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Revue de presse française

A la Une: L’affaire Jouyet - Fillon, petits meurtres entre amis

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AFP

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Une affaire « formellement » démentie par François Fillon, et révélée par le journal Le Monde daté d’aujourd’hui. Lequel affirme en manchette que l’ancien Premier ministre de droite François Fillon « a sollicité l’Elysée pour accélérer les poursuites judicaires contre Sarkozy ». Auteurs du livre « Sarko s’est tuer » (Stock), les deux journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme détaillent dans les colonnes de leur journal le contenu d’un entretien qu’ils ont eu le 20 septembre avec le secrétaire général de l’Elysée, Jean-Pierre Jouyet. Un entretien qu’ils ont enregistré, affirment-ils. Dans cet enregistrement, Jouyet confirme, selon eux, que l’ancien Premier ministre, lors d’un déjeuner au début de l’été à Paris, l’aurait sollicité pour accélérer les procédures judiciaires visant Nicolas Sarkozy.

Tout aurait donc commencé le 24 juin dernier dans un restaurant proche de l’Elysée. Le secrétaire général de l’Elysée raconte aux deux journalistes que François Fillon ce jour-là, est furieux que Sarkozy ait fait payer, à sa place, par l’UMP l’amende liée au dépassement des comptes de sa campagne électorale en 2012. Et que l’ancien Premier ministre aurait pressé l’Elysée d’accélérer les procédures judiciaires en cours visant l’ancien chef de l’Etat. Selon la version prétendument enregistrée de Jean-Pierre Jouyet, ce dernier aurait affirmé que Fillon lui aurait dit : « Tapez vite. Jean-Pierre, tu as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir. Alors agissez ! ».

« Stop aux boules puantes », lance l’ancien Premier ministre dans Le Journal du Dimanche. « Je ne peux pas ne pas voir dans ces attaques invraisemblables une forme de déstabilisation et de complot ». Et François Fillon s’indigne. « Je n'éprouve que du dégoût devant de tels procédés qui discréditent notre démocratie ». L’ancien Premier ministre annonce aussi son intention de porter plainte contre les deux journalistes du Monde et contre leur journal.

Quand au paiement par l’UMP de l’amende infligée au candidat Sarkozy pour dépassement de ses comptes de campagne, il était licite, affirme Le Journal du Dimanche, qui publie sur son site Internet et dans ses colonnes deux notes du ministère des Finances sur le sujet (des documents « jusque-là top secret », souligne emphatiquement le confrère), et selon lesquelles, en droit français, on ne trouve pas d’obstacle à ce que les sommes « avancées par l’UMP tiennent lieu de règlement définitif des créances de l’Etat ». Autrement dit, selon Le JDD, le parti pouvait payer l’amende en lieu et place de son candidat. Affaire à suivre…

Mur de Berlin : fin de siècle

C’est un cliché historique. Mains posées sur le mur, d’un commun élan, tout le monde pousse... Le panneau commence à céder. Il se détache, comme un domino, comme une dent pourrie qui tombe d’une mâchoire. La paroi de béton s’entrouvre. Dans la brèche ainsi ouverte, le ciel de Berlin apparaît enfin jusqu’au sol.

La photo a été prise le 10 novembre 1989 au matin par le photographe américain Tom Stoddart, et c’est Le Figaro Magazine qui la publie. Dans la nuit de liesse et de fièvre, quelques heures plus tôt, les Berlinois ont « fait » le Mur, autrement dit ils l’ont franchi, circulant librement d’est en ouest et inversement, une première depuis vingt-huit ans. Sur la photo, les visages sont jeunes, presque juvéniles. « Pour toute une génération, l’impensable est arrivé », s’enthousiasme le journal. Car l’événement est considéré comme « le symbole de la chute du communisme ».

Dans les colonnes du Fig Mag, Lech Walesa, ancien leader syndicaliste polonais devenu président de son pays, prétend que ce sont plutôt ses compatriotes qui, les premiers, ont fait « tomber la dentition de l’ours soviétique », ce qui, dix ans plus tard, a permis de « faire chuter le Mur et le système soviétique ». A commencer par le plus illustre d’entre eux, le pape Jean-Paul II, portant partout la parole de Matthieu, le biblique « N’ayez pas peur » et lançant aux quatre vents son slogan : « Changez le monde ».

Mur de Berlin : on refait le mur

Mais le Mur de Berlin n’était pas le seul. Et depuis sa chute, ils sont sortis de terre un peu partout dans le monde. Jérusalem, Belfast, Mexique, Bangladesh… L’hebdomadaire Courrier international en a dénombré « cinquante à abattre ». Sans oublier les triples grilles hérissées de barbelés qui tentent d’empêcher les clandestins de passer « au péril de leur vie » dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, au Maroc. Ou encore ce mur entre l’Arabie saoudite et l’Irak ou celui entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe.

Mais de tous, quel est le plus infranchissable ? Réponse de Courrier international : la Méditerranée ! Depuis l’an 2000, 25 000 migrants y sont morts et l’année 2014 est d’ores et déjà la plus meutrière. « Ce n’est pas mare nostrum mais murus noster », lance le journal.

Un « monde de murs », donc, constate Courrier international.. Il y a même une « économie des murs » qui profite au « complexe militaro-industriel », explique au périodique une chercheuse canadienne. « Il y a une mondialisation du marché de la frontière fortifiée. Beau paradoxe, non ? », remarque-t-elle dans l’hebdomadaire. Mais c’est ainsi, « plutôt bétonner que régler les problèmes ».

Burkina – Faso : fin de partie pour un satrape

Une autre chute, plus récente celle-là, intéresse la presse cette semaine. Celle de Blaise Compaoré au Burkina-Faso. Le « Brutus africain » Compaoré, comme le surnomme à son tour Marianne, en référence à l’assassinat, deux ans avant la chute du Mur de Berlin, de son prédécesseur Thomas Sankara le 19 octobre 1987.

En offrant « à la Françafrique », ce jour-là, le « scalp » d’un Sankara trop imprévisible, le « vilain Blaise » devint Compaoré « l’allié précieux », énonce Marianne. Le journal rend hommage à la « jeunesse africaine urbanisée » qui a chassé Compaoré, à l’image du mouvement Balai citoyen dont les membres « n’ont rien demandé à une opposition qui s’est raccrochée tant bien que mal à la vague humaine déferlant à plusieurs reprises dans les rues de la capitale » Ouagadougou, énonce l’hebdomadaire (et l’on se demande, en lisant cette affirmation de Marianne, si c’est bien le moteur qui fait tourner l’hélice, ou l’inverse)...

Foot : Zlatan, le retour

Le choc Marseille-Paris. Et le retour d’Ibrahimovic. « Lâchez les fauves », somme L’Equipe. Ibrahimovic « devrait jouer », ajoute le journal sportif. Ce match OM – PSG « va » marquer le retour sur le terrain de Zlatan Ibrahimovic, affirme, catégorique, Le Parisien Dimanche. Au coup d’envoi, la France « va s’arrêter », prédit le confrère. Qui précise quand même, que cet arrêt prévu n’est pas « lié à la crise qui frappe notre pays » mais à la passion du foot. On respire…

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