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Revue de presse Afrique

A la Une: Le Burkina Faso, un petit pas vers la transition?

Audio 04:00
© AFP/Pius Utomi Ekpei

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Si aucun accord n’a réellement été signé, armée et civils semblent s’accorder sur certains principes. « La charte de la transition est presqu’au point, en attendant le réglage de certains de ses aspects », se réjouit Le Faso aujourd’hui.

« L’armée, consent à revoir ses prétentions à la baisse », estime Guinée Conakry infos. « Les militaires semblent finalement accepter que le Conseil national de Transition - devant jouer le rôle de l’Assemblée nationale – et dont ils réclamaient la direction, soit géré par une personnalité civile », lit-on. Et pour ce qui est de sa composition, l’armée concède à la société civile et aux partis politiques anciennement opposés à Blaise Compaoré, la plus grande part du « gâteau ». Chacun de ces deux groupes d’acteurs sera représenté par 25 membres dans cette nouvelle assemblée. L’armée viendrait en seconde position, avec 15 représentants.

Bien qu’il faille attendre l’avis ultime de la hiérarchie militaire pour crier victoire, il convient tout de même de souligner qu’il y a d’ores et déjà un motif d’espoir, estime Guinée Conakry Info.

« Transitions démocratique au Burkina : Zida entrera-t-il dans l’histoire ? », se demande pour sa part le quotidien burkinabè Le pays.

« Tant que le pouvoir ne sera pas transmis aux civils, le doute subsistera », estime ce dernier alors que la suspension de la Constitution a été à l’origine de certaines inquiétudes au lendemain des événements. Le fait que l’armée ait refusé de tirer aveuglément sur la foule est déjà un bon signe. « Les déclarations des militaires se veulent rassurantes », selon Le Pays, mais « les Burkinabè et toute la communauté internationale attendent de voir si l’armée jouera le jeu jusqu’au bout, et ne cherchera pas, par des moyens détournés, à conserver le pouvoir. Et c’est un civil qui prend la tête de cette transition », le quotidienLe pays, se demande si ce dernier « aura les coudées franches pour agir en toute indépendance, ou bien s’il sera l’homme-lige de l’Armée ».

Le Mali inquiet face à Ebola

Oui, suite à la mort d’une deuxième victime d’Ebola mardi, un infirmier de la clinique Pasteur à Bamako, les autorités ont multiplié les mesures préventives pour éviter toute propagation, nous dit Malijet. Au niveau de la famille de l’agent de santé décédé, environ 45 personnes sont en quarantaine. L’homme a contracté le virus après avoir donné des soins à un vieux guinéen qui avait transité par la clinique Pasteur et mort depuis. Au moins 16 personnes soupçonnées d’avoir été en contact avec ce dernier ont aussi été identifiées et placées en quarantaine.

Après le décès de l’infirmier, lundi 10 novembre, un autre médecin de la même Clinique Pasteur présente des symptômes ressemblant à ceux du virus Ebola, rapporte malijet. C’est un cas suspect, pas encore confirmé.

Ebola : l’obligation de bien informer

Les autorités maliennes invitent en ce moment les populations à ne pas céder à la panique, et craignent les journalistes en quête de sensationnalisme. Ceux qui racontent n’importe quoi pour faire du papier. Et à ce propos, le journal Le Républicain nous fait part de cette conférence opportune qui s’est déroulée hier, mercredi 12 novembre à l’ambassade des États-Unis de Bamako, qui a été particulièrement suivie, afin d’aider le gouvernement malien dans sa lutte contre Ebola. Durant cette conférence, les animateurs sont revenus sur les erreurs commises aux États-Unis par les journalistes, lors de l’apparition des premiers cas pour mettre, en garde la presse malienne. Selon le résumé du Républicain, Il est cependant souhaitable que le journaliste sache comment se transmet la maladie et comment les malades sont traités afin de bien relayer cette information. Les journalistes qui couvrent la pandémie sont souvent les premiers exposés. Et à cause d’une certaine ignorance dans la profession, des journalistes ont même été infectés apparemment en Afrique de l’Ouest, où plusieurs cas ont été recensés.

Côte d’Ivoire : du rififi dans l’air au FPI

En Côte d’Ivoire, la candidature d'Affi pour la présidence du FPI, risque de faire grincer quelques dents dans le camp des pros-Gbagbo. Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), a déposé, hier, mercredi 12 novembre à Abidjan-Attoban, sa candidature à l’élection de président de ce parti qui aura lieu lors du congrès du 11 décembre prochain. Ces quelques jours à peine après celle de Laurent Gbagbo, déposé par son fils Michel. Fratmat revient sur ce mini-événement au sein du FPI... « Peut-on demander à un otage d’organiser sa propre libération ?, s’est interrogé hier, Affi N’Guessan qui a justifié sa candidature » pour obtenir « la libération de Laurent Gbagbo », toujours détenu par la Cour pénale internationale. A en croire, la presse ivoirienne ce matin, pas sûr que ses arguments soient entendu du côté de l’entourage de Laurent Gbagbo, alors qu’il se trouve ainsi en concurrence avec ce dernier dans la course à la présidence du parti.

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