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Revue de presse française

A la Une: Alep, la bataille syrienne oubliée

Audio 06:49
AFP

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La bataille continue pour le contrôle de la ville d’Alep, dans le nord de la Syrie, entre les troupes fidèles à Bachar el-Assad et les rebelles modérés. Libération nous fait une piqûre de rappel ce matin : les rebelles modérés syriens combattent toujours, alors que les projecteurs de l’actualité sont braqués sur le groupe Etat islamique. « Personne ne se soucie de la bataille cruciale qui se déroule à Alep, se désole Bassam Hajji Mustapha, interrogé par Libération. Il est le chef d’une rare brigade qui se présente comme laïque et membre du " commandement de la révolution ", regroupant les brigades locales de la rébellion armée syrienne. " Depuis des mois, explique-t-il, le bain de sang se poursuit au quotidien. Les civils meurent par dizaines sous les barils d’explosifs de l’aviation du régime, et nos militaires sur les fronts où ils se battent. C’est la survie même de la révolution armée syrienne dans tout le nord du pays qui est en jeu. " »

Et Libération de préciser que « le régime d’el-Assad a accentué ces derniers jours sa campagne de bombardements aériens, cherchant à pousser son avantage militaire et politique aux yeux d’un monde qui le considère aujourd’hui comme un moindre mal par rapport à l’Etat islamique. »

En effet, commente le journal, « pour les Etats-Unis, l’ennemi numéro 1, désormais, c’est l’Etat islamique. Tout plutôt que les bouchers de la nébuleuse jihadiste. Même s’il faut pour cela préserver le régime syrien qui fait balancer par hélicoptères des barils d’explosifs sur sa population civile. Pour Bachar el-Assad, l’objectif numéro 1 est de gagner la contre-insurrection grâce à l’aide du Hezbollah, de l’Iran, de la Russie et, indirectement, des Etats-Unis qui bombardent les positions de l’Etat islamique. Et il est en passe d’y parvenir à Alep, la deuxième ville du pays. »

Les Parisiens étouffent…

Dans les journaux également ce matin, la pollution à Paris… « A Paris, respirer nuit gravement à la santé », s’exclame Le Parisien en première page. Allusion à l’avertissement qui figure sur les paquets de cigarettes… En effet, au plus fort des pics de pollution, les Parisiens inhalent pas moins de 6 millions de microparticules par litre d’air, soit « l’équivalent de la teneur en particules dans une pièce de 20m2 où se trouvent huit fumeurs. » C’est ce qui ressort d’une étude menée par le CNRS et par Airparif, en partenariat avec la mairie de Paris.

Bref, « Paris est au bord de l’asphyxie », s’alarme Le Parisien. « La situation est grave et les solutions toujours inexistantes, déplore le journal. Les alertes en cas de pics de pollution, comme les mesures visant à limiter la circulation, arrivent lorsque le mal est fait. Alors il faudra bien un jour en venir aux solutions radicales, comme l’interdiction de tout moyen de transport polluant à Paris et en proche banlieue. Parce que cela sera devenu une question vitale. »

Du coup, relève Le Figaro, « les débats s’annoncent houleux. En début d’année, vraisemblablement en février, Anne Hidalgo devrait annoncer un plan contre la pollution de l’air à Paris, dont les premières mesures interviendront dès 2015. Outre la gratuité des zones de stationnement résidentielles et de certains moyens de transport pendant les pics de pollution aux microparticules, à commencer par les Vélib' et Autolib’, l’idée est de créer une zone à basse émission dans la capitale. Et " il y aura, dès l’année prochaine donc, des restrictions d’accès au quotidien pour les véhicules les plus polluants ", assure Christophe Najdovski, adjoint en charge des transports à la mairie » interrogé par le journal.

Les 35 heures dans le collimateur

Deux experts, français et allemands, ont été chargés mi-octobre d’identifier des domaines prioritaires d’investissement, de réformes structurelles et d’actions communes entre les deux premières économies de la zone euro. Résultat, relève Libération, « d’après l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, les deux experts, qui doivent remettre leur rapport jeudi, plaideraient en faveur d’un gel des salaires en France pendant trois ans, d’une flexibilité accrue du marché du travail et d’un assouplissement des 35 heures. »

Du coup, « la gauche est immédiatement montée au front contre la remise en cause des lois Aubry », constate encore Libération. Alors que le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, serait prêt, lui, à « en assouplir le cadre ». Il n’en fallait pas plus pour que Le Figaro rallume la mèche. « Les chefs d’entreprise ne doivent pas se bercer d’illusion, tonne le quotidien d’opposition. L’exécutif a en tête un aménagement en douceur des règles du temps de travail, pas un big bang. Il l’a redit maintes fois, les 35 heures resteront la durée légale du travail, celle déclenchant le paiement (majoré) des heures sup. »

Et Le Figaro de s’agacer : « En fait d’avancée sociale, la gauche a organisé (avec les 35 heures) le terrible décrochage de l’économie française. Les sociaux-libéraux français, Manuel Valls et Emmanuel Macron en tête, n’en pensent pas moins, et le disent timidement. Oseront-ils franchir le Rubicon et abattre ce totem, que la droite elle-même n’a jamais voulu totalement remettre en cause ? Non, déplore Le Figaro, pour une simple raison : chez les socialistes, le débat sur les 35 heures est interdit. Dans un immense déni de réalité collectif, la gauche a décidé de défendre corps et âme cet " avantage acquis " au nom de ce qu’il représente, dût-il ruiner la France et ses entreprises. »

Le blues des maires de France

On revient au Parisien qui relaye l’inquiétude de nos élus, réunis à Paris ce mardi et pendant trois jours pour leur 97e congrès. Des élus démoralisés donc : « Complexité des dossiers, lourdeur de la charge de travail, technicité des projets, insatisfaction des citoyens, absence de statut d’élu : les raisons du malaise sont nombreuses. Toutes accentuées par le problème majeur selon 70% d’entre eux : leur manque de moyens financiers. »

En effet, pointe Le Parisien, « les maires doivent faire face à une nouvelle difficulté : la gestion rigoureuse de budgets locaux amputés des dotations que l’Etat endetté ne peut plus verser. Avec la lourde contrainte d’éviter la hausse des taxes locales, forcément très impopulaire. A ce rythme, la vocation d’élu municipal pourrait devenir plus rare. Heureuse coïncidence, relève le journal, la solution la plus souvent avancée pour réduire les dépenses des communes, c’est d’en réduire le nombre… »

« Les maires n'auront-ils bientôt plus que leur écharpe pour se pendre ? », s’interroge L’Alsace. « Les élus locaux ont passé une mauvaise année. Il y a eu le rapport de la Cour des comptes qui les accuse d’être des budgétivores impénitents, puis l’annonce de la baisse de la dotation de l’Etat qui pèsera sur les communes. Tout au long de leur congrès, les maires se défendront d’être les gaspis de l’argent de leurs administrés. Leur cri de colère aura, malgré tout, un peu de mal à être entendu des Français, estime L’Alsace. Ce sont eux qui suppléeront au désengagement de l’Etat avec leurs impôts. Et le contribuable se moque de savoir qui est le tondeur. »

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