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Le coq chante

La pratique de l’élevage dans le département de Dosso au Niger

Audio 26:30
Sayouba Traoré, devant la mairie de la commune de Mokko, département de Dosso, au Niger.
Sayouba Traoré, devant la mairie de la commune de Mokko, département de Dosso, au Niger. © Justin Traoré CESAO/AI Bobo-Dioulasso
Par : Sayouba Traoré

L'agriculture et l'élevage sont les piliers de l'économie du Niger. Il se trouve que seulement 15% des terres du Niger sont cultivables et les pluies sont parfois insuffisantes ; ce qui met le pays en difficulté dans ces deux activités essentielles. En raison des rendements de culture limités, l'élevage est une activité très importante dans la formation du revenu des familles. Or, il ya des contraintes qui entravent le bon développement de cette activité : rareté de l’eau, pression de l'urbanisation sur les terres agricoles, l’avancée du désert, changement climatique, faiblesse du niveau d’instruction, techniques traditionnelles peu efficaces.

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Quant à la région de Dosso, elle couvre une superficie de 31 000 km², soit 2,4% du territoire national. La population recensée est de 2 040 699 habitants, soit 11,91 % de la population nigérienne, et vit principalement en milieu rural.
Située sur un plateau, cette région est traversée du Nord au Sud par des vallées sèches, dont le Dallol Maouri et ses affluents, le Dallol Foga et le Dallol Bosso. D’un climat sahélo-soudanais, il tombe en moyenne 400 mm au Nord et 900 mm au Sud (zone Dendi) par an.
Sur le plan hydrologique, cette région est traversée dans sa partie Sud par le fleuve Niger, seul cours d’eau permanent. A cela, s’ajoutent des mares permanentes et semi-permanentes. Sur le plan pastoral, les superficies pâturables sont estimées à 22 650 km² constituées essentiellement d’enclaves pastorales.
Selon les résultats du recensement général de l’agriculture et du cheptel 2004/2007, l’effectif du cheptel, toutes espèces confondues, à Dosso se montait à un total de 2.368.185 soit 7,63% du total national. En somme, un bétail nombreux et de nombreux problèmes.

En résumé, trois types de problèmes se posent aux éleveurs. L’accès aux ressources naturelles, c’est-à-dire eau et pâturage.

Deuxième problème, structurellement, le disponible fourrager ne suffit pas à couvrir toute l’année. Il faut donc recourir à des compléments alimentaires qui coûtent relativement cher.

Troisième problème, la santé animale. Soit la structure de santé est très éloignée du village, soit elle est disponible, mais une famille d’éleveurs n’a pas assez d’argent pour s’occuper d’un nombreux bétail.

Une autre difficulté majeure pour les éleveurs, ce sont les questions de santé animale. La situation actuelle de la santé animale au Niger se caractérise de la façon suivante: une menace persistante des maladies contagieuses (péripneumonie, pasteurellose, autres infections), l’absence d’un réseau de cliniques vétérinaires et d’un réseau de distribution efficace de produits vétérinaires, le refus des éleveurs de contribuer aux coûts de la santé animale.

En images

Invités :
- Dramane Coulibaly, coordonnateur du Pôle Régional Niger du Centre d'Etudes Economiques et Sociales de l'Afrique de l'Ouest
- Amadou Oumarou, responsable du Volet accès au service de base, pour le projet Apel Dosso
- Kaïlou Sidolo, adjoint au maire de Mokko, chargé de l’état civil
- Mamane Sani Ouattara, responsable du volet gestion des ressources naturelles au sein du projet Apel Dosso
- Assane Hamado, receveur municipal du marché de bétail de Mokko
- Mahamoudou Gambina Souley, secrétaire générale du Réseau des Femmes Sabbu de Mokko
- Docteur Issifi Soumaïla, vétérinaire privé à Birni N’Gaouré.

Production : Sayouba Traoré
Réalisation : Ewa Moszynski.

 

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