Revue de presse française

A la Une: islam, danger, amalgame!

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AFP

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L’onde de choc provoquée par l’assassinat d’Hervé Gourdel en Algérie a profondément interpellé les quelques cinq millions de musulmans de France.

Devaient-il ou non, manifester publiquement leur indignation ? La réponse fut « oui », et ils l’ont fait avant-hier, vendredi 26 septembre. Le Monde les approuve. C’est la réponse « la plus nette » à tous ceux qui voudraient faire « l’amalgame entre l’islam et la violence sanguinaire des djihadistes », apprécie Le Monde.

Il faut dire, explique Marianne, que l’assassinat d’Hervé Gourdel fut « la quintessence du crime terroriste : frapper un civil sans lien aucun avec ce conflit et sommé de répondre dans sa chair des décisions politiques de son gouvernement ».

L’hebdomadaire met lui aussi en garde contre le risque d’amalgame entre les terroristes et l’ensemble de la communauté des musulmans de France [et l’on nous permettra, ici, d’utiliser le terme « communauté », car on parle bien, après tout, de la communauté internationale sans qu’alors, l’expression soit suspecte]. En tout cas, prévient Marianne, « étendre la suspicion à des milliers d’individus ne fera que le jeu de cet ennemi, c’est ce qu’il recherche ».

Aquilino Morelle : retenez-moi ou je fais un malheur
 
En France, après son ex-compagne Valérie Trierweiler, c’est un autre ex-ami de François Hollande, Aquilino Morelle, qui menace de régler ses comptes avec le président. C’est au Nouvel Observateur qu’Aquilino Morelle se confie cette semaine. Et il n’a pas de mots assez durs pour parler de François Hollande, dont il fut un proche parmi les proches, avant d’être éjecté en vingt-quatre heures de l’Elysée, quand Médiapart, il y a six mois, a révélé ses liens passés avec un laboratoire pharmaceutique alors qu’il n’avait pas, comme il l’aurait dû, demandé une autorisation expresse, lui, le haut fonctionnaire, mais aussi et peut-être surtout après que le site d’informations en ligne a relaté ses séances de cirage de chaussures à l’Hôtel de Marigny, en face de la présidence de la République, où il fut conseiller du chef de l’Etat.

De ce dernier, Aquilino Morelle dit au Nouvel Observateur que c’est un « enfoiré ». Il confie à l’hebdomadaire qu’il va lui aussi écrire un livre et que « ça peut saigner ». Il dit avoir pris le soin de prévenir son ex-ami de président de son projet littéraire. « Il tremble, François », lance-t-il au Nouvel Observateur. Lequel journal l’a, en conséquence, baptisé cette semaine « Aquilino la menace ».

Car « l’ex-plume » de François Hollande en sait long. « J’ai vu François nu, plus bas que terre, je l’ai ramassé à la petite cuillère, confit-il au magazine. Peu à peu, il s’est relevé. Alors, il n’a pas supporté mon regard ».

Et quand, à la suite de la publication de l’article de Mediapart, le président lui a signifié qu’il allait le lâcher, Aquilino Morelle s’est emporté. « Et toi, tu n’as jamais fait de connerie, peut-être, a-t-il, très remonté, demandé à François Hollande ? Aller te faire gauler rue du Cirque, avec ton casque, comme un débutant… ». Ambiance... En attendant le livre.

Sarko : manuscrit trouvé à l’Elysée

Autre livre, dont a appris l’existence cette semaine, celui de Nicolas Sarkozy. Il n’a pas été publié, mais il a bien été écrit. Et c’est l’hebdomadaire Le Point qui en a pris connaissance. Le manuscrit sans titre de ce livre de l’ancien président français fait cent vingt-cinq pages. Il finira « au fond d’un tiroir », car ses conseillers l’avaient convaincu, jadis, que le livre n’était pas le meilleur support « pour atteindre tous les Français ». Rédigé en 2011, quelques mois avant l’annonce de sa candidature à la présidentielle qu’il allait finalement perdre un an plus tard contre François Hollande, le livre de Nicolas Sarkozy est un « exercice d’explication et de contrition » semblable, par moments, à celui de dimanche dernier, 21 septembre à la télévision, quand le désormais candidat à la présidence de l’UMP est venu expliquer sa démarche aux Français.

Dans son livre, en tout cas, Nicolas Sarkozy, note Le Point, revient sur certains épisodes de son quinquennat, comme le diner au restaurant parisien Le Fouquet’s, le soir de sa victoire, car cette soirée lui fut vivement reprochée. En fait, selon l’ancien président, « ce fut un cauchemar, car […] la situation avec mon épouse de l’époque était très tendue », écrit-il. Cette soirée au Fouquet’s restera pourtant comme le symbole du « bling-bling » sarkozyste. Mais, dans son livre, Nicolas Sarkozy se défend d’aimer l’argent d’une passion dévorante. Sinon, « je n’aurais pas fait le choix d’une carrière publique », assure-t-il. Sarkozy chef de l’Etat qui consigne par écrit ses mémoires de quinquennat. Mais ça, c’était avant. Aujourd’hui, l’agenda de l’ancien président, c’est la reconquête de l’UMP.

Sarko : déjà Sarkoléon perçait sous Bonaparte

Justement. En ligne de mire de cette reconquête, on voit poindre sa candidature à la prochaine élection présidentielle française. Nicolas Sarkozy a bien confirmé cette semaine que l’UMP organiserait une élection primaire pour désigner son candidat. Mais à en croire François Baroin, la messe de 2017 devrait être dite en 2014. Dans une confidence au magazine Le Point, l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy, qui s’est rallié à lui, affirme que l’élection à la tête du parti « vaut primaire à l’UMP. […] Dans notre tradition gaulliste, bonapartiste, c’est comme ça, le chef du parti est le mieux placé pour la présidentielle ». Les autres futurs candidats que sont Alain Juppé ou François Fillon ont dû apprécier.

BB : 80 ans et toutes ses dents

Bon anniversaire, pour conclure, à Brigitte Bardot, qui a quatre-vingts ans aujourd’hui. Star éternellement comme mondialement connue, la BB nationale des Français répond aux sollicitations de la presse cette semaine. Et ce matin, telle la Vénus de Botticelli, la blonde la plus célèbre du cinéma français, bouche en cœur et chignon-cathédrale en plus, pose son regard insolent à la Une du Parisien, journal auquel elle confesse qu’elle accepte, « sans y penser », de vieillir car, dit-elle, « c’est notre lot à tous ». Pour Brigitte Bardot, « seul le présent compte », philosophe-t-elle dans Le Parisien.

Alors, quand Le Journal du Dimanche ose avec insolence convoquer son passé, en lui reprochant de s’être davantage intéressé « aux animaux qu’à son fils », BB rétorque par un cinglant : « Et vous, à quoi vous intéressez-vous, à part votre nombril ? J’ai remarqué que ceux qui me critiquent sont souvent ceux qui ne font rien pour les autres ». Et vlan ! Quatre-vingts ans et tout son mordant ! « Bon anniversaire, BB » !

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