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Revue de presse française

A la Une: le devoir de mémoire

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AFP

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En ce 11 novembre 2014, où nous commémorons l’armistice de 1918 qui mit fin à la Première Guerre mondiale, François Hollande va inaugurer l’Anneau de la mémoire. « Un immense monument en forme de cercle fait de plaques d’acier, décrit Libération, construit en haut d’une colline, dans le Pas-de-Calais, entre Arras, Liévin et Béthune, un territoire qui fût le théâtre de batailles farouches pendant la Grande Guerre où des soldats sont tombés par centaines de milliers. L’Anneau de la mémoire réunit dans une fraternité posthume 579 606 soldats venus du monde entier morts sur les champs de bataille. Leurs noms sont inscrits dans l’ordre alphabétique, sans distinction de nationalité, de grade, d’origine ou de religion sur 500 plaques d’environ 3 mètres de haut, d’un métal doré reflétant la lumière. »

« Pourquoi ce 11 Novembre ? » : c’est la question posée dans Le Figaro ce matin par le président de la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, le général Elrik Irastorza. « Dans quelques heures, écrit-il, après s’être incliné devant la dalle sacrée du Soldat inconnu, le président de la République inaugurera le Mémorial international de Notre-Dame-de-Lorette. Mais pourquoi donc commémorer encore la plus grande hécatombe de notre histoire nationale et construire un tel monument ? N’avons-nous pas plus urgent à faire alors qu’il n’y a plus un seul combattant survivant ? Il faut se rendre à l’évidence, répond le président de la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale : quoi que l’on fasse, les peuples se souviennent des épreuves terribles et des grandes ruptures de leur histoire, ne serait-ce que pour se construire en toute sécurité un avenir de liberté. Ni les Français ni la Grande Guerre n’échappent à cette règle. »

Ouest France évoque également ce devoir de mémoire afin de mieux préparer l’avenir… « Aujourd’hui, ces commémorations devraient être autant d’appels au refus du repli sur soi, autant d’avancées vers la coopération. Hors de la fraternité, pas de salut. Elle est le seul ciment qui peut faire tenir la cité des hommes sur cette petite planète que nous découvrons aujourd’hui si fragile. C’est à sa sauvegarde qu’il faut consacrer nos efforts. Sinon, nous et les générations suivantes vivrons des drames bien pires encore que ceux que nous évoquons aujourd’hui. »

Complot ou affaire d’Etat ? 

En ce 11 novembre, jour du souvenir de la Grande guerre, c’est une bataille politique qui est toujours à la Une des journaux… L’affaire Fillon-Jouyet… Une affaire qui « ébranle l’Elysée et l’UMP », s’exclame Le Monde. Une affaire qui met surtout « L’Elysée sous pression », estime Le Figaro qui voit de « curieux hasards. » Notamment celui-ci : peu après le fameux déjeuner du 24 juin entre François Fillon et Jean-Pierre Jouyet, « le 2 juillet, sur la base d’un signalement transmis la veille par les commissaires aux comptes de l’UMP, le procureur de Paris ouvre une enquête préliminaire sur le paiement des pénalités pour dépassement des comptes de campagne de l’ex-chef de l’État. Sans doute un hasard ! En tout cas, c’est étrange, relève Le Figaro, car, en novembre 2013, deux notes signées de Bercy avaient démontré que le règlement de ces pénalités pouvait être fait par l’UMP, au nom de Nicolas Sarkozy. Comment ces deux documents officiels ont-ils pu être ignorés, oubliés ? Toujours est-il que, subitement, ce qui était considéré comme licite est devenu délictueux. L’ancien président de la République se retrouve alors poursuivi pour abus de confiance, complicité et recel. »

Alors « y a-t-il eu complot ou affaire d’Etat ? », non, répond pour sa part Libération. « Il faudrait pour cela que la justice ait été influencée par l’exécutif. Rien ne l’indique, estime le journal. On dira alors que Jean-Pierre Jouyet a eu tort de parler à des journalistes dans l’espoir d’accentuer la zizanie à droite. Certes, mais, s’interroge Libération, doit-on se plaindre dans les journaux des confidences faites aux journalistes, qui ont tout de même l’avantage d’informer le public sur les turpitudes des puissants ? »

Haro sur Jouyet !

En tout cas, la presse quotidienne régionale n’a pas de mots assez forts pour fustiger Jean-Pierre Jouyet… Le Courrier Picard ouvre le feu : « le secrétaire général de l’Élysée est sans doute un homme important, mais à ranger dans la case des technocrates qui ont au moins autant profité du pays qu’ils l’ont servi. […] Cet homme incarne ce que la République est capable d’engendrer : des manipulateurs intrigants qui cherchent à influencer le cours des choses politiques autrement que par des projets d’actions à présenter aux Français. Il a voulu détourner la machine médiatique dans un but qui reste à éclaircir ? Elle va le broyer, le pauvre. »

« Ce que cette affaire révèle à coup sûr pour l’heure, dénonce la Montagne, ce sont surtout les pratiques d’une société médiatico-politique de connivence où les oppositions de façade dissimulent des complicités inavouables. Commençons par Jean-Pierre Jouyet, grand serviteur de l’État, ami proche de François Hollande après une “aventure” chez Sarkozy. On veut bien croire qu’il ait lié une relation d’estime “innocente” avec François Fillon lors de son passage dans son gouvernement, mais pourquoi ce déjeuner dont il a distillé les relents à des journalistes ? Avec quel dessein ? »

Enfin, estime La Voix du Nord, « il faudra bien que le président sorte, d’une façon ou d’une autre, de la tranchée, fût-ce en sacrifiant son chef d’État-major élyséen particulièrement maladroit ! Un grand gaffeur capable de transformer en vingt-quatre heures une affaire pouvant empoisonner la droite en piège pour l’exécutif soupçonné des pires intrigues ! Plaider la “maladresse” de M. Jouyet ne suffira pas à renvoyer l’affaire à l’envoyeur ! L’Élysée ne peut rester ainsi en posture d’accusé. »

Une nouvelle façon de consommer

Enfin, « partagez pour économiser ! » : c’est la Une du Parisien… « Je vends, tu loues, on troque, vous partagez ! Les Français sont de plus en plus nombreux à s’improviser marchand d’un jour ou voisin au grand cœur, constate en effet Le Parisien. Même pendant leurs congés, ils sont 39 % à partager leur appartement, leur voiture ou leur tronçonneuse selon une enquête d’Easyvoyage publiée récemment. Pompeusement appelée “économie collaborative”, cette nouvelle façon de consommer bouleverse de façon bien concrète notre quotidien. Un sondé sur deux estime même que c’est l’avenir du commerce, selon une étude IFOP. »

« Après le système D, l’heure est au système P, commente Le Parisien. La fameuse “débrouille” à la française cède donc la place à la notion de “partage”. Le phénomène dépasse d’ailleurs largement nos frontières, puisque des spécialistes de la prospective nous promettent aujourd’hui que le XXIe siècle sera partageur ou ne sera pas. »

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