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Chronique des matières premières

Les investisseurs lorgnent le platine zimbabwéen

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Les investissements russes sont une aubaine pour le Zimbabwe. (Photo: vue de la capitale zimbabwéenne, Harare).
Les investissements russes sont une aubaine pour le Zimbabwe. (Photo: vue de la capitale zimbabwéenne, Harare). Wikimedia Commons

Le pays détient la 2ème plus grosse réserve de platine du continent africain. Mais ces réserves sont encore largement sous-exploitées. Le mois dernier, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, était à Harare. La Russie et le Zimbabwe ont signé un accord d'un montant de 3 milliards de dollars pour l'exploitation d'un important gisement de platine proche d'Harare. 

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Le Zimbabwe possède la deuxième plus grande réserve connue de platine au monde. Et pourtant, sa production reste minime. Moins de 10% de la production mondiale. La très grande majorité du platine provient principalement d’Afrique du Sud.

Aujourd’hui, le Zimbabwe a une place à prendre. D’autant plus que le prix du métal est élevé, environ 1 270 dollars l’once, c'est-à-dire les 28 grammes. Le double du cours de l’or. Et selon les analystes, les prix sont amenés à grimper. Les réserves de ce métal sont limitées, la production est inférieure à la consommation. Et la demande ne cesse de croître, notamment dans l’industrie automobile.

Le platine est principalement utilisé pour la fabrication de convertisseurs catalytiques. Ces convertisseurs transforment les émissions nuisibles des voitures en résidus moins nocifs. L’expansion du marché automobile - et notamment des véhicules propres - va donc continuer à soutenir la demande de platine.

Aujourd’hui, seuls trois groupes exploitent du platine au Zimbabwe : Anglo-American Platinum, Impala Platinum et Aquarius Platinum. La Russie a donc décidé d’investir et d’exploiter avec le Zimbabwe la mine de Darwendale. Le gisement est situé au nord-ouest de la capitale et possèderait des réserves de 19 tonnes. L’investissement de 3 milliards de dollars, apporté par la Russie, financera le projet de mine et la construction d'une fonderie. L'exploration doit commencer en fin d’année et la production démarrera en 2017.

Pour le Zimbabwe, ce nouveau projet est une aubaine pour redynamiser son économie. Le pays peine à attirer des investisseurs étrangers depuis que le gouvernement a instauré la loi dite « d'indigénisation », une loi qui oblige toutes les entreprises basées au Zimbabwe à avoir au moins 51% d'actionnaires locaux.

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