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Revue de presse Afrique

A la Une: en attendant le président de la transition…

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© AFP/Pius Utomi Ekpei

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Le suspense dure toujours au Burkina. « Une semaine après l’insurrection populaire qui a fait plier le régime de l’ex-président Blaise Compaoré, constateFasozine, le Burkina Faso attend de connaître et d’installer le président de la nécessaire transition civile dans laquelle le pays doit s’engager avant de se choisir des dirigeants plus légitimes. Pour éviter les égarements du passé, les militaires qui se sont provisoirement emparé du pouvoir, les partis politiques et la société civile se donnent le temps qu’il faut pour confectionner le costume qu’il faut au nouveau président. »

Et « la semaine qui s’annonce devrait être celle de l’aboutissement, estime Fasozine. Le costume du président étant presque coupé, il ne reste qu’à connaître le nom de l’heureux élu. Car, ce n’est pas le pain qui manque sur la planche de ce pays qui s’est arrêté de fonctionner normalement. »

Alors qui pour diriger la transition ? Des noms continuent de circuler dans la presse burkinabé… Il y a le général à la retraite Marc Tiémoko Garango, l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo, dont on se rappelle la tentative de médiation en février dernier, l’archevêque de Bobo-Dioulasso, Paul Ouédraogo. Mais d’autres personnalités émergent, rapporte L’Observateur Paalga, comme l’ancienne présidente du Conseil d’Etat, Haridiata/Seré Dakouré ; Michel Kafando, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien représentant permanent du Burkina Faso auprès des Nations unies à New York ; Barthélemy Kéré, président de la Commission électorale nationale indépendante ; Jean-Baptiste Natama, qui dirige actuellement le cabinet de Nkosazana Dlamini-Zuma, la première femme présidente de la Commission de l’Union africaine ; Ousmane Ouédraogo, ancien ministre des Finances, ancien vice-gouverneur de la BCEAO ; et enfin Anatole Tiendrébéogo, ancien ministre, ancien ambassadeur et ancien secrétaire général adjoint de l’OUA.

« Ce ne sont donc pas les personnalités qui manquent, commente L’Observateur Paalga. Reste maintenant à s’entendre sur la procédure de désignation. »

L’UA met de l’eau dans son vin

En attendant, la presse burkinabé se félicite de l’arrivée hier à Ouagadougou du président mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz… « Muni de sa casquette de président en exercice de l’Union africaine, le n° 1 mauritanien est dans la capitale burkinabè pour mettre balle à terre, affirme le quotidienAujourd’hui, après l’injonction de l’organisation continentale, enjoignant le 5 novembre dernier, le lieutenant-colonel Zida et Cie de remettre le pouvoir aux civils, sous peine de sanctions. L’UA, par son président en exercice, fait donc amende honorable, constate Aujourd’hui, car elle sait qu’au regard des circonstances, 15 jours sont insignifiants pour remettre tout en ordre, surtout après le règne interminable que fut celui de Blaise Compaoré. En outre, l’UA a dû se rendre à l’évidence : le cas burkinabè pourrait faire tache d’huile, et provoquer un effet domino. En aidant les Burkinabè à bien gérer la transition, elle donne en même temps un signal fort aux peuples qui croulent sous la férule de timoniers modernes dont ils voudraient qu’ils passent la main. De gré ou de force. »

« L’UA fait son mea culpa, renchéritGuinée Conakry Infos Le 3 novembre dernier, rappelle le site guinéen, l’Union Africaine, constatant la chute de Blaise Compaoré et, sans doute pour se racheter de son intervention tardive et de la position confuse qu’elle avait affichée à propos du projet de modification constitutionnelle voulu par l’ancien président du Faso, a réagi avec fermeté, en fixant un délai de 15 jours, pour le transfert du pouvoir aux civils. Quelques jours après, touché dans son orgueil et sa fierté, le lieutenant-colonel Zida avait vertement répondu à cette injonction. Une réaction qui, de toute évidence, a payé. Dans la mesure où l’instance panafricaine a, quelque peu, adouci son discours et infléchi sa démarche. »

Unissez-vous !

Enfin, le quotidien Le Pays poursuit sa campagne de promotion et d’extension de la révolution burkinabé : « satrapes de tous pays, tremblez ! », s’exclame le quotidien ouagalais. « Il faut maintenant espérer que dans les pays qui croupissent encore sous le joug de dictateurs, la société civile et l’opposition puissent être confortées dans leur engagement par l’exemple burkinabè. Car, il y a encore hélas, des chefs d’Etat qui ont l’oreille dure sur le continent. Chez eux comme dans le Burkina de Blaise Compaoré, oser s’afficher dans l’opposition politique sonne comme une sorte de suicide. Traques et intimidations de toutes sortes s’abattent sur ceux qui s’aventurent à braver le prince du moment. […] Il faudra donc, s’exclame encore Le Pays, que les opposants togolais, béninois, rwandais, bissau-guinéens et des deux Congo, pour ne citer que ceux-là, tiennent bon et que la société civile de chacun de ces pays se dynamise davantage et prenne à bras-le-corps le combat pour une démocratisation réelle qui ne saurait être laissée aux seuls hommes politiques. Car, seule la lutte paie. Les chefs d’Etat qui continuent à ramer ou à vouloir ramer à contre-courant des aspirations des populations, doivent se convaincre qu’ils sont en train de mener un combat d’arrière-garde. »

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