la nouvelle frontière de l'industrie numérique, celui des objets connectés. Comme souvent, Apple n'est pas le premier sur le créneau, ses concurrents l'ont devancé, mais avec sa force de frappe, Apple pourrait faire décoller ce marché et surtout s'assurer une nouvelle source de revenus. A priori importante, car cette montre, dont chacun appréciera le design, ou pas, en fonction de ses goûts, démarrera en 2015 à 350 dollars. Cela pourra néanmoins monter beaucoup plus haut avec des finitions de luxe très appréciées dans les marchés émergents. Ce sera d'autant plus cher que cette montre aura besoin d'être connectée à un iPhone pour fonctionner correctement.

Le marché du paiement électronique dans le viseur

Avec une sincérité dont on ne sait si elle était volontaire, le patron Tim Cook a expliqué hier soir que les jours de nos portefeuilles sont comptés. Apple lance en effet un service de paiement sans contact qui va centraliser toutes les cartes de crédit dans l'iPhone et la montre. Un service baptisé Apple Pay, qui sera lancé d'abord aux Etats-Unis où il y a un marché estimé à 200 millions de personnes. Il y a dans ce pays un vrai besoin car le paiement par carte de crédit magnétique donne parfois la sensation de remonter à plusieurs dizaines d'années en arrière en matière de sécurité. Sur ce plan, Apple prétend apporter toutes les garanties possibles. Chacun se fera son opinion, une semaine après l'affaire de photos particulièrement intimes de stars américaines dévoilées sur internet après avoir été piratées sur iCloud, le service de stockage à distance de données signé Apple, lequel sera aussi mis à contribution pour Apple Pay.

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