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Revue de presse Afrique

A la Une: le Tchad dans la tourmente?

Audio 05:00
© AFP/Pius Utomi Ekpei
Par : François-Xavier Freland
10 mn

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« Le Tchad sera-t-il le second Burkina Faso », se demande Makaila.over, un blog d’opposition qui est très organisé et semble le plus informé pour rendre compte de la situation dans ce pays très contrôlé par le pouvoir.

« Plus rien ne va au Tchad – pays pétrolier – où la grogne sociale s’est transformée en manifestation avec plusieurs mouvements de grève des enseignants, des avocats, des huissiers et des notaires. Ça a chauffé au Tchad ce mardi, particulièrement dans trois villes du pays », constate le blog qui publie aussi quelques rares photos de cette contestation. Sur l’une d’entre elles, on voit des départs de feu sur une avenue, sans qu’on sache exactement où a été prise la photo... Selon le blog, plusieurs manifestations sont maintenues dans certaines villes du sud notamment, à Sahr à Moundou, deux villes où la répression policière aurait déjà fait plusieurs victimes, comme à Ndjamena la capitale, selon Makaila.over.

Face à un tel élan de contestation, le chef de file de l’opposition aurait même demandé à Idriss Déby de « ne pas se représenter » en 2016, relate encore le blog Makaila.over.

La révolte couve-t-elle aussi au Nord ?

Et sur le site de Tchad actuel, on trouve ce commentaire sur les manifestations de ces jours-ci hostiles au gouvernement Idriss Deby : « La lutte pour la survie, contre le retard des salaires, le manque du carburant, de l’électricité, de l’eau potable, contre la gabegie et les détournements massifs, cette lutte n’est pas l’affaire uniquement d’une partie de la population; elle concerne toute la population. Celle de la partie du nord a tort de revendiquer une quelconque proximité avec ce régime des apatrides, des prédateurs ; un régime qui affame la population pour expliquer son immobilisme ».

A noter cet article paru deux jours avant toujours dans Tchad actuel qui revient sur la manière dont Idriss Deby a vécu les événements de Burkina Faso. « La réaction de Deby quand un de ses conseillers lui a chuchoté à l’oreille la chute de son mentor au Burkina, aurait été celle-ci selon le journal d’opposition en ligne qui cite des témoins oculaires : Il était réellement plongé dans le vide ; ses interventions incohérentes, décousues et ressemblaient plus à des délires qu’à des paroles destinées à expliquer une situation, lit-on. « Preuve de son malaise », constate encore Tchad actuel, « Idriss Deby aurait ordonné séance tenante, le recrutement de 7 000 militaires pour la région du BET », dans le nord, sa région natale connue pour lui être, à certains endroits, hostile...

Et pendant ce temps, Ebola...

A la Une, un nouveau cas d’Ebola au Mali. Un infirmier d’une clinique privée de Bamako aurait été contaminé par un patient guinéen qui a séjourné dans l’établissement et qui est, depuis, décédé. Alors, la nouvelle est tombée tard, la presse malienne n’a pas vraiment eu le temps de traiter l’information. « Un nouveau cas au Mali, sans lien avec le précédent », s’inquiète pour sa part Maliactu.net qui souligne que « l’annonce de cette nouvelle contamination intervient au moment où le Mali s’apprêtait à lever la quarantaine de plus de 100 personnes ayant approché l’unique cas identifié jusque-là ». C’était une fillette de 2 ans venue de Guinée et décédée le 24 octobre à Kayes.

Et sur le site de Maliweb, on retrouve une photo, celle de supposées infirmières préparées contre Ebola avec des équipements de protection plus que précaires. Des grèves ont d’ailleurs eu lieu récemment pour réclamer des équipements meilleurs et plus adaptés.

Ebola frappe aussi le sport

« L’équipe nationale du Maroc disqualifiée de la CAN 2015 », titre dans ses pages le quotidien marocain Tel Quel. C’est à la Une aussi du journal Aujourd’hui le Maroc. Sur le site du quotidien Le Matin, on retrouve un article publié la veille qui explique que l’affaire pourrait être portée devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui siège à Zurich. Afin de s’éviter au moins le paiement d’une lourde sanction, le Maroc devrait mettre en avant l’argument du cas de force majeure pour justifier sa position.

Car, outre le fait que le Maroc soit disqualifié automatiquement pour cette édition par la CAF par son refus d’organiser la compétition, certains évoquent déjà une suspension pour plusieurs éditions de CAN, mais aussi des amendes colossales, renchérit Guinée Conakry Infos.

La Confédération africaine de football (CAF), quant à elle, est déjà en train de plancher pour lui trouver un remplaçant, et là ça se complique. Le site d’informations en ligne cite quatre pays bien placés : l’Angola, le Gabon, l’Egypte, le Soudan et même le Nigeria. Mais si tous ces pays ont les infrastructures pour recevoir une telle compétition, certains ont des handicaps majeurs. Au Nigeria, il y a le problème sécuritaire imposé par Boko Haram, en Egypte celui des « Frères musulmans qui ruminent encore leur amertume », lit-on. Au Soudan, « le problème réside plus dans la conception que certains dirigeants occidentaux se font d’Omar El Béchir, le président que dans un quelconque déficit sécuritaire ». Tous ces éléments réunis font que l’Angola et le Gabon semblent être les mieux placés pour abriter la compétition, conclue Guinée Conakry Infos.

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