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Revue de presse française

A la Une: Bouteflika, grand corps malade

Audio 07:07
AFP

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Comment va Abdelaziz Bouteflika ? Le président algérien est hospitalisé dans une clinique de Grenoble, dans le centre-sud-est de la France. Cet homme de 77 ans, qui fut victime d’un accident vasculaire cérébral l’an dernier, y est arrivé par avion jeudi, a révélé hier le journal local Le Dauphiné Libéré. Qui précisait que Bouteflika avait été hospitalisé dans un service de cardiologie et maladie vasculaire. Le Parisien affirme de son côté que le séjour hospitalier du président Bouteflika avait été « prévu à l’avance ».

Ce nouvel incident de santé du raïs algérien ne manque pas, en tout cas, de susciter des inquiétudes en Algérie comme ailleurs. Car ce président « n’a pas de dauphin », souligne Le Parisien. « Bouteflika, ou en tout cas ce qu’il représente, reste une figure indispensable dans le paysage politique algérien, insiste le journal. Si le vieux chef était obligé de se retirer de la scène, le pays connaîtrait alors une période de grande incertitude ».

Mali : alerte Ebola

Depuis hier, la France déconseille les déplacements vers les deux principales villes du Mali que sont Bamako et Kayes, note également Le Parisien. Qui constate que, depuis deux semaines, « deux décès » liés au virus sont confirmés au Mali : celui d’une fillette de 2 ans et celui d’un soignant. « Le virus est entré par la Guinée, explique Le Parisien. La fillette contaminée en venait. Elle est décédée au Mali le 24 octobre. L’infirmier travaillait, lui, à la clinique Pasteur de Bamako. Il est décédé du virus Ebola après avoir été en contact avec un imam Guinéen arrivé par bus fin octobre pour se faire soigner d’une insuffisance rénale ».
« Des tests sont en cours pour confirmer si le religieux et un de ses amis, lui aussi décédé, étaient bien contaminés », ajoute le journal. Et puis hier, la fièvre Ebola a été diagnostiquée chez un médecin de cette même clinique et une femme est actuellement en traitement à l’hôpital Gabriel-Touré de Bamako. Plus de 90 personnes sont ainsi placées en quarantaine dans la capitale depuis la mort de l’infirmier, et les professionnels de santé s’emploient à retrouver un nombre indéterminé de personnes qui ont été en contact avec les malades. Parmi eux, une quinzaine de soldats de l’ONU, traités dans la clinique Pasteur pour d’autres pathologies au moment de l’annonce du décès de l’infirmier, sont en quarantaine.

G20 : il était un petit navire

C’est à Brisbane, en Australie, que les vingt premières puissances économiques se réunissent ce week-end. Au menu des discussions, la croissance. Mais en coulisses, la question du Mistral. Elle sera discutée en tête-à-tête par les présidents russe et français aujourd’hui. La France refuse toujours de livrer aux Russes le premier des porte-hélicoptères qu’elle a construits pour cet encombrant client, les conditions, selon Paris, n’étant toujours pas réunies pour sa livraison, en raison, notamment, de l’aggravation des tensions en Ukraine. Mais le Kremlin ne l’entend pas de cette oreille et a donc lancé hier un ultimatum. La France a jusqu’à fin novembre pour la livraison si elle ne veut pas s’exposer à des demandes de compensation.

A Brisbane, François Hollande est « au pied du mur », lance en manchette Le Figaro. Selon le quotidien, le président français ne peut plus apporter aujourd’hui qu’une « mauvaise solution » à ce dossier. S’il renonce à livrer le navire, l’État devra non seulement « rembourser » le prix du bateau, déjà acquitté par la partie russe, mais aussi « s’exposer » à de lourdes pénalités. « La parole et la réputation de la France et de son industrie d’armement, qui négocient des contrats avec d’autres pays, risquent d’en être affectées », prévient Le Figaro. Mais à l’inverse, si la France honore la vente, c’est la confiance de ses partenaires que la France « risque de perdre », et la sécurité européenne, déjà bien éprouvée, qu’elle mettrait « une nouvelle fois » à l’épreuve.

Jusqu'ici, Paris avait « joué la montre, explique Le Républicain Lorrain, espérant que la situation se calmerait en Ukraine et que la diplomatie produirait ses effets ».

Mais, on le voit, c’est tout le contraire qui s’est produit.

Et le dilemme reste « toujours aussi fort, confirme La Voix du Nord. Hollande doit choisir entre « le respect d'une parole commerciale » et la « confrontation politique ». Et le confrère du septentrion français de conseiller à l'Élysée de « sortir rapidement d'une ambiguïté stérile ».

Alors, que va-t-il se passer aujourd’hui à Brisbane ? « Bien malin qui peut dire quelle est la meilleure stratégie à adopter », se borne à énoncer Le Journal de la Haute-Marne.

Comme le constate Le Parisien, le président russe Vladimir Poutine « électrise le G20 ». Le moins que l’on puisse écrire..

CAN : retour à Malabo

C’est finalement en Guinée équatoriale que va se dérouler la prochaine CAN. Avec cette question : transférer la Coupe d’Afrique des nations du Maroc vers la Guinée équatoriale, combien ça coûte ? Réponse du Parisien : « entre 5 et 10 M€ » de frais supplémentaires, que le nouveau pays hôte « aurait accepté de prendre à sa charge ».

La CAN en Guinée équatoriale ? C’est l’occasion pour Libération de rappeler que le pouvoir local, qui « emprisonne à tout-va » ses opposants, a récemment « interdit » aux médias d’Etat « d’évoquer » la chute de Compaoré au Burkina Faso. « Histoire de ne pas donner de mauvaises idées à ses citoyens qui subissent Obiang depuis trente-cinq ans ? », interroge Libé. Vive le foot..

Burkina Faso : le Che africain

Le Burkina Faso, restons-y pour évoquer la mémoire de Thomas Sankara. Avec tout d’abord une visite au cimetière de Dagnoe, à Ouagadougou, sur la tombe de l’ex-président burkinabé, assassiné en 1987. Thomas Sankara, un « fantôme qui ressurgit aujourd’hui avec d’autant plus de force que l’insurrection populaire d’octobre s’est réclamée de son nom », souligne Libération, qui joue les guides pour cet hommage posthume.

Rencontre dans le journal avec Smockey, Sams’K Le Jah ou encore Souleymane, alias Basic Soul, grandes figures du « Balai citoyen », ce mouvement de désobéissance civile créé il y a un peu plus d’un an avec l’objectif de « balayer » le régime Compaoré.

Mais attention, prévient Libé, certains anciens dignitaires du régime « restent dans l’ombre. Comme le général Gilbert Diendéré, ancien chef d’état-major particulier de Compaoré, accusé d’avoir envoyé ses hommes assassiner Sankara ce fameux jour d’octobre 1987 qui hante le pays », énonce en toute lettres Libération.

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