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Chronique des matières premières

L'oléoduc Keystone, outil de l'indépendance énergétique américaine?

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El oleoducto partirá de Alberta, Canadá, y atravesará seis estados estadounidenses hasta Texas.
El oleoducto partirá de Alberta, Canadá, y atravesará seis estados estadounidenses hasta Texas. Craig Wilson/ youtube.com

Le Congrès américain a entamé jeudi 13 novembre l’examen du projet d’oléoduc Keystone XL, qui doit augmenter les quantités de pétrole lourd canadien expédiées aux Etats-Unis. Le texte a de grandes chances d’être voté, mais il doit obtenir l'aval de Barack Obama, très réservé depuis le début sur ce projet.

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Voilà six ans que le projet d'oléoduc Keystone XL est dans les cartons. Grâce à ce nouveau tuyau transfrontalier, le Canada pourrait expédier beaucoup plus de pétrole de ses sables bitumineux de l'Alberta vers les Etats-Unis, sans avoir à construire un oléoduc vers le fleuve Saint-Laurent ni à trouver un autre débouché à l'export.

L'industrie pétrolière aux Etats-Unis attend aussi impatiemment l'arrivée de ce pétrole lourd canadien, qui pourrait idéalement remplacer le pétrole saoudien ou vénézuélien dans les mélanges avec le pétrole léger extrait des schistes aux Etats-Unis. C'est pourquoi l'industrie pétrolière présente Keystone XL - et c'est sa signification en anglais - comme la « clé de voûte » de l'indépendance énergétique pour l'Amérique du Nord, qui pourrait alors quasiment se passer de l'Opep, y compris du fournisseur encombrant de Caracas !

Dans la réalité, ce sera affaire d'arbitrage selon le prix des différents bruts. Et les citoyens américains, favorables à cet oléoduc d'après les sondages, ne verront pas fatalement baisser les prix de l'essence. Tout ce nouveau pétrole fourni aux Etats-Unis pourrait même repartir à l'export sous forme de produits raffinés, que ce soit vers l'Europe ou l'Amérique latine.

C'est d'ailleurs ce qu'espère la sénatrice de Louisiane, qui a vu l'activité des terminaux d'importation ralentir. Pourquoi ne pas les voir renaître grâce aux exportations ? Démocrate comme Obama, elle votera pour l'oléoduc Keystone XL mardi prochain, alors que le président américain continue de résister à un projet qui encourage les hydrocarbures.

L'hôte de la Maison Blanche a déjà obtenu une modification du tracé, qui évitera les fragiles prairies du Nebraska. Maintenant que le département d'Etat a conclu que l'oléoduc Keystone XL n'augmentera pas les émissions de CO2, contrairement au transport ferroviaire du pétrole canadien, Barack Obama pourrait fléchir et donner son feu vert. Même si celui-ci continue d'affirmer que la construction du pipeline ne créera qu'une poignée d'emplois pérennes aux Etats-Unis.

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