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Chronique des matières premières

La Russie va-t-elle brader ses diamants en Inde?

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Vladimir Poutine pourrait signer des accords sur le diamant avec le gouvernement indien.
Vladimir Poutine pourrait signer des accords sur le diamant avec le gouvernement indien. Flickr

Vladimir Poutine effectue une visite de deux jours en Inde. Le géant asiatique espère du président russe la signature d'accords sur le diamant.

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La Russie va-t-elle brader ses diamants en Inde ? Après avoir octroyé des ristournes sur son gaz à la Turquie, et sur sa potasse à la Chine, Vladimir Poutine, en froid avec ses partenaires occidentaux, pourrait accorder à l'Inde un traitement de faveur sur la fourniture de ses pierres brutes. La Russie est le premier producteur mondial de diamant et l'Inde le premier pays au monde pour la taille et le polissage de cette pierre.

De quoi trouver un terrain d'entente et relancer la Bourse indienne du diamant, espère le président de cette nouvelle place de négoce. Car cette Bourse du diamant de Bombay, inaugurée dans l'euphorie des prix il y a quatre ans, n'a pas vraiment décollée. Seuls 20 % des diamants bruts produits par le géant russe Alrosa sont vendus directement à l'Inde. Tout le reste transite encore par les grands centres du négoce du diamant que sont Anvers en Belgique et Dubaï aux Emirats arabes unis.

Pourtant, les diamants russes finissent comme 90 % des pierres précieuses par être taillés et polis en Inde, à quelques dizaines de kilomètres de Bombay ! Mais la Russie semble toujours craindre les tracasseries administratives et fiscales de l'Inde. Il est toujours difficile pour un producteur minier étranger d'y ouvrir une représentation sans être lourdement taxé, alors le patron de la Bourse des diamants de Bombay propose d'y créer une zone franche pour les enchères de pierres brutes.

Si le russe Alrosa signe comme prévu des accords avec des compagnies indiennes, à l'occasion de la visite de Vladimir Poutine, ce sera pour l'Inde une façon de récupérer un peu plus de la valeur ajoutée du diamant, en amont de la taille. En attendant de développer l'aval, c'est-à-dire non plus seulement la première transformation, mais la transformation en bijoux, comme l'a fait la Chine. D'autant que la clientèle du diamant est à portée de main, en Inde-même et en Chine, territoires où les ventes de diamant, sinon éternelles, sont assurées à long terme.

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