Débat du jour

La contestation au Maroc est-elle possible ?

Audio 19:30
Le 12 janvier 2012, le rappeur Mouad Belghawat, condamné à un an de prison ferme, surnommé El Haqed, le « rancunier » à sa sortie de prison.
Le 12 janvier 2012, le rappeur Mouad Belghawat, condamné à un an de prison ferme, surnommé El Haqed, le « rancunier » à sa sortie de prison. © AFP/CHAFIK ARICH

Au début de la semaine, a débuté le procès en appel de Mouad Belghawat, plus connu sous son nom de scène : El Haqed, l'enragé !El Haqed, un rappeur considéré comme le chanteur du mouvement du 20-Février, né au Maroc en 2011, dans la foulée des printemps arabes.Dans ses textes, il décrit une police et une élite corrompues. Ses critiques contre le palais sont à peine voilées.El Haqed est aux prises avec la justice marocaine depuis 4 ans : 4 ans pendant lesquels il est devenu un habitué des tribunaux, et de la prison.Dans la dernière affaire en date, il est condamné en première instance à quatre mois de prison ferme, pour outrage à la police.Les associations de défense des droits de l'homme y voient une nouvelle illustration d'une répression judiciaire de fer. Elles insistent : El Haqed n'est qu'un exemple parmi d'autres.

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Pour en débattre :

- Kader Abderrahim, chercheur à l'IRIS, maître de conférences à Sciences Po
- Mohamed Jaite, membre de l'AMDH, l'Association Marocaine des Droits Humains
- Driss Guerraoui, secrétaire général du Conseil économique et social du Maroc.

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