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Revue de presse française

A la Une: un retour en demi-teinte

Audio 06:49
AFP

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Pas franchement convaincus les journaux ce matin après l’élection ce week-end de Nicolas Sarkozy à la tête de l’UMP. Une première étape est franchie dans la course à la présidence de 2017, mais rien n’est encore joué pour l’ancien président.

En effet, relève Le Télégramme, « le visage creusé comme par une défaite, Sarkozy le vainqueur découvrait, samedi soir, 29 novembre, qu’il avait perdu vingt points en dix ans chez les militants de son propre parti. Le sondage IFOP publié par Le JDD, hier, dimanche 30 novembre, confirmait cette fracture : 45 % des sympathisants de droite créditent Alain Juppé d’une plus grande capacité à rassembler la droite et le centre, et seuls 34 % – et 21 % de l’ensemble des Français – jugent l’ancien président de la République capable de réaliser le “rassemblement” qu’il promet. De quoi avoir la rage au cœur pour qui rêvait d’être “le recours”. »

« Et oui, le Sarkozy de 2014 n’est plus celui de 2004… En 2004, rappelle Le Courrier Picard, Sarkozy avait été élu président de l’UMP en atomisant ses concurrents : Christine Boutin et Nicolas Dupont-Aignan. Cette fois, il devra compter avec Bruno Le Maire qui, en frôlant les 30 % des suffrages, revendiquera son droit de parole. […] Il trouvera aussi sur son chemin un Alain Juppé dans l’habit du sage, tourné vers le centre. Une posture de rassembleur dont Nicolas Sarkozy ne pourra pas faire l’économie. »

« Bien sûr, c’est la loi de la politique, reconnait Le Figaro, les rivalités ne vont pas disparaître comme par enchantement. Chef incontestable, Nicolas Sarkozy n’est pas, loin s’en faut, un candidat incontesté. Alain Juppé et François Fillon n’ont en rien renoncé. Et voilà que s’invite dans la bataille un quatrième larron nommé Le Maire, dont la jeune ambition pourrait bien faire de l’ombre à ses aînés. La primaire, désormais inscrite dans le cours des choses, viendra en son temps pour régler cette querelle. Mais l’on sait maintenant, estime encore Le Figaro, que la droite n’est pas condamnée, toujours, à se déchirer. En attendant, au travail !, s’exclame le quotidien d’opposition. Il faut réconcilier la famille. Reconstruire un parti qui s’oppose efficacement à François Hollande… et gagner les élections. »

L’hypo-président…

Pas si simple, note Libération, qui a trouvé un nouveau surnom à Nicolas Sarkozy… Après l’hyper-président, voici, l’hypo-président, en fait un cavalier, parmi d’autres, sur la ligne de départ. « Il doit encore batailler deux années contre des rivaux encouragés par sa déconvenue, relève Libé. Il tient l’appareil. Mais Juppé a l’opinion, Fillon le programme et Le Maire la nouveauté. Ils vont entamer une bataille épuisante qui va déchirer la droite. […] L’hypo-président compte gagner en agressivité ce qu’il a perdu en influence. Il sera tueur plus que rassembleur. »

Alors finalement, résument Les Echos, « l’UMP offre à Nicolas Sarkozy un nouveau départ. Mais un départ lesté. Son score, moindre qu’espéré, l’empêche d’effacer la campagne interne. Ces dix dernières semaines ont planté un décor, imposé des personnages, qui ne disparaîtront pas de sitôt. Elles ont réveillé ses adversaires internes, Alain Juppé en tête, et mis sur son chemin un nouveau compétiteur, Bruno Le Maire, qui lui renvoie implicitement cette question de l’âge, dont il aimait tant jouer contre les autres. Elles ont montré ses failles à lui, et le fossé creusé avec le pays par ses deux ans d’absence. »

Et Les Echos de constater : « le 29 novembre vient de rebattre les cartes. Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Bruno Le Maire… voire François Fillon et Xavier Bertrand. Il y a bien une ligne de départ, mais elle est chargée. »

Conclusion, pour Le Journal de la Haute-Marne : « le défi que s’est lancé Nicolas Sarkozy n’est pas seulement politique. Il est quasiment physique. C’est bien connu, les conflits internes sont plus usants que le combat avec un ennemi externe dûment identifié. Ou comment cohabiter avec des partenaires qui, en se rasant le matin, pensent plus à la présidentielle qu’à la rénovation du parti ? »

Et pendant ce temps, « Marine Le Pen, seul maître à bord », pointe Le Parisien. « La fille de Jean-Marie a été réélue présidente de son parti avec 100 % des voix. Epinglant Sarkozy, Hollande et l’“UMPS”, elle estime que sa présence au second tour de la présidentielle ne fait aucun doute. »

Qui plus est, relève Libération, « réélue triomphalement à la tête du FN, l’héritière, majoritaire dans les instances du parti, s’imagine déjà à l’Elysée. »

Colère !

On reste avec Libération et ce reportage en Egypte intitulé « Au Caire, nulle révolution » En effet, « dur réveil pour les révolutionnaires, soupire le journal. Samedi matin,le 29 novembre,  Hosni Moubarak, chassé du pouvoir au bout de dix-huit jours de révolte en février 2011, a été blanchi de l’accusation de complicité de meurtres de centaines de manifestants. Près de quatre ans après la révolution, l’ancien pharaon est appelé “Monsieur le président” par les présentateurs de télévision qui l’interrogent, décomplexés. “Ce n’est pas une surprise, on s’y attendait tous”, lâche Chaza, submergée de tristesse. La jeune trentenaire aimerait ne pas pleurer. Elle n’y arrive pas. “Le pouvoir n’a même pas cherché à sauver son image, dit-elle, en proposant une peine, même légère. Je pense aux parents des martyrs et à tous ces jeunes morts en 2011. Comment des Egyptiens peuvent saluer un tel verdict et nous lancer à la figure « on a gagné, la révolution n’a jamais existé » !” Comme beaucoup d’Egyptiens qui sont descendus dans la rue le 25 janvier 2011, relate encore Libération, Chaza savait que l’ex-raïs allait bénéficier d’un verdict clément. Mais cela n’a pas atténué sa colère. L’abandon de l’accusation de complicité de meurtre contre Hosni Moubarak, Habib el-Adly, le ministre de l’Intérieur de l’époque, et six conseillers, reflète l’isolement progressif des révolutionnaires dans la société égyptienne et la consolidation du nouveau pouvoir incarné par le président Abdel Fatah al-Sissi. »

De presque tous les continents

Dans La Croix, le portrait de la nouvelle secrétaire générale de la Francophonie… « Le dynamisme de sa campagne et les divisions des chefs d’État africains ont permis à la Canadienne d’origine haïtienne, Michaëlle Jean, d’accéder au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie », pointe La Croix. « Elle se définit du Nord et du Sud et se revendique “arrière-arrière-arrière-petite fille d’esclaves”. Canadienne d’adoption, Haïtienne de naissance, avec des aïeux africains, Michaëlle Jean est de presque tous les continents. Nul doute que la diversité et le métissage des cultures a joué en sa faveur hier à Dakar. »

AC/DC : rien de nouveau…

Enfin, insubmersible AC/DC… Le mythique groupe australien sort un nouvel album aujourd’hui, Rock or Bust (Le Rock ou la Mort). Le Parisien a rencontré le guitariste, Angus Young, qui a bien l’intention de continuer un petit moment malgré déjà 40 ans de carrière et 200 millions d’albums vendus à travers le monde. « Je suis un agité, je m’ennuie vite à la maison, affirme-t-il. Dans AC/DC, on adore voyager ensemble, se retrouver en famille. C’est le meilleur moment. J’ai essayé de faire du sport, de la gym, mais je déteste ça. C’est ma femme, la cigarette et le rock’n’roll qui me gardent en forme. »

Pour ce qui est de l’album, et bien, pour Le Figaro, « il n’apporte strictement rien de nouveau. Rock or Bust est l’album le plus court de leur longue carrière, ce qui trahit un manque d’inspiration certain. Et Angus Young a avoué que les morceaux étaient issus de séances de travail anciennes, reprisés pour l’occasion. »

Rien de nouveau donc. « Et si c’était pour cela, s’interroge Le Figaro, qu’AC/DC recueille toujours autant de succès ? »

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