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Revue de presse française

A la Une: les zadistes, ces «verts incassables»

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AFP

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Libération a passé une semaine « sous la tente des ZAD de France ». Qu’est-ce qu'une ZAD ? C'est l'acronyme de « zone à défendre ». Comprendre : à défendre contre des aménagements jugés démesurés, inutiles ou destructeurs pour l'environnement. Mode d'action prioritaire : l'occupation des lieux, partout en France, « dans le Tarn contre un barrage destiné à l’irrigation, dans l’Isère contre un village de vacances, dans le Rhône contre le Grand Stade de l’Olympique lyonnais ».

La plus célèbre des ZAD, c'est celle de Notre-Dame-des-Landes, le projet d'aéroport controversé entre Nantes et Rennes, en Bretagne. On y va « comme à Moscou », glisse l'air amusé un zadiste à Libé, en référence au lieu de pèlerinage des militants communistes à l'époque soviétique. Qui sont ces « zadistes », ces « verts incassables » décrits par Libération ? Ils « ne détestent rien de plus que d'être " mis dans des cases ". A la fois militants anticapitalistes, anarcho-libertaires, décroissants, écologistes, utopistes, féministes, les zadistes constituent un ensemble hétérogène », nous dit Libération. Certains refusent ainsi toute forme d’exploitation animale quand d’autres veulent se lancer dans l’élevage.

Les pouvoirs locaux sont désemparés face à ces occupants illégaux. « Rejetant le jeu de la démocratie représentative et les procédures d’enquêtes publiques, qu’ils considèrent faussées, les zadistes fonctionnent de manière horizontale, sans porte-parole », explique le reporter. Ce refus de la personnalisation porte un prénom, « Camille », employé de manière générique par les occupants des ZAD qui veulent préserver leur anonymat, et assument la « multitude » des militants.

« Les zadistes dérangent, écrit François Sergent dans son éditorial. Ils inventent avec détermination et radicalité une autre forme de lutte, refusant les concepts classiquement acceptés. L’Etat oppose ses délibérations, lois et décrets, rapports et avis d’expertise qui auraient décrété l’utilité publique. Mais ces certitudes sont battues en brèche par la Commission européenne à Sivens, ou par la propre ministre de l’Ecologie de Valls à Notre-Dame-des-Landes. Ces exemples ne signifient pas que les raisons des zadistes valent celles de la République ni que leurs dérives violentes soient justifiées. Mais la République sortira grandie et gagnante si elle accepte dialogue et transparence. Si elle accepte aussi s’être trompée. Les enfants turbulents de la désobéissance civile sont aussi ses enfants », conclut François Sergent.

Un « Noël concret » à la Goutte d’or

De la solidarité en cette période de fêtes, il en est aussi question, de manière concrète, dans le journal La Croix. Direction l'église Saint-Bernard, dans le quartier populaire de la Goutte d'or à Paris, célèbre pour avoir été occupée en 1996 par un collectif de 300 sans-papiers expulsés brutalement par la police. C’est aujourd'hui un lieu d'accueil et même d'hébergement dans ce quartier, où des dizaines de personnes dorment dehors, dans des tentes ou « des cabanes de fortune posées sous le métro aérien », rapporte La Croix.

Certains viennent de loin : Erythrée, Soudan, Nigeria, Afghanistan, et ont mis parfois des années pour arriver à Paris. Huit dorment sur place, dont quatre musulmans. On fait la connaissance de sœur Marie-Jo, la cheville ouvrière camerounaise de l'église, avec la quarantaine de bénévoles qui se relaient pour nourrir et aider les sans-abris. Sœur Marie-Jo parle d'un « Noël concret » : « C'est Noël à chaque fois qu'on arrive à poser un geste à l'égard d'un plus petit et qu'il arrive à être plus heureux », explique la religieuse.

Témoignage d'Ibrahim, arrivé de Côte d'Ivoire il y a deux ans et devenu tailleur de pierre après cinq mois passés dans la rue et un passage par l'église Saint-Bernard : « Je suis musulman mais chez moi les musulmans fêtent Noël, et les chrétiens l'Aïd. »

« A qui profite la baisse du pétrole ? »

Les automobilistes se posent la question devant la pompe à essence. « Seraient-ils victimes d'un énorme scandale ? », s'interroge le quotidien Le Parisien. « Depuis la mi-juin, le baril de la mer du Nord a perdu 50% de sa valeur. Dans le même temps, les prix à la pompe ont eux, accusé une chute de 17%. »

Mais la réponse est « non », selon Le Parisien : les prix des carburants ne dépendent en France que pour un tiers de ceux du pétrole. Mais selon des experts d'une association de consommateurs, cela n'empêche pas les « distributeurs de profiter de la conjoncture actuelle toute particulière pour gonfler leurs marges en toute discrétion ». Trois centimes du litre sur le mois de décembre, par rapport au niveau moyen de l'année, nous dit Le Parisien. « Cela n'a l'air de rien. Cependant, au regard des volumes vendus à la pompe, cela représente des millions. D'autant que de nouvelles taxes sont attendues dès le 1er janvier », s'émeut le journal.

« Un effort des pétroliers et des distributeurs donnerait pourtant un sérieux coup de pouce au pouvoir d'achat des Français qui sont nombreux aujourd'hui à en avoir bien besoin », conclut l'éditorial du Parisien.

Jeb Bush en scelle pour la Maison Blanche

Fils et frère de président américain, l'ancien gouverneur de Floride, 61ans, est bien décidé à devenir le troisième Bush à occuper le bureau ovale, puisque mi-décembre, il a annoncé se lancer dans la campagne pour la primaire, côté républicain. Malgré un nom « carbonisé » par la piteuse présidence de son frère, juge Le Figaro, les chances de celui que sa mère juge « le plus intelligent de la fratrie » sont réelles. De par ses différences : sa femme mexicaine, son goût pour l'espagnol et l'Amérique latine, son excellente image dans l'Etat clé de Floride.

« Il faut perdre la primaire pour gagner l'élection », dit-il pour défendre ses convictions modérées face aux plus ardents des ultraconservateurs. Il devra, écrit Le Parisien, « assumer l'héritage dynastique qui lui garantit réseaux et argent tout en se démarquant d'un nom qui évoque encore des débâcles économiques et militaires ».

« On aurait pu penser que l'Amérique en avait fini avec le clan texan », écrit la correspondante du Figaro, mais la possible candidature dans le camp démocrate d'Hillary Clinton change la donne. « L'élection de 2016 pourrait donc être l'affaire de deux familles qui ont de facto dominé la politique américaine depuis 1989, avec Barack Obama comme seule parenthèse […] En Amérique finalement, si on se méfie des monarques comme de la peste, on aime les dynasties politiques », écrit encore Le Figaro.

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