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Chronique des matières premières

L'accord de libre échange Australie-Chine plus favorable au lait qu’au charbon

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Le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre australien Tony Abbott à Camberra, le 17 novembre 2014.
Le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre australien Tony Abbott à Camberra, le 17 novembre 2014. REUTERS/David Gray

Plutôt fournisseur de minerais à la Chine, l'Australie devrait, grâce à l'accord de libre-échange entre les deux pays, doper ses exportations de viande et de produits laitiers.

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L'accord de libre-échange avec la Chine, c'est pour l'Australie l'occasion de sortir de son ultra-dépendance au secteur minier. L'Australie est le premier partenaire commercial de la Chine, vers laquelle elle dirige plus d'un tiers de ses exportations, en échange de produits manufacturés chinois. Mais elle vend surtout à la Chine son minerai de fer, son cuivre et son charbon. Or les prix de ces matières premières se sont effondrés. Le traité de libre-échange soutiendra bien un peu le secteur, en faisant disparaître certains droits de douane. Il pourrait même permettre à l'Australie de prendre des parts de marché à la Mongolie dans le charbon à coke fourni aux aciéries chinoises. Mais le charbon thermique australien, celui qui permet de fabriquer de l'énergie, et dont les prix sont au plus bas depuis cinq ans et demi, ne sera pas exempté immédiatement des tarifs douaniers : Pékin veut encore protéger le charbon chinois, en surproduction.

En revanche, l'agriculture australienne devrait profiter à plein de l'ouverture plus grande des frontières chinoises. À part le sucre, le blé et le riz, secteurs trop sensibles en Chine et exclus pour l'instant des négociations, la vigne et surtout les élevages australiens sortent vainqueurs. La viande rouge, bœuf et mouton, et le cuir australiens devraient engranger une dizaine de milliards de dollars (US) supplémentaires d'ici 2030. Quant aux produits laitiers australiens, fini les taxes chinoises qui pouvaient atteindre 20 %. On sait l'appétit des familles en Chine pour le lait infantile étranger, qui les rassure après les fraudes sur ce produit, c'était d'ailleurs déjà la poudre de lait qui avait favorisé le traité de libre-échange de la Chine avec la Nouvelle-Zélande ! En Australie, la « dame du fer » Gina Rinehart, première fortune du pays grâce aux mines, a déjà pris les devants : elle investit près d'un demi-milliard de dollars (US) aux côtés d'une entreprise chinoise, dans un immense élevage laitier australien, qui produira du lait pour les bébés chinois.

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