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Revue de presse française

A la Une: euthanasie, la vie devant soi

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AFP

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Après moult concertations et avis d’experts autorisés, les propositions remises au chef de l’Etat concernant la fin de vie et dont nous parlions ici-même hier mettent François Hollande en première ligne. Et le président avance « en terrain miné », prévient en manchette Le Figaro. Etant rappelé que le rapport sur la fin de vie soumis hier au Président introduit la notion de «sédation profonde et continue à la demande du patient», et qu’il sera étudié à l’Assemblée dès le mois de janvier, François Hollande est « prêt à aller au-delà », titre malicieusement Libération.

Et comme, dans le même temps, on a appris hier que le Conseil d’Etat avait validé la circulaire prise par la Garde des sceaux concernant l’obtention du certificat de nationalité française pour les enfants nés à l’étranger de mères porteuses, Le Figaro s’inquiète. Etant rappelé que la gestation pour autrui est interdite en France, le journal ce matin, ramasse tout cet ensemble de questions de société en une réflexion des plus philosophiques. Droit de « mourir dans la dignité », « droit » à l'enfant et, partant, « droit à la nationalité pour celui-ci (…), voici que l'homme moderne s'avance jusqu'aux deux extrémités de la vie, jadis intangibles. Il veut avoir prise sur elles, fort de son droit et des avancées de la science. Que va-t-il faire ? », se demande donc Le Figaro.

L’homme va-t-il s'orienter vers un monde où la question de la naissance et de la mort est « abandonnée aux médecins et aux parlementaires ». Ou, au contraire va-t-il se mobiliser pour « redonner du prix à toute existence », fût-elle amoindrie par la maladie, la pauvreté, le handicap, et conférer à sa fin une « signification magnifique » ? Vaste question en effet, propre à faire vaciller les consciences..

Côte-d’Ivoire : indéboulonnable Gbagbo

En Côte-d’Ivoire, le nom de Gbagbo continue de scander la vie politique. Et deux quotidiens français datés d’aujourd’hui le remarquent. Le ton avait été donné hier après-midi par le journal Le Monde. Et en effet, ce matin, c’est au tour du quotidien Libération d’en faire autant en s’intéressant non pas au seul Laurent Gbagbo, mais au « couple Gbagbo » après que la Cour pénale internationale ait une fois encore enjoint le pouvoir d’Abidjan de transférer Simone Gbagbo à La Haye, aux Pays-Bas, où perche la CPI. Aussi le journal Libération se penche-t-il aujourd’hui sur ce qu’il appelle le « passage des Gbagbo de l’ombre à la lumière ». Reprenons.

Hier après-midi, donc, Le Monde constatait que « depuis sa cellule de La Haye », l’ex-président Laurent Gbagbo « hante la politique ivoirienne » d’abord ; et qu’il « compte encore de solides partisans et autant de rivaux » ensuite. Selon Le Monde, la « cote de popularité de l’ancien président ivoirien semble en tout cas ne jamais avoir décliné, depuis son arrestation en avril 2011. Les 'journaux bleus', considérés comme proches de Laurent Gbagbo, font partie des meilleures ventes : plusieurs se sont même créés après qu’il a été transféré à La Haye ».

Et le quotidien du soir d’en tirer la leçon. « Si certains doutaient encore de l’influence de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, l’annulation jeudi du congrès du Front populaire ivoirien (FPI), la formation qu’il a créée, va peut-être les convaincre. C’est de sa cellule du centre pénitentiaire de la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye, qu’il a fait acte de candidature à la présidence de son parti ».

Côte-d’Ivoire : indémodable Gbagbo

Ce matin, donc, Libération prolonge la démonstration. Libé constate à son tour, et avec ses mots, que le « couple Gbagbo revient hanter la Côte-d’Ivoire ». Car « aujourd’hui », relève familièrement Libé, c’est « Simone, qui tient le haut de l’affiche : revenue en Une des quotidiens ivoiriens depuis dix jours ». Evoquant ce que le quotidien appelle un « bras de fer judiciaire entre Abidjan et La Haye » au sujet de l’ex-Première dame, Libé explique : « Symboliquement, envoyer une femme à La Haye pourrait être mal perçu par la population, laissent entendre hypocritement les autorités, qui ne se sont pas privées de garder en détention l’ex-première dame dans des conditions particulièrement rudes dans le nord du pays. La livrer ouvrirait surtout la porte à de nouvelles demandes de la CPI, (…). Le camp des pro-Ouattara, pourtant également coupable de centaines de meurtres et d’exactions, n’est pas inquiété », énonce Libération.

Racisme : la lutte continue

Aux Etats-Unis, c’est contre le racisme que des dizaines de milliers de manifestants sont attendus dans les rues aujourd’hui. Etant rappelé que, récemment, deux grands jurys ont décidé de ne pas poursuivre les policiers responsables de la mort de Michael Brown et Eric Garner, les militants des droits civiques vont manifester pour réclamer une réforme du système judiciaire. Une manifestation est donc prévue à New-York, avec un rassemblement au Washington Square, au cœur du quartier de Manhattan, précise Libération, ainsi qu’une marche nationale dans les rues de Washington, de la Maison blanche au Capitole.

« La justice américaine en procès », lance Libé, car, aux Etats-Unis, les procureurs sont souvent accusés de « collusion » avec les policiers sur lesquels ils sont censés enquêter. Reste à savoir, « à la faveur de la marche nationale » aujourd’hui, si le mouvement de protestation né cet été va « prendre de l’ampleur », s’interroge Libération. C’est toute la question.

Droit de vote des étrangers : les Français disent « non »

En France, ce sondage sur le droit de vote des étrangers. Les Français ont changé d’avis, ils n’y sont plus favorables. Selon une enquête Odoxa pour Le Parisien, 60 % des Français se disent en effet opposés au droit de vote aux élections municipales pour les étrangers non-membres de l’Union européenne et résidant en situation régulière en France depuis au moins cinq ans, contre 40 % qui y sont favorables. C’était pourtant un engagement de campagne du candidat François Hollande lors de la dernière élection présidentielle de 2012. Il y a trois ans, un sondage BVA pour le même Parisien indiquait que 61% des Français étaient favorables à ce droit de vote pour les étrangers vivant en situation régulière en France depuis au moins cinq ans.

Que va faire François Hollande ? Lundi, le chef de l’Etat doit inaugurer à Paris la Cité nationale de l’histoire de l’immigration. Compte tenu de ce revirement de l’opinion des Français sanctionnée par ce sondage du Parisien, le président va-t-il ou non tenir sa promesse de campagne ? Si oui, il fera un « pari risqué », souligne Le Parisien. C’est ce qui s’appelle un euphémisme..

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