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Revue de presse française

A la Une: inquiétude pour le Proche-Orient

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AFP

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« Jérusalem au bord de l’embrasement », s’alarme Le Monde en première page. « Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a promis de réagir avec une " main de fer " après l’attaque hier de la synagogue à Jérusalem qui a fait quatre morts. »
« Jérusalem : la tension monte encore », lance Le Figaro. « Que l’on choisisse ou non d’y voir l’amorce d’une nouvelle Intifada, l’engrenage des violences à Jérusalem approche assurément du point de non-retour, estime le journal. La stupeur et l’effroi, qui dominent après l’assaut aveugle contre la synagogue de Har Nof, menacent en effet d’étouffer les voix qui, dans chaque camp, appellent au calme et à la retenue. À leur place, on n’entend plus désormais que les cris de vengeance et les encouragements à multiplier les attentats. »

Inquiétude également pour Libération : « La tuerie d’hier et la réponse des autorités israéliennes pourraient faire basculer la Palestine dans une révolte à grande échelle. (…) La plupart des observateurs israéliens et palestiniens estiment qu’un pas " a été franchi ", que cette attaque sanglante a fait basculer dans une autre dimension, nettement plus inquiétante, les tensions croissantes dans la " ville trois fois sainte ", secouée par des émeutes récurrentes depuis le 2 juillet, date de l’assassinat du jeune Palestinien Mohamad Abou Khdeir par des extrémistes juifs. »

Alors, plusieurs journaux ce matin lancent des appels à la raison… Pour L’Opinion, « personne, sinon les extrémistes, n’a rien à gagner à ce qu’un conflit entre Israéliens et Palestiniens devienne un affrontement entre juifs et musulmans. Dans les deux camps, hommes et femmes de bonne volonté doivent œuvrer à la solution de deux Etats vivant en coexistence, comme l’Europe les en presse. Pour cela, Israël aussi doit tout mettre en œuvre pour conforter le camp de la paix chez son adversaire. »

« Certes l’attaque meurtrière d’hier est un acte ignoble. Condamnable. Mais la réponse du " tout répressif " ne fait qu’exacerber les tensions, renchérit Le Midi Libre. Attiser les haines. Pour défendre sa souveraineté et faire respecter son droit, l’Etat hébreu ne peut plus appeler " à chaud " à la vengeance. Ni se réfugier derrière un mur ou des barbelés pour protéger sa terre. Il doit désormais accepter le dialogue sur le devenir de Jérusalem-Est, sur ses nouvelles implantations, sur l’accès à l'eau potable pour les Palestiniens. Et surtout, il doit arrêter ses vieux réflexes bibliques s’il veut, enfin, construire la paix. Shalom. »

Fric et foot !

« Le foot rattrapé par les affaires » : c’est la Une du Parisien. « Gardes à vue, interrogatoires, corruption, commissions occultes… le football français s’est réveillé hier en plein cauchemar, soupire Le Parisien. Vingt-et-un ans après l’affaire VA-OM, c’est un nouveau scandale de matches arrangés qui touche le foot pro. La matinée a d’abord commencé avec les accusations pesant sur le club de Nîmes, soupçonné d’avoir soudoyé ses adversaires en fin de saison pour assurer son maintien en Ligue 2. Coïncidence du calendrier judiciaire, un vaste coup de filet a eu lieu à Marseille où une dizaine de personnes ont été placées en garde à vue, dont l’actuel président de l’OM, Vincent Labrune, et ses prédécesseurs Jean-Claude Dassier et Pape Diouf. Dans le collimateur des enquêteurs, le transfert d’André-Pierre Gignac de Toulouse à Marseille en 2010, soupçonné d’avoir été le cadre de fraudes financières, le tout en lien avec le grand banditisme. »

« La tourmente », s’exclame L’Equipe sur toute la largeur de sa Une. « Le vaste coup de filet opéré à Nîmes et à Marseille, hier, jour de visite des Bleus au Vélodrome qui plus est, renvoie une image désastreuse de notre football, s’indigne le quotidien sportif, sans cesse empêtré dans des affaires qui le broient. Rendez-vous compte, s’exclame-t-il, les trois derniers présidents de l’OM embarqués simultanément comme des malfrats. (…) Les deux affaires, précise L’Equipe, partent de cercles de jeux parisiens, le Wagram et le Cadet. Nous sommes là dans le monde du banditisme. Abus de biens sociaux, commissions et leurs célèbres avatars, ces fameuses rétrocommissions qui permettent d’arroser des amis, paradis fiscaux, matches arrangés et, derrière tout ça, constate encore L’Equipe, le Milieu, corse ou marseillais, ces relations sans cesse niées qui ont peut-être, nous disons bien peut-être, disparu aujourd’hui, mais qui existaient certainement au moment des faits supposés, il suffit de lire la liste des noms cités pour le constater. »

Alors, s’interroge La Nouvelle République, « faut-il voir dans le monde du foot professionnel ce que craint le procureur Éric de Montgolfier, c’est-à-dire " une machine à blanchir tout à fait éblouissante " ? Ce serait le scénario catastrophe, que les instances dirigeantes balayent pour l’heure d’un revers de main effarouché. Cependant, actes isolés de quelques malfrats ou gangrène profonde, l’étendue du mal reste à clarifier. Pour tous les innocents sensibles à la magie du ballon rond, il y a de quoi redouter la vérité. »

Et pour L’Alsace, la vérité, c’est que le mauvais exemple viendrait de tout en haut… « Disons-le clairement, en matière de ballon rond gonflé d’argent, la France joue dans la catégorie amateure. À en croire l’ambiance au sein des instances mondiales du sport, l’arrosage de certaines pelouses serait une pratique répandue, affirme le quotidien alsacien. L’important est de gagner. Non pas vaincre en suant bêtement, mais gagner de l’argent pour s’offrir le pouvoir de corrompre " plus vite, plus haut, plus fort ". »

Electrochoc…

Enfin, le « portrait social de la France » : une compilation des données sociales du pays, publiée par l’Insee, six ans après le début de la crise économique. « Véritable mine d’informations, cette grande étude annuelle compile les données les plus diverses sur l’Hexagone et ses habitants, précise Libération. Epaisse de près de 300 pages, l’édition 2014 vise notamment à faire " l’état des lieux de la situation sociale du pays après plusieurs années de crise ". Une situation marquée par l’envolée du nombre de chômeurs de longue durée (+ 56% depuis 2008), un ralentissement de la progression des revenus et une stagnation des inégalités. »

Un constat accablant qui n’échappe pas à L’Humanité. « Le rapport choc de l’Insee : la France blessée par l’austérité », titre le quotidien communiste qui relève en effet que le chômage de longue durée a augmenté de 56% en cinq ans, que les allocataires du RSA ont crû de 26% sur la même période, et que les revenus les plus modestes ont baissé de 6,9%.

Commentaire de l’Huma : « Plus possible pour le gouvernement de détourner le regard. Les chiffres sont là (…). Et ils sont coriaces. (…) Ce " portrait social " de la France devrait faire l’objet d’un électrochoc pour tous ceux qui continuent à se bander les yeux face à l’échec cuisant des politiques d’austérité et qui minimisent la souffrance sociale. »

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