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Chronique des matières premières

Le gazoduc Southstream abandonné... pour le moment

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En abandonnant le gazoduc Southstream, Vladimir Poutine engage un nouveau bras de fer avec l'Union européenne.
En abandonnant le gazoduc Southstream, Vladimir Poutine engage un nouveau bras de fer avec l'Union européenne. REUTERS/Alexei Druzhinin/RIA Novosti/Kremlin

La Russie vient d'annoncer qu'elle abandonnait le gazoduc Southstream, vers le sud de l'Europe. La querelle technique et juridique entre Moscou et Bruxelles autour de ce projet est devenue politique.

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La Russie dit renoncer au gazoduc Southstream, une nouvelle route pour le gaz russe qui doit rejoindre le sud de l'Europe via la mer Noire, en évitant l'Ukraine. Plus qu'un abandon définitif, c'est sans doute un nouveau bras de fer que Vladimir Poutine engage avec l'Union européenne. Car les travaux ont déjà commencé et ils engagent non seulement le géant gazier Gazprom, qui a dépensé l'équivalent de 4 milliards d'euros, mais aussi les compagnies européennes membres du consortium, dont l'Italien Eni, le Français EDF et l'Allemand Wintershall.

A l'origine, l'obstacle à cette nouvelle route gazière est technique et juridique. Avec l'entrée en vigueur du 3ème paquet Energie-Climat en Europe cette année, Southstream doit se plier à de nouvelles règles concurrentielles, c'est-à-dire permettre à d'autres entreprises que le fournisseur russe Gazprom de se brancher sur le tuyau.

Mais l'aggravation du différend diplomatique entre Bruxelles et Moscou a empêché tout compromis. Enfin en Bulgarie, le pays qui doit accueillir Southstream après son passage sous la mer Noire, les élections ont mis en selle une équipe plus pro-européenne que pro-russe désormais, prête à revoir l'accord signé avec Moscou pour qu'il respecte les nouvelles règles de Bruxelles.

Pourtant, preuve que les discussions vont continuer sur Southstream, la réunion au sujet du contrat russe avec la Bulgarie a été maintenue mardi de la semaine prochaine. Même si l'Europe n'est plus aussi impatiente de voir se concrétiser un nouveau tracé du gaz, étant donné sa consommation en berne, et le nouveau projet de tuyau via la Turquie pour lui fournir du gaz azéri dans six ans, le gaz russe reste pour l'Europe le moins cher du marché. Ni elle, ni la Russie n'ont intérêt à enterrer totalement Southstream.
 

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