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Chronique des matières premières

La production d'or a le vent en poupe en RDC

Audio 01:36
Mine d’or de Chudja en République démocratique du Congo.
Mine d’or de Chudja en République démocratique du Congo. AFP/Lionel Healing

La production d’or congolais a le vent en poupe. Lors d’une conférence sur l’industrie minière, fin octobre à Kinshasa, le ministre congolais des Mines, Martin Kabwelulu, a annoncé que la République démocratique du Congo pourrait voir sa production d’or tripler en 2014.

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D’un peu plus de 6 tonnes en 2013, la production d’or devrait passer à 18 tonnes d’ici la fin de l’année, soit trois fois plus. Un résultat impressionnant pour une filière qui se relance à peine. En 2007, 100 kg d’or seulement sortaient de terre, 2 tonnes en 2012.

Comment s’expliquent ces bons résultats ? Essentiellement par le démarrage de projets miniers. Et d’abord, la mine de Kibali en province orientale. L’entreprise sud-africaine a produit son premier lingot d’or en septembre 2013. La plus grande exploitation aurifère d’Afrique prévoit de produire à elle seule 15 tonnes d’or d’ici la fin de l’année.

Mais ce n’est que le début, car les réserves d’or au Congo sont énormes. La seule mine de Kibali a estimé ses réserves à 329 tonnes d’or qu’elle exploitera jusqu’en 2031. Reste que le pays pourrait gagner beaucoup plus si le secteur était assaini. Et d’abord en industrialisant ses mines.

Un rapport de l’ONU, publié en 2013, indique que 98 % de l’or produit en République démocratique du Congo est exporté frauduleusement par de nombreux groupes armés dans l’est du pays, qui se financent grâce à ce commerce. Illustration de ce paradoxe : les mineurs artisanaux dans le pays produisent environ 10 000 kilos d’or par an, mais de janvier à octobre 2013, les exportations n’ont officiellement atteint que 180,76 kilos. Un manque à gagner gigantesque pour l’Etat. L’année dernière, le Congo aurait ainsi perdu entre 7,5 et 8 millions de dollars de taxes.

Ce manque de réglementation du secteur pénalise le pays doublement car il ralentit l’arrivée d'investisseurs, qui réclament un meilleur climat des affaires et une fiscalité moins lourde sur leur production. Autant de freins au développement d’un véritable secteur industriel.
 

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