Accéder au contenu principal
Tous les cinémas du monde

Jaime Rosales: «La belle jeunesse» et Abderrahmane Sissako: «Timbuktu»

Audio 49:30
© Fresdeval Films SI

«La belle jeunesse » de Jaime Rosales est une jeunesse en crise. Tout se passe en Espagne, aujourd’hui. Natalia et Carlos ont 22 et 23 ans. Ils vivotent, de petit boulot en petit boulot. La seule issue semble soit d’immigrer vers l’Allemagne, soit de tourner un film porno pour gagner de l’argent…

Publicité

Tour du monde de la planète cinéma : Les gorilles de RDC à Hollywood / Artistes « à la ferme » en Chine ?/ 3 sequels pour « Avatar » /Janis Joplin a (enfin) son biopic / Unifrance livre son bilan du cinéma français à l’international.

Reportage international : Le festival international du film au Cambodge. Un reportage de Stéphanie Gée. 

La bande originale de «La belle jeunesse» : cliquer ici

 

Autre film : « La famille Bélier » d’Eric Lartigau. 

 


Le réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako.
Le réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako. AFP / BERTRAND LANGLOIS

« Timbuktu » : la leçon de cinéma d’Abderrahmane Sissako

A l’origine de Timbuktu, il y a une image, celle de ces deux jeunes parents, lapidés en juillet 2012 dans la petite ville d'Agelhok, au motif qu'ils n'étaient pas mariés. Pour leur rendre justice, pour dénoncer, Abderrahmane Sissako a ressenti le besoin de prendre sa caméra. Plutôt qu’un documentaire, le cinéaste a voulu faire une fiction, une fiction qui raconterait l’occupation de la ville sainte de Tombouctou, sous la coupe des Jihadistes.

Plusieurs personnages se croisent dans son film : des jeunes gens qui veulent continuer à jouer de la musique, alors même que celle-ci est interdite. Une vendeuse de poissons – à qui on donne l’ordre de porter gants et chaussettes. Une scène extraordinaire résume le film : une bande de gamins contraints de jouer avec un ballon imaginaire – puisque le football est interdit.

Abderrahmane Sissako ne montre pas la violence, ou très peu. Il démontre plutôt l’absurdité des interdits, leur ignorance de l’islam véritable, les contradictions des Jihadistes. Il filme la résistance silencieuse des habitants, et l’impact terrible de l’occupation sur leurs vies. Son film est fort, digne, intelligent. D'une puissance d'évocation féroce, il témoigne de ce que le cinéma peut accomplir de plus important.

Avec nous, A. Sissako « décrypte » les vingt premières minutes de son film.

La bande originale de Timbuktu :
cliquer ici.


L'affiche du film <i>Timbuktu, </i>du cinéaste mauritanien Abderrahmane Sissako.
L'affiche du film <i>Timbuktu, </i>du cinéaste mauritanien Abderrahmane Sissako. DR

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.