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Chronique des matières premières

L’appétit de Glencore pour le géant du fer Rio Tinto

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Photo non datée d'un navire chargeant du minerai de fer de la société Rio Tinto dans la région de Pilbara en Australie.
Photo non datée d'un navire chargeant du minerai de fer de la société Rio Tinto dans la région de Pilbara en Australie. (Photo : Rio Tinto/ Reuters)

Le géant du fer australien Rio Tinto vient d'annoncer qu'il venait de rejeter une première offre de fusion proposée par Glencore. Mais l'histoire ne devrait pas s'arrêter là : le groupe suisse de négoce veut désormais contrôler le marché du fer, l'ingrédient de l'acier.

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Rio Tinto se fait désirer mais le géant australien du fer pourrait bien succomber à son tour à Glencore. Il y a deux ans, c'est le groupe suisse Xstrata, premier producteur de charbon thermique au monde et grand producteur de zinc, de nickel et de cuivre, qui tombait dans l'escarcelle du grand trader suisse et le faisait entre en force dans les mines. Cette fois c'est donc au fer que s'intéresse Glencore, une matière première qui était encore quasiment absente de son portefeuille.

Le trader suisse ne convoite pas le moindre des acteurs de ce marché : l'Australien Rio Tinto, deuxième producteur mondial de fer, avec des mines parmi les plus grandes et modernes de la planète, en Australie, et des trains pilotés à distance, explique Christian Hocquard, du BRGM, qui font de la tonne de fer de Rio Tinto l'une des moins coûteuses à produire au monde. Un avantage au moment où les prix du fer dégringolent depuis que la Chine en achète moins pour ses aciéries, qui tournent au ralenti. Le fer de Rio Tinto reste toujours extrêmement rentable, alors que les petits acteurs du marché du fer tirent la langue.

Vers le premier groupe minier au monde

Une fusion de Rio Tinto avec le négociant Glencore lui donnerait un avantage supplémentaire : la force de commercialisation du trader suisse, au moment où les marchés à terme du fer se développent : il y a beaucoup d'argent à réaliser dans les transactions. Des arguments qui pourraient convaincre Rio Tinto d'accepter le mariage, si Glencore revoit un peu son offre à la hausse.

D'autant que Rio Tinto n'est plus en position de force : l'action du producteur australien s'est dépréciée à mesure que chutaient les prix du fer. En revanche, le titre Glencore est regonflé par la meilleure santé des autres métaux qu'il contrôle, comme le zinc le nickel et le cuivre. La valeur en bourse des deux sociétés se rapproche, ce qui devrait faciliter une éventuelle fusion. La nouvelle entité, déjà baptisée « GlenTinto », deviendrait le premier groupe minier au monde, détentrice de gisements de fer d'exception, en cours d'exploitation ou à venir, comme le gisement guinéen de Simandou.

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