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Revue de presse Afrique

A la Une: Tunisie, la victoire annoncée de BCE

Audio 04:51
© AFP/Pius Utomi Ekpei
Par : François-Xavier Freland

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Si les résultats officiels ne sont pas encore tombés, certains journaux tunisiens annoncent déjà ce matin, la victoire de Béji Caid Essebsi le chef du parti Nidaa Tounès. il a déjà lui-même annoncé sa victoire hier. « Présidentielle : Essebsi en tête des sondages », titre L'Economiste maghrébin qui évoque un écart de 8 à 10 points à l’avantage d’Essebsi.

Tunisie Numérique s'appuie pour sa part sur 3 sondages à la sortie des urnes. Selon lui, le candidat de Nidaa Tounes, serait en tête du scrutin, en recueillant entre 52 et 55% des voix contre 44 à 47% pour le président sortant. On le voit l'écart ne serait pas si important, et donc Tunisie Numérique invite à rester prudent, rappelant que ce ne sont que des estimations.

Selon Tunisie Webdo, Adnen Manser, le directeur de campagne de Moncef Marzouki,a même qualifié « d'erronée la déclaration de BCE, car fondée sur des résultats inexistants ». Il a parlé de chiffres « serrés », et évoqué des « violations » qui auraient été commises pendant la journée par les partisans de Béji Caïd Essebsi. Et Tunisie webdo, publie cette photo qui a été mise en ligne sur la page Facebook du candidat Beji Caid Essebsi. On le reconnait, l'air serein, poser devant un drapeau tunisien où il est écrit en grand : Président !

La victoire de la démocratie avant tout

Pour la Presse de Tunisie, de toutes façons, « Il n'y a pas de perdant » Beji Caid Essebsi et Moncef Marzouki ont déjà « largement contribué à l’écriture de l’histoire », écrit le journal. En participant à cette élection, « Les deux rivaux d’aujourd’hui auront été les pionniers d’une tradition démocratique qui reste à ancrer, à perpétuer. (…) A la condition qu’ils fassent preuve de fair-play en acceptant en gentlemen le verdict des urnes ». Pour la Presse de Tunisie, les tunisiens ont aussi démontré qu'ils étaient « pacifistes mais fermes, beaucoup plus attachés à la patrie qu’à la notion de nation, ancrée dans son environnement arabo-musulman mais abhorrant dogmatisme, extrémisme et violence ».

Le devoir moral de la victoire modeste

Guinée Conakry Info salue le chiffre pas si mauvais selon lui du taux de participation, autour de 59%. « Un peu en recul par rapport au premier tour, mais suffisant pour consacrer l'un des challengers de manière confortable. En somme, les élections ont été à l'image de la campagne qui fut calme et digne », lit-on. Mais attention, « l'avance revendiquée et la victoire proclamées avant l'heure par les militants de Nidaa Tounès de Béji Caïd Essebsi, sont perçues par le camp du chef de l’Etat sortant, comme une espèce de "provocation" dont le pays n'a point besoin », estime encore Guinée Conakry info. Il ne faudrait pas comme l'écrit l’auteur de l’article, Momo Soumah, que « l'excitation de la gestion du pouvoir annoncé, plombe les espoirs naissants dans la bêtise de contestations politiques puériles, sinon stériles. »

Gabon : ça chauffe à Libreville

Au Gabon, des violences samedi après un meeting de l'opposition ont fait au moins un mort... « La journée du 20 décembre 2014 est tristement rentrée dans l’histoire politique du Gabon », estime Gabon actu qui refait dans ses colonnes le petit film de « cette folle journée », comme il la qualifie.

Le site d'actualité évoque l'important déploiement de forces de sécurité pour prévenir tout dérapage tôt samedi matin : au moins trois gros camions de transport de troupes selon lui ainsi qu’un camion blindé anti-émeute. La scène se passe dans les ruelles du carrefour Rio, dans le IIIe arrondissement de Libreville. Des militants de l’opposition tentent de participer à un meeting interdit par le pouvoir. Gabon actu raconte : « Un petit groupe d’une cinquantaine de jeunes vêtus d’un T-shirt blanc sur lequel ils avaient écrit "Ali Dégage" ont lancé des bouteilles et des cailloux sur les forces de l'ordre qui ont riposté par des gaz lacrymogènes. Jean Ping qui était équipé d'un masque à gaz a dû être exfiltré. Les échauffourées ont malheureusement fait une victime, un étudiant de 30 ans. Plusieurs personnes auraient été placées en gardes à vue suite à ces violences, dont deux journalistes », selon Gabon actu.

Mali : la mort du patriarche de Kidal fait craindre le pire

Le quotidien Le Prétoire rend hommage ce matin à celui qu'il surnomme le Père de l'Azawad, la fameuse région du nord. Intallah Ag Attaher est décédé jeudi dernier à 87 ans. « Il aura mené son combat pour l’autonomie de Kidal jusqu’à son dernier souffle », estime le journal. Il avait joué un rôle de médiateur, pendant les rébellions touarègues de 1962-1964, de 1990-1995 et de 2007-2009, relève Le Prétoire, « avant de s’afficher ouvertement dans la dernière grande rébellion pour l’indépendance de Kidal ». A l'en croire, la première conséquence de la mort du grand « patriarche de Kidal » mort sera, sans aucun doute, l’émiettement, dans les jours à venir, des groupes armés. De mauvaise augure alors que les négociations de paix pour régler le problème du Nord vont reprendre dans quelques jours à Alger.

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