Revue de presse Afrique

A la Une: l’armée américaine contre Ebola

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© AFP/Pius Utomi Ekpei

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« Ainsi en a décidé Barack Obama !, s’exclame L’Observateur Paalgaau Burkina. 3 000 militaires américains vont débarquer en Afrique. Ils ne montent pas au front contre des rebelles aux méthodes asymétriques. Ils ne seront pas aux prises avec une secte d’illuminés. Ces GI’S là ne doivent pas venir à bout d’une insurrection aux intentions ségrégationnistes. […] Non, sur ce front-ci, il s’agit de tout autre chose. L’ennemi n’est pas en treillis, mais il est tout aussi dangereux et à 50 % mortel : le virus Ebola, qui a déjà fait près de 2 500 morts en Afrique de l’Ouest. Il a entraîné la fermeture des frontières entre des pays, fragilisant davantage ainsi les économies locales. Des manifestations à caractère international ont été reportées ou purement annulées… et le pire, relève encore L’Observateur, c’est que le pire pointe à l’horizon. »

En effet, rapporte notamment le site de Jeune Afrique, l’ONU est très alarmiste. L’ONU qui estime que « d’ici la fin de l’année, 20 000 personnes pourraient être infectées par Ebola : 16 % en Guinée, 40 % au Liberia et 34 % en Sierra Leone. » L’ONU qui estime aussi qu’il faudrait près d’un milliard de dollars pour mettre fin à l’épidémie.

Commentaire du site Guinée Conakry Infos : « La communauté internationale semble désormais avoir vraiment pris la mesure de l’épidémie de fièvre Ebola qui secoue la sous-région ouest africaine, avec cette requête d’un milliard de dollars américains réclamés par les Nations unies, pour une lutte radicale contre cette ravageuse maladie. Le monde se mobilise donc ! Face à ce combat, les Guinéens n’ont vraiment pas l’esprit à la fête, pointe également Guinée Conakry Infos, eux qui furent les premières victimes du virus mortel. C’est pourquoi depuis quelques jours, dans les couloirs de l’administration publique, l’idée d’un report des festivités de célébration du 56ème anniversaire de l’indépendance nationale, était évoquée. »

Et bien, c’est désormais officiel, relève le site guinéen : les festivités nationales prévues dans le cadre de la fête nationale, le 2 octobre, qui devaient avoir lieu dans la ville de Mamou, ont été reportées au mois de décembre. « Vu que l’événement aurait pu attirer des Guinéens venant des quatre coins du pays, il y avait des risques qu’il soit un facteur de propagation majeure de la maladie. »

Et puis, signe de nervosité : dans la région de la Guinée forestière, « les populations d’une petite localité près de N’Zérékoré ont violemment pris à partie hier mardi une équipe d’agents de sensibilisation dirigée par le préfet et le gouverneur de région. » C’est ce que nous apprend le site d’information Guinée News. « Après le discours du préfet et du gouverneur, poursuit-il, des jeunes gens ont spontanément commencé à lancer des projectiles dans la foule, au moment même où l’agent sensibilisateur expliquait les méthodes de prévention contre l’épidémie d’Ebola. Le gouverneur, le préfet et une partie de la délégation ont été obligés de quitter les lieux. » Les gendarmes appelés sur place n’ont pas pu maîtriser la situation. Il a fallu que l’armée intervienne…

Tragédies en série

Autre drame qui touche le continent, celui des disparitions en mer de centaines de migrants qui tentent de gagner l’Europe… « La Méditerranée devient un véritable cimetière des migrants clandestins, déplore le quotidienEl Watan en Algérie. Des centaines de personnes, toutes nationalités confondues, y perdent la vie chaque mois, voire chaque semaine. Et le drame se poursuit au vu et au su de la communauté internationale. »

Dernière tragédie en date : « La semaine dernière près de Malte. Selon l’Organisation internationale des migrations, quelque 500 migrants sont portés disparus suite au naufrage de leurs embarcations. Ils auraient été délibérément jetés au large par leurs passeurs, selon des témoignages de deux Palestiniens secourus par un porte-conteneurs panaméen. »

« Cela donne la chair de poule, s’exclameLe Pays au Burkina : 500 personnes qui connaissent une fin de parcours aussi tragique en haute mer, cela devrait interpeller nécessairement et avec véhémence la conscience humaine, particulièrement celle des gouvernants africains et occidentaux. […] On ne peut se résoudre à regarder, impassible, poursuit le quotidien burkinabé, la méditerranée avaler, tel un ogre qui en demande toujours plus, des hommes, des femmes et des enfants dont le tort est de vouloir chercher ailleurs un avenir meilleur, du fait de l’incurie et de l’insensibilité des dirigeants des continents. Ces tragédies humaines en Méditerranée sont aujourd’hui insupportables, s’exclame encore Le Pays, en raison de leur récurrence et de leur ampleur de plus en plus hallucinante. »

 

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