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Revue de presse française

A la Une: Hollande tend la main à Poutine

Audio 06:08
AFP

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Hollande-Poutine : Moscou vaut bien une messe

La visite surprise aussi bien qu’express du président français à l’aéroport Vnoukovo de la capitale russe, ce fut, pour Le Journal du Dimanche, « l’impromptu de Moscou ». D’entrée de jeu, l’hebdomadaire, à son tour, souligne que le président russe « n’a pas mis le sujet (des navires Mistral) sur la table et le français non plus ». Qu’on se le dise...
Non, à Moscou, hier, il aura été question de « désescalade » en Ukraine, insiste le JDD, qui évoque aussi la « ligne » adoptée par François Hollande « par rapport à la Russie de Poutine ». Car depuis 2012, « ce n’est pas le dossier où la France a marqué le plus de points », souligne le journal. Les « grands succès » de la France restent « en Afrique », complète le JDD.

Ebola : Hollande l’Africain

L’Afrique, justement, François Hollande vient d’y faire une mini-tournée remarquée par Paris Match, qui a suivi le président français dans ce qu’il appelle sa « parenthèse africaine ».
En route pour le Sommet de la Francophonie de Dakar, le chef de l’Etat s’est d’abord rendu en Guinée, à la rencontre, notamment, des malades d’Ebola. A Conakry, François Hollande « a pris Fanta Camara dans ses bras, loin des caméras et des journalistes. Ce baiser aurait pourtant pu faire le tour du monde », souligne l’hebdomadaire, qui s’est taillé une réputation d’orfèvre en matière de photojournalisme.

Fanta Camara est bien en photo dans Paris Match, aux côtés de François Hollande, mais pas le baiser. Dommage en effet.

Car Fanta a guéri du virus qui fait des ravages en Afrique de l’Ouest. Et le président français est donc « le premier chef d’Etat à oser embrasser une femme que ses concitoyens trait(ai)ent en paria ». La voilà donc revenue à la vie dans Match, Fanta, rayonnante, mèches longues sur robe parme, tout sourire et regard plein d’humanité, main dans la main avec François Hollande, une vraie madone africaine.

Interrogé par l’hebdomadaire, le Pr Olivier Lyon-Caen, « conseiller santé » à l’Elysée, souligne que ce qu’a fait François Hollande « jamais les services de sécurité américains ne l’auraient autorisé à Obama ».

Le symbole, en tout cas, n’a pas échappé au président guinéen. Dans Paris Match, Alpha Condé remarque. « Si le président de la République française vient en Guinée, ça veut dire que tout le monde peut venir ». Avant d’ajouter : « C’est plus important encore que l’aide financière ».

Bilan ? Hollande à Moscou, Hollande en Guinée, Hollande au Sénégal. Là non plus, il n’y a pas photo. Comme le formule Paris Match, c’est « Hollande l’Africain » qui l’emporte. Et de loin. En deux ans et demi de mandat, remarque le journal, François Hollande s’est rendu douze fois en Afrique. « Un record », souligne l’hebdomadaire, qui, pourtant, affirme que « la Françafrique n’existe plus ». A Paris Match, on appelle ça « le poids des mots ».

Chine : gros appétit et grandes oreilles

François Hollande n’est pas le seul à s’intéresser à l’Afrique. La Chine aussi. Inusable sujet, les Chinois et leur présumé appétit d’ogre. La presse ne s’en lasse pas.

Témoin, le journal Le Monde daté de ce dimanche, qui remarque ce qu’il appelle « l’appétit grandissant » des groupes chinois pour la France.

Témoin L’Obs, qui révèle qu’une annexe de l’ambassade de Chine près de Paris abrite un « centre secret chinois d’écoutes satellitaires ».

Niché dans une rue tranquille de Chevilly-Larue, banlieue de Paris, ce centre installé par les « grandes oreilles » chinoises « espionnerait une partie des communications entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient ».

Sur la photo des bâtiments de trois étages, à découvrir dans L’Obs, on ne voit qu’elles, les trois antennes paraboliques installées sur les toits.

Compte tenu de leur orientation, un « expert » anonyme explique à l’hebdomadaire que la première de ces antennes est vraisemblablement pointée sur le satellite Thuraya 2, placé en orbite géostationnaire au dessus de la Corne de l’Afrique ; l’autre viserait, elle, l’un des satellites Inmarsat et permettrait aux services secrets chinois de « couvrir » l’Afrique de l’Ouest, « pré carré de la France », mais aussi l’Amérique latine ; et la troisième, à la différence des deux autres qui sont des antennes réceptrices, serait une émettrice, et elle enverrait sa « production » vers Pékin.

Sa « production » ? C’est le terme employé dans le jargon des écoutes, explique L’Obs. A grands traits, les mails, les textos, les télex, mais aussi tout un tas d’interceptions vocales dont les services secrets chinois sont censés être friands.

Pourquoi Chevilly-Larue ? Parce que cette banlieue située à moins d’une dizaine de kilomètres de Paris subit moins d’interférences électromagnétiques que la capitale. Mais aussi parce que les toits des bâtiments de cette annexe peuvent supporter le poids des antennes et de leurs soubassements en béton que ne saurait supporter l’ambassade de Chine à Paris.

Naturellement, L’Obs a demandé à la DGSI ce qu’elle en pensait (les services français de contre-espionnage NDLR). A la DGSI, donc, « on reconnaît officiellement que l’annexe de Chevilly-Larue pose un problème », énonce le journal.

Mais très vite le magazine va s’apercevoir qu’on le minimise, ce problème. « Pourquoi la France laisse-t-elle faire ? », se demande en effet l’hebdomadaire. Réponse : parce que Paris « a effectivement donné son accord en toute connaissance de cause pour la pose des antennes ». L’Obs précise que le feu vert français a été donné « vers 2010 sous Sarkozy » et qu’alors, la France était en train de « passer de gros contrats » avec la Chine et qu’il fallait donc se montrer « coulant ».

Coulant comme un fromage français. Comme ce vrai fromage pour la France qu’est la Chine. Laquelle serait donc censée faire de la France et de l’Afrique son prochain repas. Bon appétit...

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