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Aujourd'hui l'économie

Le Kazakhstan veut élargir son horizon économique

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Le président français François Hollande et son homologue kazakh Nursultan Nazarbayev, à Astana, le 5 décembre 2014.
Le président français François Hollande et son homologue kazakh Nursultan Nazarbayev, à Astana, le 5 décembre 2014. REUTERS/Mukhtar Kholdorbekov

Le président François Hollande est en visite au Kazakhstan. Entre autres pour renforcer les relations économiques. C'est le bon moment, car le Kazakhstan, très lié à ses deux voisins, la Chine, et la Russie, cherche à élargir son horizon.

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Plus de la moitié des importations kazakhes proviennent de ces deux pays. Évidemment quand l'un des deux éternue, le Kazakhstan s'enrhume. Et en ce moment, les deux grands émergents sont en phase de ralentissement. D'où la baisse de régime de l'économie kazakhe. Sa croissance de 6% en 2013 ne sera que de 4,6% cette année selon le FMI. La balance des échanges est relativement équilibrée avec Pékin ; en valeur, le Kazakhstan importe à peu près autant qu'il importe de Chine.

En revanche, avec Moscou la balance penche en faveur de la Russie. C'est de loin son premier fournisseur, 37% de ses importations et 7% seulement de ses exportations. Cette dépendance est le fruit de la géographie, et de l'histoire, puisque le Kazakhstan était l'une des républiques de l'Union soviétique. Et ce lien historique pèse encore très fort dans les esprits.

La crise ukrainienne paralyse les investisseurs

Les demandes d'emprunts auprès des banques ont chuté ces derniers mois. Comme si les investisseurs redoutaient un scénario à l'ukrainienne. Cet été, Vladimir Poutine a semé l'effroi à Astana en déclarant que l'État était inexistant au Kazakhstan avant l'arrivée au pouvoir de Noursoultan Nazarbaïev. Les dirigeants kazakhs ont accepté d'entrer dans l'union douanière proposée par la Russie à ses anciens satellites, mais ils ont bien spécifié que cette union était, selon eux, purement économique.

Pour s'affranchir de cette tutelle pesante, Astana poursuit activement le dialogue avec l'Union européenne pour signer un nouvel accord de partenariat, et prévoit par ailleurs d'entrer dans l'Organisation mondiale du commerce. Enfin, sur le plan intérieur, l'heure est à la relance. Neuf milliards de dollars seront injectés dans les infrastructures pour soutenir la croissance. Et à la réforme. Le fonds souverain alimenté par les revenus du pétrole doit se délester de la moitié de ses entreprises plus au moins efficaces héritées de l'ère soviétique dans les trois ans qui viennent.

La chute des cours du pétrole remet-elle en cause cette stratégie ?

Pas vraiment. Le gouvernement l'a au contraire anticipé dès l'automne 2013. Le budget 2015 a été construit sur la base d'un baril à 80 dollars. Une prudence bienvenue puisque le pétrole fournit au Kazakhstan plus de la moitié de ses revenus d'exportation. Avec un déficit public d'environ 2%, une dette soutenable, et surtout un fond souverain aux caisses bien remplies, le nouveau tigre de l'Asie centrale a de quoi voir venir, même si la baisse se prolonge. Le plongeon du pétrole, loin d'être vécu comme un handicap est d'ailleurs perçu comme une bonne nouvelle pour ceux qui désirent le changement.


♦ En bref dans l'actualité économique :

Au Brésil le gouvernement divise par deux sa prévision de croissance pour 2015

L'heure est au réalisme dans la nouvelle équipe formée par Dilma Rousseff. Au lieu des 2% avancés par la candidate à un second mandat, la présidente réélue a validé les 0,8% proposés par ses experts pour 2015. Un plan d'austérité est par ailleurs en préparation.

À Rome, des centaines de millions d'euros non déclarés viennent d'être découverts dans les caisses du Vatican

C'est plutôt une bonne surprise pour les finances du Saint-Siège. Ces fonds sont légaux, mais ils dormaient sur des comptes oubliés, ils n'apparaissaient donc pas dans la colonne des actifs du Vatican. C'est le nouveau ministre de l'Économie de la cité État qui a révélé l'existence de ces caisses. Il a été nommé par le pape François pour mettre de l'ordre dans les affaires.

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