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Revue de presse française

A la Une: Italie, guerre des gauches

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AFP

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Grève générale à l’italienne. Elle va durer huit heures. Théoriquement. Dans les rues, la gauche traditionnelle va dire non à la gauche réformiste. Les principaux syndicats sont vent debout contre la réforme du travail voulue par Matteo Renzi. Qui n’en a cure.

Le président du conseil italien « brave la colère des syndicats », énonce Le Figaro. Qui soutient ce socialiste réformiste, car Matteo Renzi est « décidé à passer outre » la fronde syndicale.

Forcément, l’idée de comparer la France à l’Italie était tentante. Comment un journal comme Le Figaro aurait-il pu y résister ? Car les deux pays sont les « deux grands malades de l’Europe », souligne le confrère, et tous deux sont dirigés par des gouvernements socialistes. Or, pendant qu’en France le gouvernement et la gauche « s’interrogent gravement » sur la possibilité d’autoriser les gens à travailler sept ou douze dimanches dans l’année, en Italie, le socialiste Matteo Renzi a, lui, de « tout autres ambitions », souligne le journal, qui les détaille avec envie. Et qui regrette qu’en France, on ne touche pas aux « vaches sacrées de la vieille gauche ».

Mais ça n’est pas gagné pour Renzi, prévient Libération, car, à la différence de la France, le tout jeune président du Conseil - il n’a qu’une quarantaine d’années -, est confronté à une puissante fronde « dans les rues italiennes ». En effet, prévient Libé, la grève s’annonce « massive ». Voilà pourquoi, en Italie, c’est aujourd’hui, « gauche contre gauche ».

Medef-PCF : mésentente cordiale
 
En France aussi, ce débat agite la gauche, on le voit avec les « frondeurs ». Mais ce matin, vendredi 12 décembre, c’est plutôt la gauche et la droite qui s’affrontent. Et ce débat, c’est entre le patron des patrons français et le secrétaire national du parti communiste qu’il a lieu par voie de presse. Respectivement Pierre Gattaz, président du Medef, et Pierre Laurent, numéro un des communistes français ont en effet débattu hier à la rédaction de L’Humanité. Au menu de leur tête-à-tête, les sujets qui fâchent : coût du travail, coût du capital, social-libéralisme et pacte de responsabilité, « deux logiques qui se heurtent, se contestent, parfois à l’aveugle dans la société », souligne le journal, qui salue tout de même cet « échange démocratique ». Car le climat entre les deux dirigeants syndicaux fut « courtois » et l’écoute « mutuelle », même si le débat fut « sans concession ».

Alors, bien sûr, débat insolite, mais pas seulement. « La curiosité suscitée par cette rencontre inédite témoigne d’une attente d’idées neuves et d’une politique revivifiée », remarque L’Humanité, qui se félicite d’en être « le théâtre et l’actrice ».
 
Euthanasie : la loi de la mort
 
Autre débat en France, celui sur la fin de vie. François Hollande doit se prononcer aujourd’hui sur la législation la concernant. Et le journal La Croix explique « ce qui pourrait changer » dans ce domaine, à la lumière des propositions de deux députés, l’UMP Jean Leonetti et le socialiste Alain Claeys, pour une nouvelle loi améliorant la prise en compte des souhaits des patients « en fin de vie ».

Le quotidien catholique se félicite que l’euthanasie et le suicide assisté soient repoussés. La Croix explique que les propositions au président faites porteront sur l’accès aux soins palliatifs, la prise en compte de l’avis du patient et la possibilité d’une « sédation en phase terminale » administrée à des personnes en fin de vie, aux douleurs « inapaisables ». Commentaire de La Croix : certains regretteront la « timidité » du projet, mais d’autres jugent que s’ouvre ainsi une porte vers la mort « donnée ».

Mali : l’hydre terroriste

Au Mali, c’est au chef jihadiste Ahmed al-Tilemsi que la mort a été donnée. Il a en effet été abattu par l’armée française. Le Figaro y voit une « victoire symbolique de poids » pour les forces françaises au Mali et une « lourde perte » pour le groupe jihadiste al-Mourabitoune, lié au Mujao. Car la mort du chef jihadiste démontre que les terroristes, même discrets, peuvent être « traqués ». Mais la tâche est rude. Car en dépit de ces efforts de l’armée française, l’infiltration des combattants « s’est accélérée » depuis le printemps dernier, « particulièrement au Mali », prévient Le Figaro. Les islamistes ont modifié leurs trajets, « oubliant les voitures pour leur préférer des motos », moins visibles, et « bannissant » les communications téléphoniques. « Avec un certain succès », concède le journal.

Libération évoque aussi un « coup sévère » porté à cette organisation terroriste. Car Ahmed al-Tilemsi était ce qu’on appelle, dans le jargon militaire, « une cible à haute valeur ajoutée »,formule Libé.
 
Paris considère avoir déjà éliminé une partie importante de l’état-major de ce groupe au cours des derniers mois. Mais Mokhtar Belmokhtar, lui, « court toujours », souligne Libération, qui croit savoir que le chef du Mujao « se serait réfugié en Libye, hors d’atteinte des forces françaises ».

Afghanistan : la France ciblée

La France va renforcer son dispositif de sécurité à Kaboul. Une équipe d’experts « va être dépêchée dans la capitale afghane dans les jours qui viennent », croit savoir Le Parisien, après qu’un kamikaze se soit fait exploser hier, jeudi 11 décembre, pendant la représentation théâtrale d’une pièce à l’Institut culturel français d’Afghanistan à Kaboul. Attentat qui a fait au moins un mort et une vingtaine de blessés.

« Sombre présage », souligne Le Parisien, la pièce étant intitulée Battement de cœur, le silence après l’explosion. L’attentat ayant été revendiqué par les talibans, le quotidien constate que, treize ans après l’intervention militaire coalisée consécutive aux attentats du 11 septembre 2001, le pouvoir de nuisance des talibans reste « vivace ».

Dopage : sur la piste des tricheurs

Scandale dans le monde de l’athlétisme. 225 athlètes seraient concernés, dont cinq Français. Révélée il y a une dizaine de jour par une télévision allemande, cette affaire de dopage à grande échelle vient d’être complétée au Royaume-Uni par The Telegraph et elle est reprise ce matin en France par Le Parisien.

Le quotidien britannique affirme que 225 athlètes de 39 pays sont concernés par des valeurs sanguines douteuses, mesurées avant 2009. Parmi eux « figurent cinq Français », souligne Le Parisien, mais aussi « trois champions olympiques de 2012 dont la nationalité n’est pas révélée ». Selon The Telegraph, l’un de ces trois médaillés d’or serait l’une des « vedettes » de l’athlétisme britannique, énonce Le Parisien, qui évoque « cinq Français suspects dans un scandale mondial ». Scandale sur la piste.

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