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Chronique des matières premières

Les Etats-Unis n'exportent plus autant de foin en Chine

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Le commerce du foin entre les États-Unis et la Chine, qui rapporte des milliards de dollars par an, s'effondre, entraînant vers le bas les prix du fourrage aux États-Unis.
Le commerce du foin entre les États-Unis et la Chine, qui rapporte des milliards de dollars par an, s'effondre, entraînant vers le bas les prix du fourrage aux États-Unis. Getty Images/Echo

La Chine a détecté des traces d'organismes génétiquement modifiés dans la luzerne qu'elle importe des Etats-Unis pour nourrir son bétail. Ce commerce du foin vers la Chine s'effondre.

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La Chine a détecté de la luzerne transgénique en provenance des États-Unis, et cela crée un foin du diable dans ce commerce qui était devenu florissant. La Chine, pour fournir plus de protéines à ses vaches, importait des quantités croissantes de ce fourrage depuis les États-Unis, 785 000 tonnes de bottes de foin américain ont traversé les océans en 2013.

Mais l'administration chinoise n'a jamais autorisé la luzerne OGM ; or elle en a détecté des traces dans une cargaison américaine l'été dernier. Depuis, des livraisons entières ont été annulées. Ce commerce du foin entre les États-Unis et la Chine, qui rapporte des milliards de dollars par an, s'effondre, entraînant vers le bas les prix du fourrage aux États-Unis.

Ce n'est pas la première fois que les OGM jouent des tours aux exportations agricoles américaines. À la fin de l'année dernière, c'est le maïs des États-Unis qui avait pâti des mesures de protection chinoise. Non pas que la Chine refuse les OGM, au contraire, mais elle tient à n'importer que ce qu'elle a homologué et ce maïs OGM américain ne l'était pas.

Là encore le refus des cargaisons américaines qui s'en est suivi dans les ports chinois a entraîné de telles pertes au secteur agricole américain, que les traders de céréales ont intenté un procès au producteur de la semence, Syngenta ; les fermiers américains aussi ont attaqué le semencier suisse, estimant que sa négligence avait participé à la chute des cours mondiaux de la céréale.

Depuis, toute la filière américaine réfléchit à un cadre qui permettrait d'éviter de nouvelles mésaventures : non homologation ou contamination des produits, sachant qu'une approbation d'OGM en Chine peut prendre dix ans, longtemps après l'introduction de la souche OGM dans les champs américains. Pour éviter les problèmes, le semencier Dow Chemical a décidé de ne vendre son nouvel OGM de maïs qu'aux fermiers américains qui le destineront à leurs propres vaches. Le retour au local en quelque sorte.

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