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Revue de presse française

A la Une : Tunisie, vote libre

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AFP

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Quatre ans après sa révolution et pour la première fois de son histoire, ce qui n’a connu que deux raïs depuis son indépendance, Bourguiba et Ben Ali, va élire son président au suffrage universel parmi 27 candidats, dont une femme. « Enfin la démocratie », lance en une Le Parisien Dimanche.

Deux candidats sont favoris, énonce le journal : « Moncef Marzouki, l’actuel président provisoire qui s’est allié aux islamistes d’Ennahda. Et Béji Caïd Essebsi, […] qui séduit de plus en plus de Tunisiens nostalgiques de l’ère Bourguiba ».

Justement. Le Parisien Dimanche souligne que les Tunisiens ont la « nostalgie de Bourguiba », impatients qu’ils sont de retrouver une « stabilité ébranlée par la révolution de 2011 ». Mais attention, prévient le confrère, les islamistes, qui « passent leur tour » en ne présentant pas de candidat, préfèrent « s’installer dans l’opposition », laissant à leurs adversaires le soin d’assurer « l’usante gestion du pays », explique le journal. Qui souligne qu’avec leur poids à l’Assemblée, où ils occupent 69 des 217 sièges, il sera de toute façon « impossible de composer sans eux ».

Affaire Arif : extension du domaine de l’abus
 
En France, la semaine a été marquée par une nouvelle affaire politique, l’affaire Arif, et par de nouvelles photos de Julie Gayet avec le président. Soupçonné de favoritisme présumé au profit de membres de sa famille, Kader Arif a été limogé. Et les premières photos de François Hollande et l’actrice Julie Gayet ensemble à l’Elysée ont été publiées par le magazine Voici.

Point commun entre Kader Arif et Julie Gayet, ces deux personnalités sont, on va dire… des proches parmi les proches… de François Hollande, dont la cote de popularité retombe ce matin à 13 % dans le baromètre Ifop du Journal du Dimanche.

Evoquant l’affaire Arif, ce même périodique affirme que des « soupçons pèsent aussi à Paris » sur l’ex-secrétaire d’Etat aux anciens combattants. Mediapart avait initialement révélé que l’enquête en cours le concernant a conduit la justice à perquisitionner ses bureaux situés au cœur-même du ministère de la Défense ; et le site Internet évoquait l’attribution présumée de contrats attribués par la région Midi-Pyrénées à des sociétés dirigées par des membres de la famille de Kader Arif. Mais pas seulement, complète donc Le Journal du Dimanche, selon lequel cette enquête porte aussi sur un « contrat de conseil de 53 000 € signé entre l’une de ces sociétés, AWF, et son secrétariat d’Etat ».

Hollande : les femmes du président

Julie gayet, elle, a été prise en photo dans le jardin de l’Elysée avec le président. Mais le mystère demeure, qui a pris la photo ? Y a-t-il « une taupe à l’Elysée » ? Pour « débusquer » cet éventuel informateur, quelques « vérifications » vont être entreprises, une « enquête discrète » qui sera menée par le « commandant du palais », énonce Le Journal du Dimanche, qui précise que ces photos publiées par Voici ont été prises « un dimanche », ce qui limite le nombre de personnes dans « le collimateur » à une « douzaine ».

Le Journal du Dimanche tout comme Le Parisien Dimanche font aussi grand cas de Valérie Trierweiler, en promotion de son livre à Londres. Et Le JDD se demande « jusqu’où ira sa vengeance », en évoquant l’entretien que Valérie Trierweiler vient d’accorder au journal italien La Repubblica, et dans lequel l’ex-première compagne dit que François Hollande lui aurait assuré que « jamais Julie Gayet ne mettrait les pieds à l’Elysée » ! Citant lui aussi cette anecdote, Le Parisien Dimanche la complète de cette remarque de Valérie Trierweiler dans La Repubblica : « le mensonge nous a accompagnés jusqu’au bout ».

Affaires : les affranchis

Cette semaine, en tout cas, avant même la démission de Kader Arif, les « affaires » étaient à la une de L’Express. Alors qu’elles se « multiplient », se justifie en effet l’hebdomadaire, « nombre d’élus pris en faute ou soupçonnés poursuivent leurs activités dans l’attente d’hypothétiques et très lointaines sanctions ». Guérini, Andrieux, Balkany, Thévenoud… Le magazine les baptise « les impunis de la République », ces élus ou ces hauts fonctionnaires persuadés de « passer entre les gouttes », qui maîtrisent « l’art du dos rond ».

L’Express distingue ainsi la catégorie des « insubmersibles », au premier rang desquels Patrick Balakany, « puni par la justice, jamais par ses électeurs ».

Dans le même registre, Le Point a recueilli quelques confidences de l’élu socialiste marseillais Jean-Noël Guérini, en délicatesse avec la justice. Le Parti socialiste a décidé « d’en finir avec l’encombrant leader » de la gauche marseillaise ? « J’en ai rien à foutre ! », plastronne-t-il dans Le Point.

Quand à Marianne, l’hebdomadaire s’intéresse au cas de Serge Dassault, sénateur de droite et grand patron du groupe du même nom, un nom aujourd’hui cité dans une affaire d’achat de votes dans sa bonne ville de Corbeil, près de Paris. Quatrième fortune française, Serge Dassault a des méthodes « que la morale réprouve », dénonce Marianne, mais « cela ne l’aura pas empêché de faire une carrière d’élu et de patron de presse ».

Jeff Koons : de l’art ou du cochon

Première rétrospective, au Centre Pompidou à Paris, de l’œuvre de Jeff Koons. La star américaine de l’art contemporain, c’est l’artiste « le plus cher du monde », lance en une Le Journal du Dimanche. Jeff Koons revendique « l’art du peuple pour le peuple », explique Le JDD. M, le magazine du journal Le Monde, en brosse un portrait louangeur. En commençant par remarquer que, quand il a un rendez-vous, Jeff Koons n’arrive pas en retard, mais en avance. Manière, sans doute, de souligner qu’en avance sur son temps, il l’est, justement. A l’aise dans son costume, l’homme dont les œuvres sont évaluées à plusieurs dizaines de millions de dollars répond aux questions avec précision et courtoisie. Un vrai « chef d’entreprise », constate M, qui le présente comme « l’incarnation artistique du capitalisme à son stade actuel de développement ».

L’artiste, toutefois, souligne qu’à ses yeux, l’essentiel est « l’expérience du public, son point de vue. Pas celui du collectionneur ».

Jeff Koons a-t-il changé ? N’est-il plus le provocateur de ses débuts ? Ses œuvres « scandaleuses » demeurent, souligne M Le magazine du Monde. Et Le Journal du Dimanche se demande s’il est un « génie ou un imposteur ». Contemporain en tout cas, c’est sûr.

 

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