Accéder au contenu principal
Chronique des matières premières

Rassemblée au Bourget, l'industrie nucléaire croit à sa renaissance

Audio 01:47
L'industrie nucléaire croit en sa renaissance
L'industrie nucléaire croit en sa renaissance Getty Images/Aimin Tang

Le premier salon international du nucléaire organisé en France ouvre ses portes au Bourget, près de Paris. Trois ans et demi après la catastrophe de Fukushima, la filière nucléaire veut croire en son avenir.

Publicité

En 40 ans, la France pourtant championne du nucléaire, n'avait organisé aucun salon du secteur. L'industrie nucléaire française s'était un peu reposée sur son expertise. Mais la filière a peiné avec les réacteurs de 3e génération, notamment les EPR. Puis elle a subi le choc de Fukushima, il y a trois ans et demi. Depuis la catastrophe japonaise, l'Allemagne et l'Italie ont renoncé à l'atome, ailleurs beaucoup de projets ont été gelés. En 2013, les investissements ont plafonné à 34 milliards d'euros, cinq fois moins que dans l'énergie éolienne !

Pourtant l'industrie nucléaire croit en sa renaissance. Confortée par deux événements récents : la Commission européenne a donné son accord aux financements publics du projet nucléaire Hinkley Point, au Royaume-Uni (deux EPR du Français Areva, construits par le français EDF)... Et l'Afrique du Sud vient d'annoncer qu'elle allait signer un accord de coopération nucléaire avec la France. Le Brésil, moins comblé qu'autrefois par l'hydroélectrique, avait déjà demandé à Areva au printemps dernier de l'aider à relancer l'atome. Dans beaucoup d'autres pays émergents, les programmes nucléaires se poursuivent, observe-t-on chez Vallourec, qui fournit des tubes pour les générateurs. En Chine et en Inde, bien sûr, mais aussi et bientôt en Arabie Saoudite, puisque le premier producteur mondial de pétrole a maintenu 16 projets de réacteurs.

Il faut pourtant bien constater que la concurrence s'est accrue entre les grands opérateurs du nucléaire, poussés à travailler avec leurs rivaux étrangers : le Français GDF Suez s'est allié au Japonais Toshiba pour construire en Grande-Bretagne un réacteur AP1000, concurrent de l'EPR d'Areva. Tandis qu'Areva s'est imposé en Turquie grâce aux qualités antisismiques de son réacteur Atmea, développé avec Mitsubishi. EDF croit davantage aux alliances avec les Russes de Rosatom ou avec les Chinois, invités à participer à leur premier EPR européen à Hinkley Point - difficile de résister à leurs immenses facilités financières ! L'opérateur historique français compte également prospérer grâce à la rénovation des vieux réacteurs, un chantier de 55 milliards d'euros rien qu'en France.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.