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Revue de presse française

A la Une: consultations tous azimuts

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AFP

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Depuis son entrée en fonction officielle hier, le nouveau président de l’UMP fait feu de tout bois… Nicolas Sarkozy « a enchaîné les consultations pour former son équipe », pointe Le Figaro. Pour ce qui est des poids-lourds, « après Raffarin hier, il recevra Fillon demain et Juppé mercredi ». Qui plus est, l’ancien chef de l’Etat et aspirant à le redevenir participera ce matin à la réunion hebdomadaire des députés de son parti.

Objectif donc, serrer les rangs… Pour Les Echos, « l’opération de séduction de Sarkozy est lancée. » Sarkozy qui « n’a que le mot “rassemblement” à la bouche, note le quotidien économique, il reçoit à la pelle et s’attaque à construire une équipe tenant compte du poids de chacun. Mais, il pose quelques pièges dans le dispositif, relèvent Les Echos. Il propose ainsi la création d’un comité des anciens Premiers ministres pour l’aider à piloter le parti. Une main tendue ? Ou plutôt une main tendue pour qu’on la lui refuse, estime le journal. François Fillon et Jean-Pierre Raffarin ont déjà dit non, récupérant ce faisant le mistigri de la division. Alain Juppé demande des précisions avant de se prononcer. Après les sifflets de Bordeaux, il a appris à reconnaître le renard… et à être prudent. »

« Il faut dire que la ficelle est un peu grosse de la part du chef de chantier, renchérit Paris-Normandie, et la stratégie aussi vieille que les guerres : prendre sous son aile ses meilleurs ennemis pour mieux les contrôler. »

En effet, complète Le Midi Libre, « cette idée saugrenue de constituer un comité des vieux sages avec tous les anciens Premiers n’est qu’un piège. Un gadget qui permettra de montrer au grand jour que Jean-Pierre Raffarin et François Fillon – les premiers à avoir décliné – ne jouent pas le rassemblement. Habile manœuvre de ces premières heures qui doivent construire le nouveau visage de l’ancien président de la République. »

Un comité des vieux cons ?

« Le piège est un peu gros, estime également Libération. Les proches d’Alain Juppé et de François Fillon plaisantent sur ce “comité des vieux” qui pourrait tourner au “comité des vieux cons”. Le conseiller du maire de Bordeaux, Gilles Boyer, fait remarquer que les anciens Premiers ministres sont déjà membres de droit du bureau politique, “la seule instance de gouvernance légitime” de l’UMP. Dans l’entourage de François Fillon, on s’étonne de la méthode qui consiste à annoncer la création d’un “comité” sans même prendre la peine d’en parler aux principaux intéressés. Sans doute Sarkozy espérait-il convaincre au moins le bienveillant Jean-Pierre Raffarin à qui il a réservé hier, rue de Vaugirard, son premier déjeuner au siège du parti. Même pas, pointe Libération. Le sénateur de Poitou-Charentes ne voit pas, lui non plus, l’intérêt de ce fameux comité. Il est vrai qu’il avait été bien mal récompensé de son zèle sarkozyste en septembre lors de sa bataille perdue pour la présidence du Sénat. »

Toujours est-il, conclut La Croix, que « l’attente à droite porte principalement sur le projet et le compromis à trouver entre les points de vue contrastés des différentes figures de l’UMP. Face à un pouvoir de gauche très affaibli et surtout un Front national en expansion, une ligne claire est devenue indispensable. Cette nécessité pourrait avoir au moins une vertu, estime le quotidien catholique : faire taire, un temps, les querelles de personnes. Ce serait une autre forme du renouveau. »

Le ras-le-bol des petits patrons

A la Une également : les patrons dans la rue… « Du jamais-vu depuis 1999 : les patrons ont manifesté hier, lundi 1er décembre à Paris, Toulouse et Marseille », s’exclame Le Parisien. « A l’appel de la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME), ces dirigeants de société sont descendus dans la rue pour exprimer leur ras-le-bol, relève le journal. Leurs slogans ? “Impôts, taxes, charges, trop c’est trop”, “Artisans sacrifiés mais pas résignés”, “Six entreprises de proximité meurent toutes les heures”. Leur symbole : le cadenas. Celui des contraintes administratives qui étoufferaient leurs entreprises. Sans descendre dans la rue mais sur des mots d’ordre proches, leurs homologues du Medef ont lancé, eux, une semaine de mobilisation… sur Internet. »

Et Le Parisien de prendre fait et cause pour les petits patrons… « Quand comprendra-t-on enfin que ce sont eux, tous ces petits entrepreneurs, asphyxiés par la paperasse, poursuivis par le fisc, l’Urssaf et les banques, qui essaient de tirer la France en dehors du marasme économique dans lequel elle patauge et s’enlise ? Qu’on leur donne un peu d’air, s’exclame le quotidien francilien, et tout le monde respirera mieux ! »

En effet, insiste La nouvelle République, « abrutie de textes et de procédures, fliquée par les contrôles en rafales, lardée de taxes nouvelles, l’économie réelle est train de s’asphyxier. La pénibilité est en réalité la chose la mieux partagée. Le diagnostic ne date pas d’hier, la farandole des régimes, droite et gauche réunie, ces trente dernières années n’a fait qu’alourdir le tableau clinique. »

L’Humanité ne voit pas les choses ainsi… « Ceux des Français qui pensent aujourd’hui que les patrons ont raison de manifester gagneraient à être au fait de certains chiffres, dont la hausse de 30 % de la rémunération des actionnaires au deuxième trimestre. Mais, pourra-t-on objecter, ce n’est pas le fait de tous les patrons. C’est tout à fait exact, et c’est une des navrantes manipulations de cette semaine d’action du MEDEF de faire croire ainsi au PDG d’une PME que ses intérêts sont les mêmes que celui du grand groupe qui, en tant que donneur d’ordres, le tient avec une corde au cou. »

Critique également La Charente Libre : « petits et moyens patrons ont sacrifié hier à leur tour au rite de la manifestation de rue. L’exercice exige une certaine dose de mauvaise foi […]. » En effet, pointe le quotidien charentais, « qu’importent les mots d’amour de Manuel Valls, les 40 milliards du plan Hollande et le numéro de charme d’Emmanuel Macron, l’entrepreneur français ne rêve que de se libérer des carcans que lui impose l’État. »

Un geste pour la paix ?

Enfin, c’est ce mardi que les députés français examinent un texte appelant à la reconnaissance de l’Etat palestinien par la France… « Palestine : un vote, un symbole », s’exclame Libération. « C’est un texte non contraignant, précise le journal, un simple appel au gouvernement à reconnaître l’Etat de Palestine. La résolution élaborée par le groupe socialiste, débattue à l’Assemblée nationale vendredi 28 novembre et qui doit être votée ce mardi 2 décembre, n’en a pas moins valeur de symbole. Son initiatrice, la présidente de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée, Elisabeth Guigou, évoque “un geste pour la paix”, alors que le processus est bloqué sur fond de violences croissantes. »

Libération qui rappelle que « déjà 135 pays sur 193 membres de l’ONU ont reconnu la Palestine, sans conséquence, et que seul le Conseil de sécurité peut faire de cet Etat un membre à part entière des Nations unies. »

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