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Chronique des matières premières

Le Venezuela importe du pétrole d'Algérie

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Pour la première fois, le Venezuela importe du pétrole algérien. Ici, un employé de la compagnie nationale vénézuélienne PDVSA.
Pour la première fois, le Venezuela importe du pétrole algérien. Ici, un employé de la compagnie nationale vénézuélienne PDVSA. PDVSA

C'est une première étonnante, le Venezuela, cinquième producteur de pétrole de l'Opep, doit importer du brut d'Algérie.

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Le Venezuela, première réserve d'hydrocarbures au monde, est contraint d'importer du pétrole brut algérien. Un supertanker, avec l'équivalent de 2 millions de barils en soute, a quitté le port de Bejaia en fin de semaine dernière, il termine sa traversée de l'Atlantique et devrait accoster au terminal pétrolier de Jose, sur la côte nord du Venezuela, samedi prochain. Que se passe-t-il pour que le Venezuela, cinquième producteur de pétrole de l'Opep, ait besoin de commander du pétrole à l'Algérie ? C'est un signe que ça ne va pas bien, résume un expert, Philippe Sébille-Lopez, de Géopolia.

La production vénézuélienne repose aujourd'hui principalement sur le pétrole de l'Orénoque. Le problème avec le pétrole de l'Orénoque, c'est qu'il ne peut pas être exporté tel quel. C'est un brut extra lourd, qui doit subir une première transformation dans ce qu'on appelle des upgraders. Mais ces upgraders, prévus dans les contrats entre la compagnie nationale vénézuélienne PDVSA et les compagnies étrangères, Eni, Chevron et Repsol, ne sont pas prêts à fonctionner.

En attendant, le Venezuela doit diluer son pétrole extra lourd avec du naphta. Mais cela commence à coûter cher à la compagnie nationale vénézuélienne d'importer ce naphta, qu'elle ne peut pas se procurer à un prix intéressant dans la région. Reste la solution d'importer du pétrole léger que le Venezuela n'a pas, pour le mélanger au brut extra lourd de l'Orénoque.

Du brut léger, il y en a en Algérie, de l'autre côté de l'Atlantique. Il y en a aussi en Russie qui fournira bientôt à son tour le Venezuela ! Malgré le coût de la traversée, c'est plus rentable pour la compagnie vénézuélienne que d'acheter du naphta. Jusqu'à quand ? La question se pose étant donné la chute des cours mondiaux sous les 90 dollars, et donc la chute des revenus pétroliers du Venezuela.

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