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Revue de presse française

A la Une: CGT, Lepaon au pilori

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AFP

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A la veille d’une réunion au sommet de cet historique syndicat français, le journal Le Parisien Dimanche fait de nouvelles révélations sur « l’affaire Lepaon », du nom de son secrétaire général. Etant rappelé qu’en mars 2013, Thierry Lepaon avait quitté le comité régional de la CGT en Normandie, dans le nord-est de la France, pour venir prendre la tête de ce syndicat en région parisienne, Le Parisien affirme que, lors de sa nomination à la tête de la CGT Thierry Lepaon a bien perçu une « prime de départ » de 100 830 euros, dont « 26 000 euros de salaires (…) ; 6 000 euros de frais (…) et 60 800 euros d’indemnités de départ brut ».

Le comité confédéral national de la CGT se réunissant demain, Le Parisien affirme que deux « grosses » fédérations ont décidé de « lâcher » Thierry Lepaon, celle des services publics et celle de la santé.

Hamon : jamais le dimanche

Benoît Hamon ne veut pas entendre parler du travail le dimanche. Et c’est dans Le Journal du Dimanche que l’ex-ministre socialiste joint sa voix à celle d’autres ténors du Parti socialiste, comme par exemple Martine Aubry, en annonçant qu’il « ne pourra pas approuver » la loi voulue par le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, pour étendre jusqu'à 12 le nombre de dimanches travaillés par an en France.

Lazarevic : les intermédiaires

L’intermédiaire nigérien Mohamed Akotey confie au Journal du Dimanche que « ça a été plus simple », pour la libération du dernier otage français que pour ceux d’Arlit, même si, dit-il, « à certains moments, j’ai cru ne pas y arriver ». Le JDD cite également le nom d’un autre intermédiaire ayant permis la libération de l’otage français. Un certain Ibrahim Inawelat, « déserteur de l’armée malienne ».

Barkhane : mission au long cours

Cette semaine, l’armée française a notamment embarqué L’Obs dans ses cantines. A Tombouctou, l’hebdomadaire a perçu une tension « palpable dans l’air ». Bienvenue dans l’opération Barkhane, « le plus grand théâtre militaire engageant la France depuis la Seconde Guerre mondiale », selon les militaires, rapporte le journal. Avec ses 3 000 hommes, ses 200 blindés, ses 20 hélicoptères, ses six avions de chasse et ses quatre drones, c’est même, selon eux, « l’opération militaire française avec un grand O ».

Il faut dire, souligne L’Obs, que la « zone d’action (est) aussi vaste que l’Europe de la pointe du Portugal à la Pologne ». Ah, quand même ! Et les hommes commandés par les généraux Ferlet et Palasset savent qu’ils « ne sont pas près de rentrer, concède le journal. Barkhane pourrait compter en mois, voire en années. »

Lagos : la grand-messe

Lagos, c’est l’Afrique « au superlatif », relève sur place Le Figaro Magazine. Au Nigeria, en effet, une « nouvelle classe » a émergé ces dernières années et elle ne cache pas son « opulence fraîchement acquise », constate l’hebdomadaire. Toutefois, complète-t-il, opulence, boom économique et émergence d'une nouvelle classe moyenne ne permettent pas pour autant de dissimuler la « pauvreté omniprésente ». A Lagos, « cela » se voit notamment à Makoko, le plus grand bidonville, si proche et pourtant à des années-lumière des fastes du golf d’Ikoyi.

Mais la découverte la plus spectaculaire faite par le Fig Mag à Lagos, c’est The Redeemed Christian Church of God, autrement dit l'Eglise chrétienne des rachetés de Dieu à Mowe Town. « Les mots manquent pour décrire l'endroit, raconte l’hebdomadaire. Imaginez une sorte de halle charpentée de 1,5 kilomètre de long pour 400 mètres de large, remplie de sièges et de bancs et dotée d'écrans vidéo géants. Au bout, une chaire en forme de podium adossée à une tribune d'honneur accueille plusieurs dizaines de dignitaires de l'Eglise. A gauche, en contrebas, des gradins protégés par des vigiles, où sont assis des centaines de VIP - chefs d'entreprise, hommes politiques, artistes, sportifs, parfois même le président nigérian Goodluck Jonathan. A droite, d'autres gradins hébergent des dizaines de musiciens ainsi que des centaines de choristes, habillés dans des couleurs plus chatoyantes les unes que les autres. »

Photo à l’appui, Le Figaro Magazine assiste à l’office. Ce soir-là, les rangs sont clairsemés, il y a « seulement » 300 000 personnes qui assistent au « show - parce qu'il s'agit bien plus d'un spectacle que d'une célébration - durera toute la nuit. Prêches, cantiques et danses repris par toute l'assemblée se succèdent sans relâche. » Et bien sûr, on fait la quête ! Résultat, le pasteur qui dirige cette Eglise « s'est payé un jet privé il y a cinq ans. Quant au spectacle offert aux fidèles, il n'est que luxe et clinquant. Ici, foi et richesse ne font qu'un. » Comme le formule Le Fig Mag, Lagos, une sorte d'« African dream ».

Justice : victimes à la mode

La justice française a eu la main lourde cette semaine contre un ancien maire, condamné à de la prison ferme à la suite d’une catastrophe naturelle. En février 2010, la tempête Xynthia avait tué vingt-neuf personnes dans la commune côtière de La Faute-sur-Mer, en Vendée, dans le sud-ouest de la France. René Marratier, l’ancien maire, a écopé de quatre ans de prison ferme en première instance. « M », le magazine hebdomadaire du journal Le Monde, a assisté aux audiences du tribunal correctionnel qui a prononcé ce jugement sans précédent contre un ancien élu. Et le journal y a vu ce qu’il appelle très bibliquement « la glorification des victimes ». A la barre, six jours durant, les victimes, en effet, se sont épanchées devant un juge qui les a écoutées avec compassion. Et « M » y voit une dérive de la justice. « Longtemps fermée à la prise en compte de la parole des victimes, elle en est devenue l’otage, regrette le journal. On ne lui demande plus de constater et de sanctionner la violation de la loi, mais de reconnaître et de réparer la souffrance. »

Ainsi va la justice, « temple des temps modernes », soupire « M », et devant laquelle les victimes sont élevées au rang de « nouveaux héros ». L’hebdomadaire y voit une « fabrique des victimes (qui) tourne à plein régime ». Et il cite le magistrat et essayiste Denis Salas, qui a cette formule : « Aujourd’hui, dans L’Etranger de Camus, le personnage principal ne serait plus Meursault, mais l’Arabe, sa victime, tuée sur la plage. » André Gide disait qu’on ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments... A en croire « », avec de bons sentiments, on ne fait pas de bonne justice non plus.

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